Ça branle dans le manche

Auschwitz commence partout où quelqu'un regarde un abattoir et pense: ce sont seulement des animaux. T.Adorno

23 septembre 2006

Réchauffement climatique et dégâts des eaux : la place sera chère

2350870235_1 Selon l'écologiste Tim Flannery, éminent scientifique reconnu par ses pairs et auteur de plusieurs ouvrages très influents (que l'on pourrait qualifier d'essais de géopolitique environnementale), actuellement chercheur au laboratoire de zoologie de l'Australian Museum de Sydney et directeur du South Australian Museum, à Adélaïde, l'Australie peut subvenir durablement aux besoins de 7 millions ou 8 millions d'habitants seulement - moins de la moitié des 19 millions que compte déjà le pays !

Cela posera, à l'en croire, un véritable "dilemme moral" quand il s'agira d'accueillir des immigrants contraints de changer de pays en raison des changements climatiques, par exemple les habitants des îles du Pacifique que submergerait la montée du niveau des océans.

Cette déclaration d’intention est devenue un fait : En 2000, le gouvernement de Tuvalu a demandé à l'Australie et à la Nouvelle Zélande de s'engager à accueillir ses 11.636 ressortissants, au cas où la hausse des océans rendrait l'évacuation indispensable.
Le gouvernement de Canberra a refusé. Le ministre de l'immigration, Philip Ruddock a été jusqu'à déclarer qu'accueillir les naufragés du Tuvalu serait "discriminatoire" par rapport à d'autres candidats réfugiés.
La réponse de la Nouvelle-Zélande est à peine moins brutale. Elle accepte d'accueillir, par an, 74 personnes de Tuvalu et Kiribati, et 250 des Fidji et de Tonga. A condition toutefois que les candidats soient âgés de 18 à 45 ans, disposent d'une offre d'emploi "acceptable" (emploi salarié, plein temps, à durée indéterminée) et prouvent leur connaissance de l'anglais, ainsi que la preuve d’un revenu suffisant s'ils ont une personne à charge !!!

Dans le siècle à venir, des millions d’habitants des zones littorales et des petites îles sont susceptibles de devenir des “réfugiés environnementaux” en raison de la montée des océans ou de conditions climatiques extrêmes.

D'aprés Anna Gosline/New Scientist et le site réseau action climat france -www.rac-f.org -

A lire l'ouvrage de T.Flannery, traduit en français sous le titre "les faiseurs de pluies" et édité par les éditions Héloïse d'Ormesson.

Posté par TAOMUGAIA à 17:55 - Biosphère en danger - Commentaires [0] - Permalien [#]

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