Ça branle dans le manche

"Auschwitz commence partout où quelqu'un regarde un abattoir et pense: ce sont seulement des animaux." T.Adorno

28 avril 2007

La biodiversité à Paris, ce n’est pas une légende !

araignees.1177771199.jpg Amis parisiens, gentils lecteurs et lecteuses des grandes métropoles, non, non, la biodiversité n'est pas réservée aux milieux dits 'naturels' et peu pertubés par l'homme.

Oui, ville et nature sont compatibles. Non, les centres urbains ne sont pas forcément des cimetières de la nature.

Mais la préservation de la bioversité se mérite : il faut faire des efforts, simples et modestes certes, mais il faut en faire.

Les dernières études menées au cours des 20 dernières années sur la diversité des espèces dans les villes ont abouti à des résultats étonnants.

Une biodiversité existe mais elle n'est pas perçue comme telle. A ce titre, à Paris, cohabitent près de 1290 espèces animales.

- Plusieurs centaines d'insectes : plus de 500 espèces de coléoptères (scarabées, coccinelles, hannetons...)

- Près de 100 espèces de lépidoptères (papillons), plus de 50 espèces d'hémiptères hétéroptères (punaises), 15 espèces d'odonates (libellules), plus de 40 espèces d'hyménoptères (fourmis, abeilles, guêpes, bourdons...), plus de 70 espèces de diptères (mouches, moustiques...)

- 44 espèces de mollusques (escargots, limaces, moules...)

- 29 espèces de mammifères ( hérisson, fouine, chauve-souris...)

- 164 espèces d'oiseaux (faucon crécerelle, mésanges...)

- 2 espèces de reptiles

- 9 espèces d'amphibiens (crapaud accoucheur...)

- Et 35 espèces de poissons (brochet, truite, silure glane...)

Mais à Zurich, c'est pareil ! Dans cette ville de plus de 1 million d'habitants vivent 1211 espèces espèces végétales. On y a dénombré 4 à 5000 hérissons et la densité de renards y est 10 fois plus élevée qu'en campagne.

Tenez, à Manhattan, quartier préféré de Woody Allen, la densité de faucons pélerins y est la plus forte...au monde.

En outre, aussi curieusement que cela puisse sembler, le milieu urbain est devenu le refuge de nombreuses espèces menacées, figurant sur les 'listes rouges' de l'UICN.

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Bon, en même temps, la vie des espèces animales et végétales n'y est pas de tout repos.

Elle est carrément difficile même : architecture moderne (le béton lisse, le verre, l'aluminium), pollution atmosphérique, imperméabilisation des sols, recours aux herbicides, réduction des couloirs de cheminement, haine des terrains vagues.

Tout ceci rend la situation compliquée.

Mais les vertus de la biodiversité commençent à acquérir une certaine légitimité, qu'elle soit esthétique ou écologique (régulation des climats locaux).

L'écosystéme urbain doit être soutenu. Quiconque peut veiller à favoriser le développement de nouveaux espaces pour la faune et la flore. N'importe qui peut (et doit) encourager la végétalisation horizontale et verticale, installer des nichoirs et abris, laisser quelques mètres carrés de jardin en friche, pratiquer la gestion différenciée des plantations (tailles, fauches et curages) et laisser les arbres morts sur place.

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Gestes simples. Sensibilisation parallèle des enfants et des plus jeunes sur l'importance de la biodiversité.

C'est pas sorcier tout ça. Et quel bonheur d'avoir contribué à créer un micro-espace naturel, en n'écrasant plus les mignonnes araignées du domicile, en nourissant les oiseaux l'hiver, en verdissant vos murs, en laissant un peu d'eau croupie dehors au fond du jardin.

Foutez la paix aux orties (elles vous permettront par la suite d'admirer de splendides papillons), repensez votre habitat différemment.

Le plaisir des sens, le goût de vivre, de se sentir relié, de favoriser la régulation et l'équilibrage des relations, l'émotion saine, tout cela, ça n'a pas de prix.

Et ça ne se solde pas.

Posté par TAOMUGAIA à 12:14 - Biodiversité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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