04 mars 2008
Chasse en Indre-et-Loire : faire bouger l’ombre et prendre l’initiative

Eh bien ! Il a eu chaud à la hure, le sous-commandant insurgé Bébert.
Le camp de la connerie cruelle a failli avoir la peau de celui qui, depuis des mois, éclaire la nuit de ceux qui sont pourchassés sans répit, le coeur emplit de peine et de douleur.
Si les terres, les campagnes, les forêts ne sont pas encore silencieuses, froides comme un cimetière, c'est grâce à lui, le sous-commandant Bébert.
Un jour, il a crié Ya Basta ! La révolte était née.
Cette année, la saison de chasse a été particulièrement rude pour les viandards. La tête du frère sous-commandant fut mise à prix.
Un cessez-le-feu ? Pas question ! Les forces agressives et méprisables n'ont jamais souhaité négocier.
Mort ou mort; c'était l'alternative. Aucune autre proposition.
L'étau se mis en place.
Au lieu-dit la Vallée-Goudert, commune des Essarts (Indre-et-Loire), ce vendredi 29 février.
Comment ont-ils appris que le sous-commandant Bébert se trouvait là ? Mystère.
Les services de renseignement des viandards sont très efficaces, assurément.
Vers 15h30, la troupe avait bouclé le périmètre. L'assaut allait être donné, les flingues donneraient la mort.
Acculé, Bébert le sanglier garda son sang froid. Disciple de Miyamoto Musashi, illustre samouraï du 16ème siècle, invaincu après toute une vie de combats, il se rappela que : "Comprimer l'ombre" est adapté au moment où vous sentez chez votre adversaire l'intention de manoeuvrer.
'Traité des cinq roues'. Classique de la littérature universelle, chef d'oeuvre de stratégie en arts martiaux.
Prêter attention au moindre détail. Ne rien faire d'inutile. Prendre l'initiative.
Bébert fonça, libéré et concentré à la fois, sur l'un des chasseurs.
Percuté violemment, ce dernier fut rendu à l'état de larve. Les compères, étonnés, désarçonnés, laissèrent le sanglier s'échapper.
Bébert ne fut pas rattrapé.
Conduite au CHR, la victime s'en tirera sans dommage.
J'ai eu Bébert au téléphone le lendemain de ce combat.
Il m'a assuré que ce guet-apens n'avait pas eu raison de sa détermination à faire taire la voix du sang.
Et, comme il sait que je suis aikidoka, il m'a glissé, facétieux : " O Sensei, notre maître, nous rappelle toujours que tu dois devenir ton adversaire.
Tu crois que ton adversaire est fort ? Tu deviens trop prudent.
"En toute chose il y a effondrement". Traité des cinq roues. Miyamoto Musashi.
Commentaires
haïku du matin/
Le sage des forêts
Un sanglier révolté
Bébert a gagné
Bonne journée...
Emma
Félicitations!
a Bébert. Et encore longue vie à toi. KlaRA.
Un bisou à Bébert !!!!
Tu lui as transmis un bisou par téléphone, à Bébert, de ma part.....j'espère !
J'imagine le coups de boule !.... Mmmmffffff !
Quant aux traités d'aikido et aux règles ( très justes, facétieuses, comme tu dis, précieuses, dirais-je ).....j'en ai la tete comme ça !!!!....avec fiston n° 1 !!!
Il ne me manque que la pratique !
....mais....bonjour les dégats !
@ Laurent
Merci pour l'info. Je vais essayer d'en prendre connaissance !
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=372511&pid=8187774
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :