31 mai 2007
Attention les enfants, ne vous approchez pas de Monsieur le député ! C’est un méchant homme qui tue les petits oiseaux.
La Fondation Ligue Française pour les Droits de l'Animal avait obligeamment mis à notre disposition les listes des députés habités par la détestation du vivant, impatients de transformer les boules de poils et de plumes de nos forêts en pâté au plomb et sécrétant une assez copieuse quantité d'hormones sexuelles au spectacle d'un taureau torturé sur le sable chaud des arènes.
Les blazes de ces individus sont donc consultables sur ce blog (article du 26/05).
Mais afin de tout faire pour que leur réélection devienne très improbable, je vous livre en bonus des éléments sur quelques uns de ces ennemis de la nature, rappelant leurs principaux méfaits.
J'ai tiré ces renseignements de la dernière et excellente lettre (n° 38) adressée par la non moins très sympathique association Action Nature, qui s'est illustrée notamment dans la mobilisation récente contre le massacre des oiseaux migrateurs au col de l'Escrinet (cf mon article sur le sujet).
On a déjà réglé le cas d'A. Juppé ici-même. Il a vu la loupiote de l'écologie dans les cabinets de sa cabane au Canada et il voudrait nous faire croire que rien dans le débat ne sera tabou (sauf les OGM, le nucléaire et les autoroutes, faut pas déconner non plus...) ?
Je ferai, sans tarder, un papier plus étoffé sur F.Fillon, le catho-social qui veut aller plus vite que la musique dans la déclinaison de la rupture qui va laisser une belle marque rouge dans la figure de la France au travail.
Place à de beaux spécimens ! Et honneur aux dames avec R.Bachelot, la déjà impopulaire ministre de la santé. Son dernier effort de réflexion à l'occasion duquel elle s'était fait un claquage des neurones remonte à longtemps mais ça n'empêche pas le recyclage d'idées faisandées.
Pas de doute, c’est bien elle qui a laissé le souvenir de la pire ministre que le ministère de l’environnement ait jamais connu. Elle a fait part à de nombreuses reprises de son mépris pour les associations de protection de la Nature, a montré un soutien sans faille à l’extrême chasse (reclassement des Putois, Martre et Belette, dates de chasse…). C’est elle qui a re-légalisé l’utilisation des toxiques pour la lutte contre les rongeurs. Elle a été l’une des responsables du saccage de la Forêt de Bercé.
A. Bonrepaux (PS) -Ariège. Il s’est illustré, avec Jean Lassalle, comme le fossoyeur des derniers ours pyrénéens. Il s’est permis tous les mauvais coups. Votant même souvent contre son camp afin de s’attacher les soutiens de députés du camp adverse. De son célèbre amendement à la loi chasse 2000 pour ramener les « ours slovènes » dans leur pays (sic), aux gesticulations de cet été lors des lâchers d’ours, en passant par les coups tordus envers les éleveurs favorables à l’ours.
Ce grand ami des animaux s’est également illustré à l’Assemblée nationale au sujet du loup, des cormorans et pour demander à R. Bachelot le reclassement de la belette, de la Martre et du Putois parmi la liste des espèces nuisibles. Ch. de Courson exUDF-Marne. Il a toujours été dans les mauvais coup de l’extrême chasse. Ses déclarations contre la protection des rapaces (les buses « grasses comme des gorets ») ont fait les petites heures de la dernière mandature.Tout comme celle sur les « cormorans nazis » « pires qu’un bombardement allemand en piqué ». Il a été de tous les combats anti-nature.
Jean-Louis Léonard UMP-Charente-Maritime. Ce très susceptible député voulait, lors des débats de la loi « développement des territoires ruraux » ni plus ni moins que « réguler » les cygnes et autres hérons. C’est lui l’auteur de la célèbre déclaration républicaine: « Nous rencontrons sur nos territoires [de chasse] des gens, promeneurs et ramasseurs de champignons qui n’ont rien à y faire ».
Jean-Claude Flory UMP-Ardèche. S’il est plutôt discret et peu connu du public, il n’en est pas moins actif lorsqu’il s’agit de défendre, par tous les moyens, les braconniers ardéchois de l’Escrinet. Il est l’auteur de multiples amendements pour demander la légalisation de la chasse de printemps du pigeon ramier, il est même l’auteur d’une demande de modification du code rural qui aurait permis (si elle avait vu le jour) à ses amis braconniers de l’Escrinet de tirer « la palombe » en mars.
Il est le plus fervent défenseur de ces « chasseurs » qui chaque année s’illustrent par des faits de violence tout en massacrant des milliers d’oiseaux migrateurs.
Christian Estrosi UMP-Alpes-Maritimes. Il est au loup ce que Bonrepaux et Lassalle sont à l’ours. Et ce n’est pas peu dire… Il a toujours fait preuve d’un mépris absolu envers les associations de protection de la Nature.Très proche du nouveau président de la République, son pouvoir de nuisance est très élevé. Christine Boutin UMP-Yvelines. Elle a toujours soutenu toutes les thèses et revendications de l'extrême chasse. Le 26 juillet 2005, elle est même allée jusqu'à demander l'éradication du renard qu'elle qualifie alors de fléau (sic) !
Jean-Claude Flory UMP-Ardèche. S’il est plutôt discret et peu connu du public, il n’en est pas moins actif lorsqu’il s’agit de défendre, par tous les moyens, les braconniers ardéchois de l’Escrinet. Il est l’auteur de multiples amendements pour demander la légalisation de la chasse de printemps du pigeon ramier, il est même l’auteur d’une demande de modification du code rural qui aurait permis (si elle avait vu le jour) à ses amis braconniers de l’Escrinet de tirer « la palombe » en mars.
Il est le plus fervent défenseur de ces « chasseurs » qui chaque année s’illustrent par des faits de violence tout en massacrant des milliers d’oiseaux migrateurs.
Christine Boutin UMP-Yvelines. Elle a toujours soutenu toutes les thèses et revendications de l'extrême chasse. Le 26 juillet 2005, elle est même allée jusqu'à demander l'éradication du renard qu'elle qualifie alors de fléau (sic) !
30 mai 2007
Chasseur, on a tous en nous quelque chose d’un braconnier.
Le Tribunal correctionnel de Tarascon a distribué sec, hier.
Il jugeait une palanquée de prévenus (17) pour des faits de braconnage en Camargue que je vous avais relaté dans un article mis en ligne le 10 avril sur ce blog. Le jugement avait été mis en délibéré.
Inutile donc de rappeler l'affaire. Sachez simplement que les réquisitions, sévères, du ministère public ont été en très grande partie suivies.
Le rambo du braconnage, J.P.Bouchet, a écopé de 6 mois de prison ferme et 7500 euros d'amende. Deux de ses complices les plus proches ont été condamné à 4 mois de prison ferme et 4000 et 3000 euros d'amende.
Pour 9 autres prévenus, les peines s'étalent de 2 à 6 mois de prison avec sursis et les amendes vont de 1000 à 5000 euros.
Plusieurs retraits de permis de chasse ont été ordonnés.
Concernant les 2 associations de chasse qui profitaient grassement du système, dont le groupe cygénétique arlésien emmené par J.M.Scifo, conseiller municipal CPNT, elles vont raquer : 10000 euros d'amende chacune.
Enfin, les 17 prévenus et les 2 associations de chasse devront verser, solidairement, 1000 euros de dommages et intérêts à chacune des 8 parties civiles (LPO, Conservatoire du littoral...).
En écrivant cette note, je me disais, à la limite, que la personnalité de ce chef de gang de braconniers, J.P.Bouchet, même si elle est fruste, était moins antipathique que celle des autres condamnés. Lui, il flinguait et piègeait à tout va, à l'échelle industrielle, mais c'était pour une raison simple : le fric.
Il voulait gagner sa vie avec ce genre de business. C'est d'ailleurs pour ça qu'il a 'dégusté' car il était en récidive.
Les individus les plus nazes, ce sont ceux qui nous saoûlent avec leurs arguments à trois balles, qui se revendiquent écolos de terrain, gestionnaires de la nature et des populations de gibiers, pour dissimuler leurs penchants sanguinaires, tous ces hypocrites déséquilibrés qui, planqués derrière leur sale impunité de viandards, se font livrer en douce des lapins braconnés pour les tirer avec excitation.
A tous ceux qui vont encore une fois me bombarder de commentaires agressifs : ce n'est pas la peine, vous savez pourquoi.
A toi (tu te reconnaîtras) qui tiens à me poursuivre en justice pour diffamation: fais comme tu le sens (après avoir bien bossé ton code pénal).
29 mai 2007
Encore une tranche de souffrance avec votre pain de mie ?
Et si le soleil des canards et des oies du Gers, du Périgord et des Landes se levait finalement à l'ouest ?
Rappelez-vous : à l'automne dernier, la filiale anglaise du groupe de distribution LIDL annonçait qu'elle s'engageait à ne plus présenter de foie gras à la vente.
Car il faut savoir que la production domestique de foie gras est interdite en Angleterre. Seule l'importation de cet extrait de cruauté y est autorisée. Vous imaginez donc la gueule des producteurs français en apprenant cette nouvelle !
Eh bien, leur moral ne va pas aller en s'améliorant : un tout récent sondage commandé par la RSPCA (The Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals), une association type SPA très influente là-bas, extériorise que près des deux tiers de la population britannique (63% exactement) considèrent que la commercialisation du foie gras devrait être illégale !
La tendance semble être lourde donc.
Les conditions de production cruelles de ce met sont bien connues et nos amis britanniques, eux, s'en rappellent quand les fêtes de fin d'année approchent.
ils sont par conséquent cohérents avec eux-mêmes. Empruntant la voie du progrès moral assurément.
28 mai 2007
Vol Paris-Bamako : pour le même prix, N.Sarkozy et la compagnie Air France ont le plaisir de vous offrir le baillon, les menotte
Vous allez lire ce qui suit, bien posé dans votre siège. Ce qui est arrivé n’est pas marginal.
Très régulièrement, des incidents de ce type se produisent.
La brutalité dans les faits. La France des droits de l’Homme prise la main dans le sac de l’ignominie.
Ceux qui s’opposent à ces pratiques qui craignent salement sont intimidés, bousculés puis poursuivis. Cela porte un nom : criminalisation de la solidarité.
Après la lecture de ce témoignage, je vous dirai ce qu’il est advenu de ce malien sous procédure d’expulsion, extrait de l’avion puis évacué en ambulance, inconscient.
TEMOIGNAGE DES PASSAGERS DU PARIS-BAMAKO DU 26/05
Samedi 26 mai. Vol AF 796 pour Bamako.
Quelques minutes avant la fermeture des portes, des cris au dernier rang de l'avion. Une reconduite à la frontière classique.
Deux personnes tentent de contenir un homme d'une quarantaine d'années qui se débat violemment. On croit d'abord à une bagarre entre passagers. Certains veulent les séparer mais en sont vite dissuadés par les policiers qui se font alors connaître.
S'ensuit une scène d'une grande violence : l'un des policiers pratique un étranglement sur le passager, l'autre lui assène de grands coups de poing dans le ventre. Ses hurlements se transforment en plaintes rauques. Cette tentative de maîtrise dure dix bonnes minutes, peut-être plus, et suscite immédiatement chez les passagers un mouvement de protestation qui n'a aucun effet sur les violences en cours.L'un des passagers filme la scène avec son téléphone, ce qui énerve un peu plus la responsable de l'opération, qui menace d'arrestation les personnes les plus proches et photographie les protestataires. Pour tenter de faire taire tout le monde, la policière explique que l'homme n'est pas un simple sans papiers, mais un repris de justice, soumis à la double peine.
Cela semble à ses yeux justifier la méthode et toute la violence exercée sur lui.Sous les huées des passagers, l'homme finit par être immobilisé et sanglé. Il perd connaissance, yeux révulsés, langue pendante, écume aux lèvres.
Un mouvement de panique gagne les policiers. Ils prennent alors la décision de l'évacuer.
Autour de nous, de nombreux passagers imaginent que l'homme est mort, ce qui fait encore monter d'un cran l'émotion.
Des femmes pleurent, des gens convergent de tout l'appareil, rajoutant à la confusion.
C'est alors qu'une bonne dizaine d'agents de la Police des Air et des Frontière, la PAF, fait irruption dans l'appareil. Désigné par la responsable de l'opération, Michel Dubois, qui comme nous tous avait pris part aux protestations, est débarqué pour auditions.
D'autres passagers, choqués par cette arrestation, sont à leur tour menacés du même sort.
A bord, on nous demande vainement de nous rasseoir, de nous calmer mais beaucoup exigent le retour de Michel Dubois. Un des policiers, visiblement dépassé par la situation, nous propose alors un marché : Michel pourrait réembarquer à condition que l'expulsé remonte lui aussi à bord. La balle était donc dans notre camp, nous serions responsable du retard de l'avion, et même de l'éventuelle annulation du vol. Michel devenait clairement une monnaie d'échange.
Cette proposition inacceptable est d'ailleurs tout de suite contredite par un policier de la PAF qui annonce la garde à vue de Michel Dubois et réitère ses menaces à l'égard des passagers qui campent sur leurs positions.
Le commandant de bord finit par faire une annonce, dans laquelle il fait état de "manoeuvres" d'un individu refusant d'être reconduit dans son pays d'origine, et de manifestations d'une minorité de passagers pour expliquer l'annulation du vol. Nulle mention des violences dont nous avions été témoin, ni de l'état de santé du passager pourtant aperçu dans une ambulance stationnée au pied de l'appareil, toujours inconscient et sous assistance respiratoire.
Nous sommes nombreux, comme Michel Dubois, à être choqués par la barbarie de la scène, par le traitement excessivement violent qui a été infligé sous nos yeux à cet homme, fut-il repris de justice, (ce dont il nous est d'ailleurs permis de douter, puisqu'afin de ne pas attirer l'attention des autres voyageurs, les policiers avaient d'abord décidé de le faire voyager sans le menotter). Nombreux aussi à avoir la désagréable impression d'avoir été pris en otage par les autorités et profondément choqués par l'attitude du Commandant de bord d'Air France qui n'est pas intervenu pour faire cesser ces violences les tolérant même au mépris de la sécurité des passagers qu'il se soit d'assurer et en prenant la responsabilité de faire annuler le vol empêchant du même coup des centaines de personnes de faire le voyage pour lequel elles avaient acheté un billet.
Nous sommes enfin révoltés d'avoir été contraints de devenir complices des policiers en obéissant aux différentes injonctions et menaces proférées à notre encontre. Devions-nous laisser se dérouler sous nos yeux des actes d'une telle brutalité ?
Pouvions-nous accepter l'arbitraire de l'arrestation de l'un d'entre nous dont le seul tort avait été de s'indigner et de parler avec les policiers pour tenter de faire cesser la violence ? Il y a là une pénalisation de la solidarité qui nous semble inadmissible et inquiétante quant à l'état de notre démocratie. Nous ne sommes pas assez naïfs pour croire que cette scène est un cas isolé, une bavure en somme.
Nous savons qu'elle se reproduit quasi quotidiennement, et nous tenons à manifester notre indignation en relatant les faits le plus exactement possible.Michel Dubois a été relâché quelques heures plus tard, mais on l'a informé que des poursuites seraient engagées contre lui. Quant au passager Malien, nous n'avons aucune nouvelle de lui, et son état de santé ainsi que le sort qui lui sera réservé dans les prochains jours nous inquiètent au plus haut point.
Bien que la police ait particulièrement chargé cet homme en portant plainte pour trois motifs (« opposition à une mesure d'éloignement », « refus d'embarquement » et « coups et blessures contre un policier »), le Juge des libertés et de la détention du TGI de Bobigny a décidé de ne pas le traduire en comparution immédiate, de le libérer et de le convoquer en justice le 28 juin.
Une décision qui est un démenti cinglant aux rumeurs colportées aussi bien par les policiers dans l'avion que par un collaborateur du ministre tendant à le faire passer pour un dangereux délinquant.
D'après RESF.
27 mai 2007
La fin des haricots pour l’art du supplice sous le soleil ?
Je fais la vente et le S.A.V. En effet, il y a quelques jours, ce blog annonçait la tenue d’assises internationales au Portugal visant à fédérer les efforts des associations anti corrida qui luttent contre ce sadisme en habit de lumière qui souille l’humanité pour le maigre profit de virilités insatisfaites suant l'angoisse et le plaisir frelaté.
Voici le communiqué du CRAC (Comité Radicalement Anti Corrida) qui révèle que cette manifestation est allée au delà des espérances.
Le sommet international anticorrida qui s’est tenu les 18 et 19 mai à Lisbonne a réuni 24 associations européennes et sud-américaines. Ce fut un moment historique dans la lutte pour l’abolition, qui franchit ainsi une nouvelle étape. Les participants y ont décidé la création d’un réseau mondial pour l’abolition de la corrida.
Cette union abolitionniste concerne aussi bien des organisations des différents pays contaminés par la gangrène tauromachique que des ONG de Hollande ou du Royaume-Uni. Beaucoup d’associations d’Amérique latine ont été créées récemment, ce qui prouve que le mouvement abolitionniste est en pleine expansion. Ainsi, les deux associations équatoriennes présentes ont déjà obtenu une victoire : la ville de Baños vient de se déclarer anticorrida. Elle est devenue la première ville officiellement anticorrida du continent américain.
Par ailleurs, à l’issue de ce premier sommet, les points suivants ont été décidés :
· Organiser chaque année un sommet international anticorrida qui se tiendra dans un pays européen ou américain dans lequel les corridas existent
· Envoyer une lettre de soutien aux membres du Parlement vénézuélien qui viennent de déposer une proposition de loi en faveur de la protection animale et pour l’interdiction des corridas.
· Soutenir sans réserve l’initiative de l’association portugaise ANIMAL pour obtenir l’abolition de la corrida au Portugal.
Ce sommet international a été organisé par l’association ANIMAL, en collaboration avec le CAS de Hollande et de Belgique (Comité Anti Stierenvechten) et la League contre les sports cruels du Royaume-Uni.
Le 17 mai, toutes les associations qui ont participé au sommet ont rejoint ANIMAL lors d’une manifestation devant les arènes de Campo Pequeno à Lisbonne. Plus de 700 personnes ont dénoncé l’hypocrisie des corridas portugaises, tout aussi cruelles et barbares que les corridas espagnoles !
Miguel Moutinho, président d’ANIMAL, précise : « Cette manifestation fut un succès, elle a contraint le petit monde de la torture tauromachique à lancer un appel désespéré pour remplir les arènes, qui se vident d’année en année. Et, malgré cela, les arènes étaient loin d’être pleines, ce qui montre la faiblesse de cette activité au Portugal. La fin est proche ! »
26 mai 2007
Cette Assemblée Nationale est mal fréquentée : il va falloir faire le ménage sans tarder

Les 10 et 17 juin prochains, on saura si, de ce qu'ils appellent l'ouverture, sortira la rupture.
Si on va bénéficier d'un aménagement de la peine ou si on va se prendre 5 ans bien rudes.
Cela fait 4 fois seulement, depuis 1981, qu'une élection législative va suivre une élection présidentielle.
Et jamais les résultats n'ont été identiques.
Nous sommes donc invités à élire 577 députés.
Il y aura des nouveaux certes mais également un bon paquet de sortants qui se représentent.
Dans le lot, quelques détestables individus.
Ceux qui ont appelé à la chienlit quand la rue et les organisations étudiantes et syndicales s'étaient mobilisées contre le CPE, ceux, les mêmes, qui ont vendu GDF à l'appétit du marché, ceux qui ont voté des lois dégueulasses concernant l'immigration ou la répression de la délinquance.
Et il y a tous ceux qui détestent les animaux, qui en sont fiers parfois, qui la ramènent à tout bout de champ sur la "grandeur" supposée des traditions franchouillardes, de ces vestiges cruels d'un passé étriqué et débile, qu'il serait nécessaire de défendre contre l'uniformisation de la mondialisation.
Le site de la Fondation Ligue Française pour les Droits de l'Animal a mis en ligne tout récemment 3 fichiers.
Le premier donne les noms des parlementaires qui sont réunis au sein du groupe d'études sur la chasse (210 députés, soit 40% de la représentation nationale, c'est énorme !), groupe très bienveillant à l'égard des sollicitations des viandards, qui savent bien les remercier en retour, en voix électorales bien charnues et en prébendes diverses mais attractives.
Le deuxième fichier rend public les noms des 56 députés ouvertement favorables à la corrida.
Le troisième présente les 72 noms des représentants de la nation qui font le forcing pour faire reconnaître le foie gras (et le gavage donc) comme patrimoine culturel.
Vous noterez, en croisant ces documents, qu'il y a des cumulards, des vrais de vrais.
J'ai relevé J.Godfrain (UMP), F.Loncle (PS) et bien sûr, T.Mariani (UMP), du Vaucluse.
Pour éliminer, ya le choix et pas besoin de balancer un SMS à 75 EUR.
La liste c'est ici et nulle part ailleurs :
www.fondation-droits-animal.org/rubriques/actualites/actualites_dernieres.htm
25 mai 2007
Le phoque-moine est inquiet au sujet de sa possible disparition : c’est Juppé qui va s’occuper de son cas

Au moins un quart des populations de mammifères sont en déclin en Europe et la situation est encore pire pour les mammifères marins, dont 22 % sont menacés d'extinction, selon la première évaluation globale menée par l'UICN à la demande de la Commission européenne.
L'Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN) estime qu'au total une espèce de mammifères sur six risque de disparaître au sein de l'Union.
Le rapport est visible ici :
www.iucn.org/en/news/archive/2007/05/22_pr_european_mammals.htm
Six espèces se sont vues accoler le statut « en danger critique ».
"L'Europe abrite deux des espèces les plus menacées dans le monde, le lynx d'Espagne et le phoque-moine de Méditerranée, tous deux sur la liste des espèces en danger critique", écrit l'Union dans un communiqué notant que ne subsistent que 150 lynx d'Espagne et 350 à 450 phoques-moines.
A l'inverse, 8% des espèces de mammifères ont vu leur population augmenter, dont le bison menacé de disparaître au début du 20è siècle et évalué aujourd'hui à 1.800 individus, grâce à une politique d'introduction et de réintroduction, de la Pologne au Bélarus, en Ukraine et en Slovaquie.
Le sort des mammifères marins est particulièrement alarmant: outre le risque d'extinction de près d'un quart d'entre eux, les données manquent pour près de la moitié (44%) des espèces, note l'UICN, qui estime que le risque de disparition pourrait être "encore plus élevé".
Par comparaison, seules 13% des espèces d'oiseaux sont jugées en danger.
Les principales menaces qui pèsent sur les mammifères européens sont la perte de leur habitat naturel, la déforestation ou l'assèchement des terres humides, la pollution et enfin, la sur-pêche ou la sur-chasse, selon l'UICN.
Mais moi je vous l’affirme, il ne faut pas se tracasser pour cette biodiversité en danger ; pour deux raisons :
la Communauté européenne, via une directive (règlement) européenne de mai 1992, a imposé aux Etats-membres la création d'un réseau d'espaces protégés dit "Natura 2000", dont le but est d'enrayer la perte de biodiversité d'ici 2010 et surtout, la France a désormais un super ministre de l’écologie.
"Humm…mon gars, on te devine légèrement perfide sur le coup", allez-vous dire !
Et de vous exclamer : "mais quand vas-tu arrêter de faire des procès d’intention ?"
"Laisse-lui sa chance, à Alain, mince…Peut-être a-t’il vraiment changé (en bien) ?"
"T’as bien remarqué", insistez-vous, "qu’il a arraché des râles de plaisir chez les commentateurs des médias au sortir de la réunion préparatoire des entretiens du Grenelle de l’environnement qui s’est tenue le 21 mai. C’est quand même bon signe non ?"
Ah bon ? Sauf que les représentants des 9 ONG ont bien marqué leur satisfaction sur la forme de cette prise de contact et non sur le fond. Les médias ont, quant à eux, abattu leur part du boulot habituel : fayotage et complaisance.
Allez, je vous taquine ! Oui, Juppé fera ce qu’on attend de lui ; comme Chirac, quand il a promis aux français, en 1995, de réduire la fracture sociale.
"Mais tu es terrible toi enfin….C’est quoi ces positions de principe ?"
Mes bons amis, permettez-moi de vous rafraîchir la mémoire : le programme présidentiel de l’UMP relatif à l’environnement avait été évalué, par les ONG, avec une note de 8,50/ 20.
Alain Juppé fut ce premier ministre qui, pour ne pas déplaire au lobby de la chasse et à certaines catégories socio-professionnelles, gela, en 1996, l’élaboration du réseau "Natura 2000".
C’est D.Voynet, sous le gouvernement Jospin, qui relança effectivement la concertation et donna l’ordre aux préfets, en 1997, via une circulaire, de permettre la traduction effective de la directive Habitats.
C’est Dominique Bussereau, ministre de l’agriculture et de la pêche sous le gouvernement Villepin qui, dans les instances européennes, était debout, contre tout bon sens, sur les freins pour empêcher, au nom de la France, une réduction significative des quotas de pêche au thon rouge en Méditerranée, espèce en voie de disparition !
Donc, faut pas nous prendre pour des cons, pour des oisillons tombés du nid.
Je vous imagine désespérés, au bout du compte;"c’est râpé, alors, pour le pauvre phoque-moine ?"
Non, il reste une possibilité. Une seule.
Que cet animal devienne, vite, très vite, très riche.
En ce moment, cette catégorie sociale fait l’objet de toute l’attention du gouvernement.
Si en plus il est retraité, ce ne sera que du bonheur.
24 mai 2007
La vie des animaux leur appartient et mérite le respect
![]()
Je viens de recevoir les derniers numéros de Bite Back, magazine américain consacré aux luttes pour la libération animale et des Cahiers antispécistes (numéro 28), revue de réflexion et d'action pour l'égalité animale.
Au sommaire des C.A., un long texte d'Andrew Linzey, théologien de son état, qui réfléchit sur l'écart que le christianisme a toujours placé entre l'homme et l'animal, conférant à ce dernier un statut inférieur l'exposant au mépris, à la cruauté, à la servitude et à la détresse. Même si l'on n'est pas du tout croyant, les interrogations d'A.Linzey sont intéressantes dans la mesure où elles plongent dans l'histoire des écritures bibliques pour expliquer pourquoi la charité préconisée par ce dieu des chrétiens (à l'image du dieu des musulmans) s'arrête à l'homme, dépouillant l'animal de tout droit à la dignité.
On lira également avec intérêt la retranscription d'une allocution de Peter Singer, philosophe australien, l'un des principaux penseurs de la libération animale, prononcée à l'occasion d'un colloque dédié à J.Stuart Mill, père de l'utilitarisme et un compte-rendu du dernier ouvrage de Florence Burgat, "Liberté et inquiétude de la vie animale" (éditions KIME).
Pour s'abonner et consulter de nombreux numéros mis en ligne : www.cahiers-antispécistes.org
L'antispécisme c'est, je le rappelle, la lutte contre l'idéologie du spécisme, qui est à l'espèce ce que le racisme et le sexisme sont respectivement à la race et au sexe; c'est à dire la volonté de ne pas prendre en compte (ou de moins prendre en compte) les intérêts de certains au bénéfice d'autres, en prétextant des différences réelles ou imaginaires mais toujours dépourvues de lien logique avec ce qu'elles sont censées justifier.
En pratique, le spécisme justifie et impose l'exploitation et l'utilisation des animaux par les humains de manières qui ne seraient pas acceptées si les victimes étaient humaines.
Le mouvement de libération animale, qu'il s'inscrive dans l'action ou la réflexion combat les pratiques qui découlent du spécisme.
C'est le cas de l'ALF (Animal Liberation Front), organisation sans structures formelles, fortement décentralisée dont se revendiquent tous ceux qui sont engagés dans une démarche radicale, non institutionnalisée, pour libérer les animaux de la souffrance et pour infliger des dégâts aux équipements associés à la maltraitance.
Le numéro 12 du magazine Bite Back fait le point complet sur l'activisme des groupes se réclamant de l'ALF en Italie et en Espagne et comme toujours, donne des nouvelles des militants incarcérés (notamment Les 6 du SHAC 7).
La répression est particulièrement sévère et disproportionnée, que ce soit en Angleterre ou aux Etats-Unis.
Le magazine donne les adresses des prisonniers afin de leur permettre de recevoir de la correspondance (tous les courriers sont cependant ouverts, lus et filtrés par les autorités pénitentiaires). Ces coordonnées sont communiquées et mises à jour sur le site.
Le site de Bite Back : www.directaction.info
Pour aller plus loin dans l'intérêt : www.animalliberationpressoffice.org et www.arkangelweb.org puis enfin (c'est en français en plus) http://antispeciste.free.fr
23 mai 2007
T’es malheureux ? Prends ça ! Tu vas savoir pourquoi tu pleures maintenant…
A l'issue d'un scrutin qui avait porté son copain crypto-pétainiste agité au pouvoir, Laurence Parisot, boss du MEDEF, le syndicat des grands patrons, déclarait, blafarde mais frissonnante d'un bonheur contenu : "nous nous engageons à contribuer avec responsabilité et enthousiasme à l'écriture de la nouvelle page qui s'ouvre pour la France".
Il fallait bien sûr comprendre : "on va lâcher les chevaux, c'est clair, croyez-moi, ça va dépoter au niveau protection sociale et droit du travail et faudra pas nous gonfler avec le maintien de vos acquis".
Aussitôt dit, aussitôt prouvé; F.Fillon, le 1er ministre bien coiffé aux yeux de poisson mort vient de mettre les points sur les i.
Au sujet du service minimum dans la fonction publique (c'est à dire la volonté de remettre en cause le droit de grève inscrit, c'est accessoire, dans la Constitution), il a assuré aujourd'hui qu'à défaut d'accord entre partenaires sociaux au cours de l'été, il fera le nécessaire pour faire adopter une loi bien dégueulasse en septembre.
Car le MEDEF en a marre d'attendre et c'est François Fillon qui s'en fait l'écho : "c'est un sujet sur lequel on a réfléchi les uns et les autres pendant 15 ans (...) on ne va pas encore réfléchir pendant neuf mois".
Et ça, c'est pas une vanne bien grasse de Jean Marie Bigard, la référence culturelle des quelques 19 millions d'abrutis qui ont choisi le petit despote comme symbole de la France qui se remet au travail.
C'est du sérieux de chez sérieux; comme la volonté, de ce même Fillon, de remettre à plat, sans tarder (pour juin 2008 a-t-il précisé), les formes du contrat de travail et de faire un joli cadeau à ses amis du CAC40 en flinguant le CDI pour lui substituer un contrat unique moins emmerdant, plus souple, moderne quoi !
Le choc de croissance promis par cette droite dure et réac, ça va être en définitive un ramponneau 'appellation d'origine contrôlée', un magnifique aller-retour, dans la gueule de ceux qui ont déjà bien morflé et qui, sans réfléchir, ont voté comme leurs patrons.
22 mai 2007
Très mauvais numéro du cirque A.Zavatta
Mézenfin, on peut dire qu'il l'a bien cherché ! 5 mois fermes, 5000 EUR d'amende et le retrait de Kenya.
Lui, c'est Arsène Cagniac, le directeur du cirque A. Zavatta. Elle c'est une éléphante.
Le Tribunal de Grande Instance d'Amiens a en effet prononcé ce jugement le 16 mai à l'encontre du cirque Zavatta fils pour détention illégale de cet animal sauvage, défaut de certificat de capacité et défaut d'autorisation d'ouverture.
Selon la SPA, ce directeur avait déjà été condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires en 2002 à Nevers (détention et présentation au public illégales d'un hippopotame).
La lourdeur de la sanction peut étonner. Cela étant, le Tribunal a probablement tenu compte de la récidive et de l'obstruction caractérisée et répétée de ce responsable de cirque vis-à-vis de l'application de décisions de justice.
Il s'était notamment opposé, en mars dernier, à la saisie de l'éléphante demandée par la Fondation Assistance aux Animaux, opération menée par la DSV (Direction des Services Vétérinaires ) et l'Office National de la Chasse.
A la suite de quoi, cet homme sans scrupules avait soustrait l'animal et l'avait fait disparaître de la circulation.
Heureusement, tout a une fin. Kenya va pouvoir sortir de son lieu de misère et être placée dans un endroit plus accueillant et plus respectueux de ses besoins.
La décision du TGI d'Amiens étant exécutoire, c'en est donc terminé, pour le moment, de l'impunité de ce cirque minable.
Les animaux, sauvages ou non, ne sont pas des bibelots, des jouets, des objets dont on dispose à sa guise pour se marrer ou pour être étonnés. La captivité, le dressage, s'accompagnent toujours d'humiliation et de souffrance.
La logique du tiroir-caisse et la curiosité malsaine s'entendent à merveille pour rabaisser l'homme ou l'animal au rang de spectacle désolant.
Rappelez-vous que de nombreux cirques, au début du siècle dernier, se tiraient la bourre pour montrer des individus qualifiés de 'monstres' (cf le très beau film FREAKS), qu'ils soient mutilés ou déformés physiquement ou tout simplement très disgracieux.
Se faire du fric sur le dos de la détresse physique, morale, d'un individu, animal ou être humain, c'est du proxénétisme bien sûr mais aussi l'une des formes la plus aboutie du capitalisme (avec, corrélativement, la production économique en milieu carcéral) car elle fait dépendre étroitement, sous la contrainte, l'exploitation de l'animal ou de la prostituée de la demande, réelle et souvent authentique, du client : l'enfant qui a besoin de s'émerveiller devant le lion qui passe dans un cerceau de feu, l'homme qui a besoin de purger ses glandes.
Le client justifie ainsi et prolonge, en payant le tarif, la condition misérable de la victime qui, une fois le plaisir passé, demeure dans sa piaule ou sa cage.
