Ça branle dans le manche

"Auschwitz commence partout où quelqu'un regarde un abattoir et pense: ce sont seulement des animaux." T.Adorno

23 avril 2008

Safari : perversion sportive, sadisme exotique, déviance photogénique

Quand t'es un pervers, quand tu as du blé, beaucoup de blé, c'est plus facile de satisfaire tes pulsions.

La perversité, je te le précise modestement, relève de la déviance. C'est à dire qu'il s'agit d'une déviation de la sexualité quant à l'objet, au but.

Il y a 3 stratégies pour l'expression de cette perversion : agie, consentie, attentiste.

Si tu veux élargir ta compréhension des comportements sadiques exercés à l'encontre des animaux et je pense ici très précisément à la corrida et à la chasse, n'oublie pas ces fondamentaux, comme on dit.

Cette inclinaison au mal mobilise les facultés intellectuelles (intelligence et imagination) du pervers.

Cette intention de faire du mal, c'est toujours fait en pleine conscience, si tu préfères.

Après, il y a l'enrobage car il faut socialiser le trouble, vivre avec lui.

Pour Jean-Baptiste (photo), il y a l'Afrique comme terrain de jeux. C'est à dire qu'il y a trouvé des objets supports de ses fantasmes, de sa sexualité déviée.

Il traque et tue du fauve. Du grand gibier. De la belle prise, celle qui te rend fier comme Artaban et ça, c'est la cerise sur le gâteau.

Enfin, quand je dis il traque, pas vraiment. Il a raqué un max de pognon à une agence de safari qui l'amène directement, en 4X4 tout équipé souvent, en hélico parfois, à proximité de sa cible.

Il fait son choix comme il l'entend; du lion ? Pas de problème, on a ça; du buffle ? Tout de suite, monsieur...   

S'il veut tuer de l'éléphant par exemple, on lui conseillera les bonnes balles blindées.

Dans cette chasse, tu l'auras compris, il n'y a ni force, ni endurance ni connaissances cygénétiques qui sont requises.

Le guide s'occupe de tout.

Tu n'as plus qu'à appuyer sur la gâchette et jouir ensuite.

Nous sommes dans le registre des sensations fortes.

Uniquement.

Connement.

Pathologiquement.

Dois-je développer ? Les perversions sexuelles (fétichisme etc) auxquelles on pense habituellement ne sont que des sous-ensembles de la perversité.

Comme la chasse au tout-gros. Au rare.

Massacre organisé à l'intention des fusils fortunés, le safari donne une touche exotique insurpassable car les paysages sont beaux et sauvages, pas comme les campagnes pouilleuses de la Brie ou du Pas-de-Calais en hiver.

Le 'best', c'est quand le guide a pu obtenir l'indifférence bienveillante des autorités locales et proposer un tir sur une espèce protégée.

La structure névrotique de Jean-Baptiste l'a ainsi conduit au Mozambique.

Il a par conséquent tué ce splendide léopard avec une balle de 375HH (balle extra dure, avec arêtes vives,19,5 g).

Et cet hippopotame (imagine la facilité que ce connard a eu pour tuer cette pauvre bête) qui se baignait paisiblement dans la rivière Rovuma.

hippo

Ah oui !J'avais oublié le principal : le pervers utilise la relation sadique parce qu'en essayant de disposer de l'autre, il est assuré d'avoir un retour en lui faisant du mal.

Alors Jean-Baptiste, tu as pris ton pied ?

Posté par TAOMUGAIA à 10:14 - Traditions connes et cruelles - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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