31 mars 2007
Chouette, c’est samedi !
Aujourd'hui, c'est la 7ème nuit de la chouette. Pour tout savoir sur cet événement, les animations et les rendez-vous proposés, c'est là qu'il faut aller : www.lpo.fr
Toute ma journée sera bien occupée : assemblée générale de la délégation départementale de la LPO, suivie d'une sortie ornithologique et tard en soirée, vadrouille en forêt pour apercevoir et écouter nos amis les rapaces nocturnes.
30 mars 2007
Le rat démineur prix nobel de la paix ?

Toutes les demi-heures, une personne marche sur une mine antipersonnel, parfois dans des pays en paix depuis plus de 20 ans.
De nombreux Etats et quelques ONG ont entrepris le déminage de ces terrains pollués.
En faisant appel à des animaux notamment, aux chiens bien sûr, animal connu pour sa disponibilité, son adaptabilité à toute forme de dressage (labradors, bergers allemands…) mais aussi à une drôle de bestiole, le Cricetomys gambianus, autrement dénommé rat géant de Gambie.
Trés répandus en Afrique, ces rats sont dressés, assez facilement et sur une moins longue durée que celle nécessaire à un chien, pour détecter les mines.
L’odorat de cet animal est très développé, ce qui lui permet de repérer l’emplacement des mines. Même celles qui ont la triste réputation d'être indétectables.
Trop légers pour déclencher les détonateurs (ils ont un poids plume, environ 1,5 kg pour 75 cm; aucun rat n’a été victime, pour l’instant, de son boulot), les rats ont appris en laboratoire à discerner l’odeur de la poudre.
La formation est assez courte, de 6 à 8 mois.
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“Les animaux s’exercent dans un champ de mines désamorcées.
Equipés de petits harnais de couleur et d’une laisse qui coulisse sur un câble d’une dizaine de mètres, leur queue ballante, les rats parcourent le territoire qui leur est dévolu, moustaches frémissantes, le nez au vent.
Une femelle âgée de deux ans, baptisée Wanjira, a un harnais rouge vif ; elle s’arrête au milieu du champ, renifle attentivement le sol, fait un bref retour en arrière et revient sentir au même endroit. Puis elle gratte brièvement avec ses deux pattes avant la terre argileuse.
Son dresseur, Kassim Mgaza, donne deux coups de sonnette métallique et Wanjira revient vers lui en vitesse pour obtenir sa récompense, une large bouchée de banane accompagnée d’une affectueuse tape sur le dos. “
C’est un animal qui s’apprivoise facilement, très attachant et particulièrement futé !
Gros avantage par rapport au chien, le rat n’éprouve pas de difficultés à travailler avec un formateur différent.
Il exerce notamment son potentiel au Mozambique, pays qui a connu une guerre civile dramatique et dont le sous-sol est bourré de mines anti-personnel, saloperies qui tuent, mutilent enfants, écoliers, paysans et qui rendent ce territoire impraticable (500000 mines sont toujours actives !)
Ces rats géants sont “éduqués” en Tanzanie.
Par les volontaires d’une organisation de recherche belge dénommée Apopo, qui a commencé son programme en 1997.
Cette association a un site génial : www.herorat.org. (tout en anglais !)

Il est possible et même recommandé, pour 3 fois rien, d’adopter un rat super héros et par là-même, de financer sa formation et son entretien.
Cela fait, vous aurez des nouvelles régulières du travail de votre rat, des progrès réalisés s’il débute son entrainement, des avis de ses formateurs.
29 mars 2007
Chasseurs, il est interdit de tirer au calibre 12 sur des gens, voyons ! C’est terriblement dangereux.
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" Un Déolois condamné en appel comme seul auteur d'un accident de chasse".
C'est le titre de l'article, paru vendredi dernier, dans la Nouvelle République-édition Indre.
Au delà des péripéties de cette affaire que je vais relater, on va surtout s'appesantir sur la complète irresponsabilité de ce chasseur qui a tout fait pour échapper aux conséquences de son acte.
J'ai déjà eu l'occasion de dire, sur ce blog, à l'occasion de faits divers tragiques, que les chasseurs n'assument jamais leur acte, renvoyant les causes du malheur à un ricochet, au manque de luminosité, à l'animal même quand ce n'est pas à la pseudo imprudence de la victime.
Ce n'est jamais de leur faute. Jamais.
Il n'y en a pas un qui se dit : " Bon...J'ai merdé grave là... J'ai pas assuré du tout. Je vais reconnaître ma connerie devant les gendarmes, signer tous les PV qu'il faut et en plus de m'excuser comme une larve auprès de la famille de la victime, attendre que la sanction judiciaire tombe sur ma gueule. Bien fait pour moi, j'assume car je suis adulte et responsable...Je sais pourtant bien qu'une arme à feu c'est super dangereux mais là, faut pas tourner autour du pot, j'ai déconné sérieux ! "
Alors voilà les faits; en octobre 2003, une femme, demeurant à Ardentes, circule en voiture avec son conjoint et sa fille quand elle se prend une balle de calibre 12 dans le cou.
C'est pas du plomb, non ! C'est une balle terrible, à ailettes, de marque Brenneke, avec une forte puissance à l'impact comme on dit, utilisée pour flinguer le sanglier.
Cette femme est grièvement blessée, la balle étant tout près de la carotide.
Quelques jours plus tard, 2 chasseurs étaient présentés au parquet, un tireur "présumé" et le responsable de la chasse. Cette affaire a été jugée une première fois en avril 2006 par le Tribunal correctionnel de Châteauroux. En l'absence d'éléments jugés probants (c'est bien ce que je disais quelques lignes plus haut, le chasseur incriminé n'a pas reconnu sa responsabilité et sa culpabilité), la relaxe a été prononcée le 28 juin 2006.
La victime a bien sûr exercé un recours. La Cour d'appel de Bourges, après avoir fait conduire des expertises, a finalement condamné un chasseur habitant Déols après l'avoir précisément identifié; et pour cause, c'était le seul du groupe de chasseurs à employer des balles Brenneke !
Sa responsablité est entière car l'hypothèse du ricochet, si facilement utilisée par les flingueurs du dimanche, a été exclue.
Effectivement, on avait retrouvé la bourre de la cartouche dans le siège arrière du véhicule. L'enquête avait par ailleurs établi que le tir avait été effectué à hauteur d'homme, un tir rasant-interdit-et non fichant.
ce chasseur lâche a été condamné à 3 mois de prison avec sursis et 700 EUR d'amende. L'aspect financier de la sanction (les dommages et intérêts) sera examiné en juin prochain. L'avocat de la victime a réclamé 90000 EUR pour sa cliente, une indemnité pour la fille de cette dernière et la CPAM attend le remboursement des dépenses engagées pour les soins.
Les sanctions financières seront lourdes assurément mais peut-il en être autrement à l'égard d'un type qui n'a jamais eu la dignité de reconnaître son geste dramatique ? Il devait se sentir sûr de lui, protégé par l'impunité habituelle qui protège ces viandards.
Même pas un soupçon d'honneur chez ce mec qui a obligé une pauvre femme à poursuivre une procédure pénale longue et emmerdante pour faire sanctionner un délit de blessure involontaire.
Au fait, j'ai obtenu cette coupure de presse sur le chouette site de Michelle : http://90181.aceboard.
28 mars 2007
REQUIEM pour les poissons
Hier soir, la lecture du dernier numéro (avril 2007) de National Geographic-France m’a mis un coup derrière les étiquettes.
C’est un spécial océan. Enfin, ce n’est pas un numéro conventionnel puisqu’il se consacre à l’épuisement des réserves halieutiques (chers visiteurs et chères visiteuses, vous pouvez me dire merci car en une semaine, vous saurez ce que signifie halieutique et benthique-cf ma note du lundi 26-, ce qui permet à ce blog d’être agréable et utile à la fois).
Et quand je dis épuisement, c’est un euphémisme.
L’édito n’y va pas par 4 chemins : « Pourtant, en ce début de XXIème siècle, l’impensable se déroule sous nos yeux.
L’insatiable humanité, avec les européens figurant en bonne place, est en train de vider les océans. Tous les voyants sont au rouge. Les techniques de pêche, l’attrait des consommateurs pour certains poissons, l’insuffisance ou le peu d’application des règlementations transforment nos immenses mers et océans en une jungle où les plus forts gagnent.
Or ceux-ci ne sont sûrement pas les grands requins blancs mais les énormes bateaux qui piègent des millions de tonnes de poissons dont une partie est rejetée à la mer car non conforme aux standards des consommateurs. »
Immense gâchis, colossal gaspillage, irresponsabilité totale.Ce grand dossier fait froid dans le dos.
Entre la pêche au requin (le requin est pêché, remonté sur le pont du bateau, on lui découpe ses nageoires avant de le rejeter à l’eau, exsangue) qui provoque la mort de 40 millions de spécimens (oui, 40 millions!!!) chaque année, tués uniquement pour leurs nageoires, les tonnes de poissons prélevées puis remises à l’eau pour ne garder que quelques kilos de crevettes, le chalutage à l’aide de filets immenses tenus ouverts par de lourdes portes qui raclent les fonds jusqu’à l’arrête, happant aveuglément tout forme de vie marine (et plus de 50% des espèces rejetées), le constat est terrible.
La surpêche est un crime contre la nature. L’exemple du thon rouge de méditerranée est tragique à cet effet.
Pour approvisionner les marchés mondiaux du sushi (surtout le marché japonais), ce magnifique animal (qui peut vivre jusqu’à 30 ans et peser près de 680 kg) risque de disparaître…à jamais.
On en pêche 4 fois plus que le taux durable. Les stocks sont dévastés, pulvérisés.
Face à la pression exercée par les écologistes et le comité scientifique de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), la Commission Européenne a adopté un plan de réduction des prises qui devront diminuer au niveau mondial de 32.000 tonnes aujourd’hui à 25.500 tonnes en 2010.
Un plan qui s’accompagne de la mise en place de mesures de contrôle visant à lutter contre le dépassement des tonnages autorisés, et de conditions de pêche plus drastiques comme la taille minimale des prises qui est relevée de 10 à 30 kg, l’interdiction du repérage des bancs de thon par avion, et la diminution des périodes de pêche, les bateaux ne pouvant plus sortir que pendant 6 mois.
Mais ces quotas sont encore trop excessifs. C’est trop frileux, ça ne rime à rien. Certains pays s’arrogeant, par ailleurs, le droit de dépasser (c’est le cas de la Turquie), les seuils autorisés.
En 1980, on pêchait grosso modo 2,5 millions de tonnes de thons à l’échelle mondiale. En 2004, la capture est passée à 6 millions.La population de l’un des plus gros poissons du monde est en train de s’éteindre.
Le processus de la surpêche est aggravé par les appareils hyper sophistiqués (GPS, échosondeurs etc) des bateaux à senne, français comme italiens. De l’avis d’un capitaine de pêche, “le poisson n’a aucun moyen de s’échapper”, des avions de reconnaissance effectuant même des repérages, en toute illégalité, des bancs de ce poisson.
Quelle misère. Quelle tristesse. Dorades, thons rouges, requins, morues, espadons, aucun animal n’échappe à la surpêche.
Même les pays d’Afrique de l’ouest qui pratiquaient il y a peu une pêche artisanale participent dorénavant à l’épuisement des ressources des mers, par la concurrence et la production à l’exportation destinée…au vieux continent. Les pêcheurs ne gardent que les crevettes et balancent tout le reste à l’eau.
Que faire ? J’ai mon idée. Je l’applique depuis bien longtemps. Mais nous en reparlerons. Promis, juré.
Car ce n’est plus possible de continuer dans la voie de ce lent suicide moral et écologique.
27 mars 2007
Ami lecteur, le bouquin que tu liras après avoir visité ce blog a participé à la destruction de la forêt amazonienne
Ouh là les ami(e)s, mordez-moi le topo ! Lisez ce communiqué de Greenpeace France. Mal à l'aise je suis...
Dévoreur de bouquins, je n'avais pas réalisé, jusqu'à présent, que le papier des livres provenait de ressources forestières mises à mal dans ces pays qualifiés d'émergents.
On en apprend tous les jours. Autre exemple, pioché hier dans le tout dernier et très beau numéro (86) de "L'oiseau Magazine", trimestriel de la LPO : les graines variées que nous mettons à disposition des oiseaux de nos jardins en hiver, sous forme classique ou sous forme de boules de graisse, sont issues de cultures traitées massivement aux pesticides.
Cela laisse perplexe non ? Les meilleures volontés du monde sont confrontées à des conneries de ce genre et contre lesquelles il est difficile de lutter.
En l'espèce, il faudrait donc se résoudre à acheter des graines bio (bonjour le prix), surtout que ces choses là ne s'achètent que par correspondance. Le rouge-gorge, la mésange charbonnière et le verdier ont intérêt à être reconnaissants.
Pour en revenir à nos livres, l'idéal serait effectivement que les éditeurs s'engagent sur des normes écologiquement compatibles, validées par un estampillage ou un certificat quelconques.
Mais si un ouvrage me plaît particulièrement et qu'il n'est pas "agréé", je fais quoi ? Je ne l'achète pas ? Et la vente via internet....Comment on se débrouille pour vérifier que les 450 pages du livre ne procèdent pas du couvert forestier indonésien ?
Rappelons que la déforestation, c'est la destruction des forêts par abattage ou incendie. Elle appauvrit la biodiversité, menace les écosystèmes, aggrave l'effet de serre, érode les sols et modifie le climat régional.
A l'occasion du Salon du Livre, Greenpeace appelle le milieu de l'édition à agir en faveur de la protection des forêts primaires en adoptant soit du papier 100% recyclé, soit du papier certifié FSC. Partout dans le monde, la déforestation se poursuit à un rythme alarmant.
Deux fois la surface de Paris est chaque jour rayée de la carte.
L'industrie papetière participe à ce processus de destruction… Un cinquième du papier est produit dans le monde l'est à partir de coupes de forêts primaires, et non pas de sylviculture et de chutes de bois.
Ces forêts (Canada, Finlande, Brésil, Indonésie, Bassin du Congo, Russie) contiennent 80 % de la biodiversité de la planète. Il leur a fallu des milliers d'années pour se développer. Elles constituent encore un lieu de vie pour des millions d'habitants et jouent un incroyable rôle contre le réchauffement climatique et pour l'équilibre de la terre : cycles des pluies, érosion, partage des eaux…
Important 60 % de ses besoins en papier, la France est responsable d'une partie de cette destruction.
L'édition française, très friande en fibres vierges, ne s'est pas engagée dans une démarche responsable à l'exception de quelques initiatives isolées (Harry Potter, Babel chez Actes Sud, Bordas).
Greenpeace appelle le milieu de l'édition à agir en faveur de la protection des forêts en adoptant soit du papier 100% recyclé, soit du papier certifié FSC.
26 mars 2007
Morbihan : formidable mobilisation du “Peuple des dunes” contre le cimentier Lafarge

Formidable mobilisation que celle du "Peuple des dunes", hier dimanche, sur une plage du Morbihan pour protester contre un projet d’extraction de sable en mer au large de la presqu’île de Quiberon, piloté par le groupe Lafarge.
Près de 12000 personnes rassemblées à l’appel du collectif du “Peuple des dunes" -150 associations de défense de l’environnement- sur la plage d’Erdeven pour dire stop à un projet visant à extraire 18 millions de tonnes de sable pendant 30 ans sur les fonds marins du domaine public.
Ce projet, s’il se réalisait, aurait des conséquences majeures et néfastes sur une grande partie du littoral (tout simplement sa submersion !) consécutivement à la disparition des dunes côtières, sur ce que l’on appelle le traît de côte, la biodiversité des fonds marins (faune et flore benthique).
Voici comment le quotidien Le Télégramme de ce jour rend compte de cette grande mobilisation :

Erdeven. 12.000 citoyens refusent les extractions
Il y avait beaucoup de monde à Erdeven (56), hier après-midi.
De longues files de voitures, motards, cyclistes et piétons ont convergé vers Kerhillio. 12.000 citoyens se sont ainsi rassemblés sur la plage pour montrer leur opposition au projet du cimentier Lafarge.
La mobilisation était bien au rendez-vous hier. 12.000 manifestants (7.000 selon la préfecture) sur une plage, pour protester contre le projet d’extraction de sable au large, cela montre combien les habitants du littoral ne veulent pas que l’on touche à ce trésor inestimable qu’est le trait de côte.
La plupart des maires des communes de la baie d’Etel, mais aussi de l’intérieur, comme le maire d’Hennebont, ainsi que de très nombreux autres élus et candidats aux prochaines législatives étaient là.
Des politiques nationaux se sont aussi déplacés et l’on a vu Jimmy Pahun, porte-parole du collectif du Peuple des dunes, encadré par Dominique Voynet, candidate des Verts à l’élection présidentielle, et France Gamerre, de Génération écologie.
De ce projet d’extraction de 600.000 tonnes de sable par an pendant trente ans, le Peuple des dunes ne veut pas.
Littoral et pêche menacés
« Le recul du trait de côte est aggravé par les activités humaines, a expliqué Jimmy Pahun. Comment l’État peut-il décider de la protection du Grand site dunaire et par ailleurs autoriser de telles extractions ? ». « Les prélèvements de sable doivent se faire juste sur une zone de pêche. Ils sont une centaine de bateaux à y travailler, affirme André Berthou, président de l’association de sauvegarde de Gâvres.
Pierre Mollo, scientifique, ne dira pas mieux si ce n’est que cette carrière sous-marine risque de mettre à plat tous les efforts engagés pour la protection de l’environnement.
« Nous ne transigerons pas »
Quant à Yves Le Bahy, géographe à l’Université de Bretagne Sud, il estime que ce projet « risque de détourner les populations de la mutation politique essentielle à engager pour que ces littoraux restent des lieux de vie, de loisirs mais aussi de travail ».
12.000 manifestants sur une plage, cela ne désarme par le groupe Lafarge. Hier soir, Didier Collonge, son chargé de mission, affirmait qu’il ne s’agissait, aujourd’hui, que d’une prospection : « Nous avons encore deux ans pour étudier la zone.
Il faut expliquer ce que nous faisons. Lafarge rendra publiques toutes les études à venir ». Pour lui, « l’enjeu de la construction durable est un vrai sujet sur lequel les Bretons auront un jour à se prononcer.
Le groupe Lafarge veut tempérer ». Jean Grésy, l’un des fondateurs du Peuple des dunes, est clair :
« Une seule issue s’offre à nous pour sauver le cordon dunaire, l’application par les pouvoirs publics du principe de précaution. Nous ne transigerons pas. Il n’y a de place pour aucune solution négociée avec les cimentiers ».
Le Peuple des dunes
Collectif, contre le projet d’extraction de sable marin entre Quiberon et Gâvres par le groupe Lafarge
La chanson du Peuple des dunes
sur l’air de “15 marins”
Peupl’ des dunes
Et de leurs communes
Marche en avant, avec ton courage
Ne faiblis pas
Regarde vers le large
Et dit “NON” au ciment Lafarge
25 mars 2007
Association Athénas ; un chouette anniversaire
Implantée dans 7 départements (les 4 de la Franche-Comté, la Côte-d'or, la Saône-et-Loire et le nord de l'Ain), l'association Athénas fête en ce moment ses 20 ans.
Cette association, créée par Gilles Voyne, a pour objet la sauvegarde de la faune sauvage, la sensibilisation et la communication pour agir sur les facteurs de destruction des milieux naturels et des espèces.
L'association SOS animaux blessés Athénas, qui a pour emblème une chouette chevêche, prend soin au quotidien des animaux sauvages, victimes d'un accident, signalés et acheminés par les correspondants.
Tous types d'animaux (8000 animaux récupérés dont 45% relâchés) arrivent au centre : du roitelet à l'aigle royal en passant par des vautours, belettes, lynx et les chauves-souris, nombreuses en Franche-Comté.

C'est plus d'une centaine d'espèces qui a été ainsi recueillie depuis la constitution d'Athénas.
La buse variable est le spécimen le plus rapporté.
L'association SOS animaux blessés est à un moment sensible de son histoire. Elle doit se redimensionner, trouver de nouveaux locaux.
Le Centre Athénas a un site, très sympa : http://www.athenas.fr/
En ligne, des infos pratiques, une belle photothèque et la possibilité d'adhérer ou d'apporter un soutien financier.
Je suis admiratif de ces combats, discrets mais terriblement efficaces (en 2006, 732 accueils, dont un milan royal plombé par un chasseur !), ignorés des grands médias mais qui font croire que tout n'est pas perdu, que le vivant et le sauvage sont aussi entre de bonnes mains. En Franche-Comté notamment.
Des journées portes ouvertes sont organisées les 14 avril et 30 juin prochains.
24 mars 2007
Jeux du cirque : tout le monde triche, sauf les lions et les éléphants
« Le jour où les humains comprendront qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires... »
Boris Cyrulnik
Alors que le ministère de l'Ecologie a décidé d'interdire, par arrêté, les hippopotames, les girafes et les rhinocéros dans les cirques français (parce que les conditions d'entretien au sein de ces établissements itinérants sont difficiles à réunir), ces derniers envisagent d'ores et déjà de bloquer toute évolution sous prétexte de défense d'un fondamental du cirque. Et pourtant, la mesure prise par N. Ollin, c'est vraiment du pas grand chose car elle ne concerne que quelques spécimens et parfois, aucun n'est concerné (c'est le cas des rhinocéros; personne n'a constaté sa présence dans un cirque). Cet arrêté exclu notamment tous les félins- plus de 500 ont été dénombrés- les ours et les éléphants, résignés, maltraités, suant le malheur, pathétiques, qui sont forcés de faire les pitres devant les petits et les grands.
Détestable comportement que celui de considérer un animal, sauvage de surcroît, comme un sujet d'amusement, confiné dans des conditions de détention plus que dégueulasses, morne dans sa cage, ridicule, soumis et stressé au milieu de la piste en sable.
Quelle misère intellectuelle de demander à un ours de pédaler à bicyclette, à un lion de sauter dans un cercle de feu... Quelle lâcheté de faire semblant de croire que les numéros de dressage s'obtiennent avec le concours bienveillant, amusé, de l'animal. Non et non, le dressage d'un animal sauvage se conduit par la force, les brimades, la peur, la correction des gestes de refus, l'utilisation de méthodes traumatisantes et rabaissantes.
C'est pareil pour tous les animaux sauvages, lions comme dauphins, ces derniers étant obligés de faire des bonds de 6 mètres de haut pour saisir la cigarette accrochée à la bouche du dresseur.
Les "marinelands" ? Parlons-en justement.
J'ai appris ce matin (quotidien Presse-Océan) que le parc d'attraction de Port-Saint-Père (Loire-Atlantique), dont j'ai déjà parlé dans ce blog, ne pourra pas ouvrir son delphinarium comme prévu (4 bassins de 10 millions de litres d'eau accueillant 4 dauphins) pour la saison qui s'annonce.
L'autorisation préfectorale n'est pas arrivée. La SPA et ONE VOICE font le forcing pour empêcher qu'une telle autorisation ne soit délivrée.
Répit de courte durée ? On verra bien.
Le combat continue.
Pour aller plus loin : http://www.veganimal.info et http://www.code-animal.com |
Sarkozy rajoute les brutalités policières au programme d’éducation civique de l’école primaire

Le (encore) ministre de la chasse à l'enfant tient absolument à former les très jeunes têtes aux sombres réalités de la vie.
Désormais, les élèves du primaire qui se rendront à l'école pourront assister à des rafles grandeur nature, interpellations musclées de leurs petits camarades de classe, intimidations et dispersion des parents d'élèves par gaz lacrymos et, au final, arrestation vigoureuse suivie d'une garde à vue de la gentille maitresse/directrice d'école qui voulait mettre fin à ce spectacle de rue.
C'est arrivé près de chez nous, cette semaine, à Paris, à Belleville, aux abords d'une école de la République (dont la devise est, je le rappelle, Liberté, Egalité, Fraternité).
C'est arrivé à Valérie Boukobza, directrice de cette école, indignée du traitement que Karcher 1er fait subir à ces enfants, dont le seul "tort" serait d'avoir des parents en situation irrégulière. Parents qui font tout et même plus pour obtenir la régularisation de leur situation, remplissant tous les critères nécessaires.
C'est arrivé mardi, c'était violent.
Il y a quelques semaines, les rafles policières se déroulaient à proximité des stands des restos du coeur.
Pour faire flipper les crève-la-faim et les dissuader de venir se nourrir sous peine d'expulsion, c'est l'idéal.
Au cas présent, le sinistre de la chasse aux gosses dissuade les parents d'accompagner leurs enfants à l'école au risque de se faire embarquer et de recevoir un arrêté de reconduite à la frontière.
En même temps, il en profite pour taper sur la gueule des enseignants, ça défoule et ça fait réfléchir les parents qui voudraient s'élever contre ces pratiques d'un autre âge.
Allez, je poste le communiqué de RESF (www.educationsansfrontieres.org ) à ce sujet, tout le communiqué, car il est impeccable.

” L’affaire de l’école de la rue Rampal (Paris 19e) est une sorte de parabole et, peut-être, une anticipation de ce qui attend la société si le ministre de la chasse à l’Enfant atteignait son objectif.
Mis en demeure de battre cette année un nouveau record de nombre d’expulsions de sans papiers fixés par le ministre de l’Intérieur, des policiers se sont présentés par deux fois cette semaine à la porte de l’école Rampal pour y interpeller la première fois la tante sans papiers d’un élève, la seconde fois un grand-père dans la même situation.
Les deux fois les choses se sont mal passées : aux parents d’élèves qui demandaient ce qui se passait, les policiers ont répondu de façon rogue. A ceux qui s’indignaient de voir des parents innocents interpellés sous les yeux des enfants, ils ont répliqué en les bousculant et en projetant des gaz lacrymogènes au beau milieu d’une petite foule d’élèves de maternelle, de mères et d’enfants en poussettes ! Il ne s’agit ni d’initiatives intempestives de policiers maladroits, ni de bavure. La preuve en est que ce matin, la directrice de l’école maternelle Rampal était convoquée au commissariat de la rue Erik Satie où elle a été mise en examen pour « outrage et dégradation de biens publics en réunion ».
Il semblerait que les autorités aient envisagé (avant d’y renoncer devant le tollé) de convoquer d’autres personnes pour d’éventuelles mises en examen.
On est en plein délire sarkozien ! La police n’a-t-elle réellement rien de mieux à faire que d’aller interpeller une mère et un grand-père à la porte d’une école pour la gloire d’un ministre arriviste ? Quelle image donne-t-elle en se comportant de façon violente à l’égard d’enfants de maternelle et leurs parents ?Qui peut estimer légitime la mise en examen sous un motif grotesque d’une directrice d’école maternelle « coupable » d’avoir voulu protéger des parents (innocents !) de deux élèves et les enfants dont elle est responsable.L’indignation soulevée par cette affaire a conduit les autorités à renoncer à la mise en examen au motif grotesque pour « outrage et dégradation de biens public en réunion » de la directrice.
Ces événements surviennent après la rafle des sans papiers venant aux restos du cour à Belleville, après la mise en examen de Florimond Guimard, instituteur et militant RESF de Marseille « coupable » d’avoir défendu un père d’élève expulsé, de Kadidja, militante de l’Apeis « coupable » d’avoir protesté dans un avion contre l’expulsion d’un étudiant malien, de Michel Guérin « coupable » d’avoir dénoncé vivement la politique de Sarkozy, du placement en garde à vue d’un militant et d’une marraine citoyenne à Strasbourg.
Du fait des ordres du ministre et du gouvernement, la police passe les bornes. Il est temps, grand temps, que des voix s’élèvent, y compris des rangs de la police et de la haute fonction publique, pour dire que ça suffit.
Que le temps de la République de la chasse à l’enfant et de l’emprisonnement de ceux qui les défendent n’est pas encore venu.
22 mars 2007
La mondialisation du déboisement durable
C’est une dépêche AFP du 21/03/2007 qui l’annonce :
" Le gouvernement ougandais va demander au parlement l’autorisation de détruire plusieurs milliers d’hectares de forêt tropicale protégée pour y implanter une plantation de canne à sucre, a indiqué un journal d’Etat mercredi.
Le projet vise la destruction de 7.000 des 30.000 hectares de la réserve de la forêt de Mabira (est de Kampala) afin que le groupe Mehta, installé en Ouganda, y installe une exploitation sucrière, rapporte le journal New Vision.
Le Premier ministre Apollo Nsibambi a ordonné à son ministre de l’environnement Mary Mutagamba de demander au Parlement de retirer cette portion de forêt d’une liste de forêts tropicales protégées par le gouvernement, selon la même source.
Selon des sources officielles, le président ougandais Yoweri Museveni veut étendre la surface agricole et industrielle du pays afin de dynamiser une économie dépendante de l’aide internationale.
Les défenseurs de l’environnement estiment de leur côté qu’un nouvel empiètement sur la forêt tropicale pourrait menacer jusqu’à 312 espèces d’arbres, 287 espèces d’oiseaux et 199 espèces de papillons.
“Ca va être un désastre. L’écosystème va être perturbé, la biodiversité détruite et les moyens de subsistance de la population vont se dégrader”, a indiqué un responsable de l’Autorité nationale de la forêt sous couvert de l’anonymat.”

Que voulez-vous, c’est une very bad news pour la biodiversité mais en même temps, on est mal placé pour donner des conseils à ces pays pauvres, à peine émergents, qui surexploitent leur environnement pour simplement en vivre.
J’entends bien, il faudrait que nous (sous-entendu les pays riches, industrialisés) aidions les pays pauvres à sauver ce qui relève évidemment du patrimoine de l’humanité, à concilier développement et respect du milieu vivant et ne pas se comporter, comme nous le faisons, comme un 'species killer'.
Mais c’est mal engagé. Notre passif est très lourd, entre massacres et trafics d’espèces menacées et destruction des équilibres naturels.
Je rappelle que la France est le premier consommateur européen de pesticides, avec environ 75.000 tonnes par an, et le troisième mondial et qu’en matière de respect du vivant, le lobby de la chasse et l’activité agro-industrielle plombent des années de crédibilité.
Mais bon, il faut lutter, relever le défi. Des pays l’ont fait, tels le Kenya ou l’Inde.
Pas l’Indonésie ! Et pourtant, dieu sait si l’attention des défenseurs du vivant (donc de l’homme) est portée sur ce pays et son laxisme vis-à-vis de la déforestation et du pillage de sa forêt primaire.
Emmanuelle Grundmann en a fait son nouveau combat.
Cette amie des grands singes, directrice de l’Institut Jane Goodall (www.janegoodall.fr/), célèbre primatologue, qui, à l’image de Dian Fossey, a consacré sa vie, en Tanzanie, aux chimpanzés, dénonce la très mauvaise situation des forêts mondiales, au lendemain d’un rapport de la FAO qui dit qu’entre 1990 et 2005, le monde a perdu 3% de son couvert forestier.
E.Grundmann, auteure d’un livre récent (Ces forêts qu’on assassine- Editions Calmann-Levy) s’est confiée au quotidien Libération daté du 20 mars.
En voici quelques extraits;
" Où la situation est-elle la plus tendue ?
Il y a un siècle, les forêts couvraient 12 % à 16 % des terres immergées, aujourd’hui c’est 5 %.
Tous les ans, 7,3 millions d’hectares disparaissent, c’est-à-dire la surface du Panamá.
La forêt la plus malmenée, la plus en danger, c’est celle d’Asie du Sud-Est.
L’Indonésie a perdu 80 % de sa couverture végétale. La déforestation y a vraiment commencé avec l’arrivée de Suharto au pouvoir, en 1966. Il a bradé la forêt et a mis en place un système de barons du bois avec une corruption hallucinante. Les essences intéressantes ont quasi disparu en dehors des parcs nationaux, sauf qu’aujourd’hui elles sont exploitées même dans ces parcs. C’est une logique de profit à court terme : le bois est confisqué par les autorités, les barons du bois le rachètent et le remettent sur le marché comme étant du bois provenant de forêt d’exploitation donc légal.
Depuis peu, ils s’attaquent à la Papouasie-Nouvelle-Guinée qui possédait une des dernières forêts intactes et ils ont passé des contrats avec la Chine. Ça arrange le pouvoir de Jakarta qui aimerait se débarrasser des mouvements indépendantistes papous.
Par quoi remplacent-ils les forêts ?
Par de grandes plantations. L’Indonésie par exemple s’est spécialisée dans l’huile de palme qui est utilisée partout : les cosmétiques, les détergents, les plats surgelés, le chocolat, les shampoings… Les ONG qui travaillent là-dessus sont inquiètes car on parle énormément des biocarburants (qu’il faudrait plutôt appeler agrocarburants car ils n’ont rien de bio), mais personne ne voit qu’on ne va pas se contenter des produits de l’agriculture fançaise en biocarburants.
On ira se fournir en huile de palme car le coût de production sera très peu élevé : la Malaisie et l’Indonésie sont dans les starting-blocks et n’attendent que ça.
L’Indonésie, qui veut devenir le premier producteur devant la Malaisie, produisait déjà plus de 2 millions d’hectares de palmiers à huile, elle a voté un plan quinquennal pour convertir 7 millions d’hectares supplémentaires et près de 16 millions sont aujourd’hui programmés.
L’objectif au niveau mondial est de passer de 22 millions de tonnes à 40 millions avec tout ce que cela implique : dans le meilleur des cas, on rase mais souvent on met le feu. En 1997-1998, en Indonésie, d’énormes feux ont détruit de grandes parties de la forêt : on a d’abord accusé El Niño, on sait que c’est faux : 60 % à 75 % avaient été allumés par des propriétaires de plantations d’huile de palme pour agrandir leur palmeraie

