Ça branle dans le manche

"Auschwitz commence partout où quelqu'un regarde un abattoir et pense: ce sont seulement des animaux." T.Adorno

05 août 2007

Dès que ça bouge, on vise et on tire !

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Les représentants des criminels schizophrènes sont déjà de retour !

Vous savez, ceux qui disent respecter les animaux et qui les flinguent, ceux qui s'affirment comme les vrais défenseurs de la nature et qui la dépeuplent de ses habitants sauvages.

Eux qui, las, bourrés, indécis, mouillés, après un affût qui se traîne en longueur, sont incapables d'apprécier un lever de soleil sur l'eau et tirent sur tout ce qui bouge car leur monde, ça se résume à ceci : ça bouge, ça me gène, je vise et je tire.

Les chasseurs, bien sûr !

Car la chasse au gibier d'eau (et de grève) s'est ouverte hier, samedi, à 6 heures du mat' sur le domaine public maritime de la côte atlantique nord et sud, soit en gros, le littoral de la Manche, de l'Océan Atlantique et l'estuaire de la Gironde.

Petit cadeau, en plus, offert, par le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche, au mépris de l'épidémie de grippe aviaire : la chasse à l'appelant est autorisée (un appelant est un oiseau immobilisé qui attire ses congénères). Comme quoi, les mesures sanitaires sont sélectives et faut pas embêter les syndicats intercommunaux de chasse avec ça. La tradition, bordel, c'est sacré !

Le 25 août, ce sera l'ouverture (toujours à 6 heures) de la chasse sur les marais non asséchés, fleuves, rivières, lacs, étangs etc.

Les viandards de la Somme (enfin, de la plaine car leurs copains de la côte chassent depuis hier) ne sont même pas contents et ça grogne dans les chaumières. Bin oui, c'est pas juste.

On leur avait promis (qui ? Nelly Ollin, la précédente ministre de l'Environnement ?) que cette date serait avancée d'une semaine.

Les pauvres, on leur retire du temps de flinguage : "La période de chasse est réduite de 30% et le coût du permis augmente de 30%. Il y a de quoi s'énerver non ?", remarque Jérôme Lefebvre, président de société de chasse.

Donc ils menacent, comme d'hab, d'enfreindre la loi et de reprendre les pétoires le 18 août.

C'est dramatique; les chassseurs de l’intérieur se sentent victimes d’injustices. En effet, ils devront attendre le 25 alors que leurs amis du domaine public maritime ont déjà commencé à nettoyer la nature de ce qui vit.

Mais dites moi, chers lecteurs, j'espère bien que vous saisissez l'ampleur du drame qui se noue, ici, en France .

On (les écolos au service des sauvagines, aidés par Bruxelles) leur enlève une semaine de massacre et en plus, ils sont jaloux de leurs petits camarades de jeux du littoral.

Ces assassins de la nature ne supportent pas les règlements, les lois, les directives parce que, en vérité, comme je l'ai déjà dit et répété,  cela contrarie leur compulsion maladive : tirer quand ça bouge.

           

Posté par TAOMUGAIA à 22:16 - Traditions connes et cruelles - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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