Ça branle dans le manche

Auschwitz commence partout où quelqu'un regarde un abattoir et pense: ce sont seulement des animaux. T.Adorno

27 mars 2010

Le César de la plus belle hémorragie est attribué à Manolete

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Ce film est une bouse. Une daube majeure et crétine.
Réalisé par Menno Meyjes (scénariste de La couleur pourpre), c'est un biopic sur la vie d'un guignol, icône des tueurs des arènes qui s'est fait crever la paillasse par un toro le 28 août 1947.
Manolete qu'il s'appelait.
Tu n'iras pas le voir, ce film, malgré un casting que certains diront d'enfer : Manolete est interprété par Adien Brody et Lupe Sino, une demie-pute vénale, par Penélope Cruz.
C'est en fait l'histoire de leur liaison passionnelle qui défraya la chronique et enflama les arènes dans l'Espagne franquiste.
Mais on s'en fout; car nous gardons en mémoire que la corrida délivre ce message basique : il est autorisé de mettre en acte ses pulsions sadiques.

J'attends avec impatience le film qui racontera la vie d'Islero, le toro qui encorna pour de bon Manolete.

Posté par TAOMUGAIA à 08:55 - Traditions connes et cruelles - Commentaires [24] - Permalien [#]

Commentaires

    A Pau il y a une exposition de Picasso sur les taureaux et les arênes.

    Les promoteurs se sont "battus" pour avoir cette exposition.

    Je n'irai pas non plus.

    Posté par ours64100, 27 mars 2010 à 09:34
  • Dico du pauvre.

    Toujours avoir une citation en réserve, même si depuis l'auteur a beaucoup déçu :

    "Je ne comprends pas pourquoi dieu qui a fait deux cornes aux taureaux n'a fait qu'un trou du cul aux toréadors". Patrick Font.

    Posté par Frank, 27 mars 2010 à 09:35
  • C'est sur, on s'en fout

    Je ne risque pas d'aller voir ce film.
    Au mieux, je serais allée distribuer des tracts anti-corrida devant le petit cinéma de ma ville, mais je n'en ai pas.
    Mais je me contenterai, je crois, d'aller voir les gens qui font la queue, et peut-être aborder le sujet.

    Posté par mimi, 27 mars 2010 à 09:58
  • rien que l'affiche

    me donne envie de ne pas m'approcher d'une salle de cinéma, corrida ou pas corrida. gnangnan, cucul, bourré de clichés, sans imagination, soporifique...

    Posté par l'elfe, 27 mars 2010 à 10:32
  • frank

    celle-là, je vais la conserver, d'autant que j'ai beaucoup aimé le duo font et val, y a bien longtemps de ça.
    quant à l'affiche de cette daube, je vais essayer de m'en procurer une pour me torcher avec.

    Posté par terrienne01, 27 mars 2010 à 12:41
  • alors dejà l'histoire a l'air bien naze et si on y rajoute toute la saloperie de la corrida, c'est à gerber dessus...
    j'ai vu ça hier soir aux infos, changé de chaîne. ça m'apprendra à tenter de regarder encore les infos à la télé...

    j'espère que quelqu'un fera un jour un film en hommage à tous les valeureux taureaux morts pour cette connerie puante

    Posté par chrissouboubou, 27 mars 2010 à 12:53
  • Alors des films comme celui-ci sont autorisés au cinéma par contre des documentaire comme alinéa 3 sont boycotté ?

    bravo la France, bravo la liberté d'expression ...

    Posté par Didine, 27 mars 2010 à 13:43
  • tout pour plaire

    y paraitrait que AB, l'interprète principal de la daube ci-dessus, est également passionné de course automobile et prend le volant de puissantes bagnoles bien polluantes pour participer à des rallyes. décidément ...............

    Posté par terrienne01, 27 mars 2010 à 15:03
  • autant en emporte le sang.

    Ce genre de film me fait vraiment pas vibrer.
    Il n'a rien à dire que de la passion triste et sanglante, comme toutes les grandes machines hollywoodiennes.

    Posté par hébé, 27 mars 2010 à 15:42
  • Je cherchais

    une cible pour mes fléchettes...J'imprime !

    Posté par seb, 27 mars 2010 à 16:04
  • abolition

    Mais ce film est pro abolition , pourquoi cette vague de critique ?

    Posté par abolition, 27 mars 2010 à 20:16
  • Si Si c'est vraiment un film pro-abolition...

    Alors il y en a qui ne l'ont pas compris:
    http://www.lindependant.com/articles/2010-03-20/manolete-un-film-en-avant-premiere-le-20-mars-149033.php

    Posté par hydres, 28 mars 2010 à 00:28
  • effectivement à voir la bande annonce,ABOLLITION S'IMPOSE!

    seulement c'est le cas d'avance dans ma tête et je n'ai pas regarder jusqu'au bout,je ne suis pas maso et j'ai mal pour le taureau.aussi,est-ce que vraiment les gens qui iront voir malgré tout voir le massacre à l'honneur,penseront que ce n'est pas de la fiction ,c'est la réalité,en pire;quoique je ne sais pas ce que le film contient.

    Posté par catherine, 28 mars 2010 à 01:09
  • @ abolition

    Pourquoi dis-tu que ce film est pro abolition?
    A ma connaissance, il sort le 31 mars, l'aurais-tu vu en avant-première?

    Pendant qu'il sera en salle, dans ma ville, je porterais un gros badge :
    "LA CORRIDA NE PASSERA PAS PAR MOI".

    Posté par mimi, 28 mars 2010 à 11:01
  • et que crève la Corrida!

    Posté par chrissouboubou, 28 mars 2010 à 13:20
  • les coulisses du film (trouvé sur le net)

    Voici l’authentique histoire d’une passion absolue, d’une sublime tragédie, d’une bouleversante rencontre comme seul le destin sait les orchestrer. Il était un dieu vivant, l’idole lumineuse d’un peuple qui sortait de la nuit. Elle n’était rien, mal jugée mais émouvante, repoussée mais tellement attirante… Manolete, l’un des plus célèbres toreros que l’Espagne ait connu, une véritable rock star avant l’heure, et Lupe, sulfureuse jeune femme au passé douteux, se sont aimés au-delà de tout, plus fort que les conventions, dépassant les existences dans lesquelles chacun des deux s’était enfermé. C’est une histoire flamboyante, tragique et universelle, servie par un couple de comédiens mythiques.
    Menno Meyjes, scénariste et réalisateur, raconte : « Ce film nous plonge au coeur de la rencontre entre un homme amoureux de la mort et une femme amoureuse de la vie. Manolete est un torero, il vit avec la mort comme compagne. Lorsqu’il croise le chemin de cette femme , elle va tenter d’abord de le séduire et puis de l’éloigner de cette danse mortelle qu’est la corrida. Mais c’est une danse qui fait viscéralement partie de son existence, de son identité, et qui lui apporte la fortune et la gloire… Même si Manolete est toréro, ce n’est pas un film sur la corrida. C’est un film sur la passion qui lie deux êtres l’un à l’autre alors que leurs milieux et leurs natures respectives les poussent à s’éloigner. C’est avant tout une romance dans l’Espagne de l’après guerre. C’est l’histoire d’amour d’une femme et d’un homme qui se trouve être un torero...
    Légende vivante adulée par tout un peuple, Manolete déplaçait les foules et déchaînait l’hystérie à chacune de ses apparitions. Sur les routes du pays, des centaines de personnes se massaient et attendaient des heures pour avoir simplement la chance de l’apercevoir au passage de sa voiture. Véritable idole, il fut le seul homme courtisé par Ava Gardner. Pour lui, on fit construire une arène de 60 000 places. Imaginez simplement que l’on fasse construire le Stade de France pour une seule personne aujourd’hui, et vous aurez une idée de ce que représentait cet homme… Manuel Laureano Rodríguez Sánchez est né à Cordoue le 4 juillet 1917. C’est un enfant fluet, pâle et d’une nature plutôt triste. Son père, un torero qui usait déjà du pseudonyme de Manolete, meurt cinq ans plus tard. En 1923, Manuel, sa mère et ses soeurs vivent misérablement dans la maison numéro 4 du quartier de Santa Marina...

    Posté par terrienne01, 28 mars 2010 à 17:16
  • Non, je n'irais certainement pas voir ce film.
    KlaRA

    Posté par KlaRA Desgaspard, 29 mars 2010 à 10:14
  • box office

    Le 31 mars dernier est sorti au cinéma un film mettant à l'honneur la vie d'un matador au surnom débile et ridicule "manolete"...
    Aujourd'hui, à l'issue d'une première semaine d'exploitation, les chiffres officiels du box office français ont été publiés.
    Il est très intéressant de constater que ce film n'a enregistré que 25788 entrées sur toute la France ce qui constitue ce qu'on appelle un bide sidéral!
    Il est à noter par ailleurs que ce film élevé au rang de "navet" par la critique n'est plus, à l'heure actuelle, diffusé que dans une trentaine de salles courageuses qui, malgré la crise, n'ont pas peur de perdre de l'argent.
    Nous pouvons cependant nous rassurer car il aura sans doute définitivement été retiré de toutes les salles obscures à l'issue de la 2ème piteuse semaine d'exploitation qui arrive.
    Nous ne pouvons que nous réjouir de ces chiffres qui sont un échec financier (BFPLG) et artistique cuisant et ce malgré 2 têtes d'affiches conséquentes qui ne méritent pas d'être nommées mais simplement d'être boycottées.
    Nous avons là également une preuve que les français sont indéniablement dans une posture de rejet à l'égard de la tauromachie. L'échec de ce film était tout à fait prévisible lorsque l'on sait que, selon les sondages, plus de 80 % de la population française désapprouve les corridas.
    Tout cela confirme, une fois de plus, que l'interdiction définitive et totale de la barbarie tauromachique est la seule démocratique et inéluctable issue à lui donner.

    Posté par terrienne01, 08 avril 2010 à 18:02
  • voilà ce que c'est de vouloir à tout prix faire croire que les gens aiment la corrida...mensonges...
    en tous cas pour une fois, merci aux gens d'avoir un peu réfléchi avant de foncer tête baisser pour s'abreuver bêtement de ce que l'on nous sert...

    Posté par Chris Bou Bou, 08 avril 2010 à 21:01
  • C'est une bonne nouvelle

    Mais ce n'est pas pour autant que ça les fera réfléchir, ça non...

    Posté par La Fouine, 09 avril 2010 à 09:17
  • hélas...
    je crains que tu dises vrai La Fouine...

    Posté par Chri souboubou, 09 avril 2010 à 13:35
  • Lupe la rouge

    C'est en faisant un blog sur les corridas (http://corridass.blogspot.com)que je tombe sur ce site. Lupe Sino n'était pas une demi pute, c'était une actrice issue d'un milieu pauvre et de tendance républicaine. Elle a refusé d'épouser Manolete, voulant lui faire abandonner la corrida qui le détruisait (par la drogue entre autre qu'il consommait). C'est la mère de Manolete qui était âpre à la gloire et à l'argent. Son fils, qui avait fait le fortune de sa famille, n'osait pas l'affronter, lui qui combattait des toros ! et il fit la fortune de sa famille.) De tendance franquiste (par opportunisme) elle a donné de sa belle-fille (Lupe "la rouge") une image de catin totalement inexacte. Lupe est morte jeune avec de modestes revenus, sa carrière ayant été détruite par l'image qu'en avait d'elle donné sa belle-mère (il faut dire aussi qu'elle l'avait en partie sacrifiée à Manolete). Hélène Larrivé

    Posté par helenelarrive, 27 mai 2010 à 16:55
  • ringard à mort

    Elisabeth de Fontenay, le Silence des bêtes. Et tout l'engagement intellectuel de ces femmes et hommes qui défendent les animaux ... donnent des pistes pour détricoter cette absurdité humaine, de domination, cruauté, abomination, sadisme ... La corrida est abjecte.

    Posté par casta, niet, 24 avril 2017 à 00:24

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