Ça branle dans le manche

"Auschwitz commence partout où quelqu'un regarde un abattoir et pense: ce sont seulement des animaux." T.Adorno

24 décembre 2009

Horreur dans le Sud-Ouest : on a trouvé le véritable tueur en série des lapins

LAPIN1

Tu as peut-être entendu parler de ce serial killer qui a tué, tout récemment, dans des conditions abjectes, une cinquantaine de lapins dans les environs de Coulonges-sur-l'Autize, petite commune au nord de Niort.
Les gendarmes recherchent quelqu'un d'assez 'perturbé'.
En plus, des plaintes leur sont remontées pour des faits similaires plus anciens.

Ci-après, tu liras ce qu'en pensent nos amis de l'association L214 dans le cadre d'un communiqué de presse mis en ligne sur leur site que je t'invite à visiter très régulièrement :
http://www.l214.com

Inquiétant

« Tueur », « petites victimes », « crime », « assassinat », « massacre », « tuerie », « cruel », « profil psychologique inquiétant », les mots utilisés pour décrire les mises à mort de lapins dans des clapiers du Poitou-Charentes par un individu non identifié sont lourds de sens mais justifiés.
Au-delà du ton badin parfois utilisé dans les articles de presse ou dans les discussions de comptoir, il règne un malaise certain. Surtout à l'évocation de l'éventration de lapines dont on a extrait les petits, ou encore à celle d'un enfant qui a retrouvé son lapin décapité sur le chemin de l'école.
L’auteur de ces actes macabres est « un prédateur sadique et pervers qui travaille à la chaîne » selon l’adjudant-chef Couvrat, dont les propos sont rapportés dans Sud Ouest (1).

220 000 lapins abattus chaque semaine en Poitou-Charentes

Que dire alors de l’abattage à la chaîne de 220 000 lapins chaque semaine dans la région ?
Le Poitou-Charentes est en effet la première région en termes d'abattage (32% du volume national) avec la présence sur le sol des Deux-Sèvres de l'entreprise LOEUL et PIRIOT, le plus grand abattoir européen de lapins. (2)
Les méthodes sont-elles plus "humaines" que celles pratiquées par le tueur occasionnel ? Hélas non, des problèmes cruciaux dans les abattoirs de lapins ont été mis en évidence par une récente étude scientifique qui met en cause l'efficacité de l'étourdissement électrique, quand il est pratiqué (3). Nul doute que le nombre de ratages en abattoir dépasse celui des victimes du « serial killer ».

Des mises à mort non criminelles

Le délinquant des clapiers inquiète à juste titre : on le soupçonne de tuer pour son plaisir.
Rien à voir donc avec l’abattage industriel organisé, puisqu’ici la mise à mort obéit à la plus impérieuse nécessité : les « petites victimes » périssent pour réjouir nos papilles ou décorer les cols de nos manteaux. Qui plus est, avec l’approbation de tous.
Tout va bien.

Tout va bien ?

Etrange transmutation : la tuerie qui relève du « sadisme » chez un seul s’efface derrière les mots paisibles de « travail » et de « consommation » quand elle est organisée au niveau de la société tout entière.
Une alchimie qui ne fonctionne pas pour les lapins : industrielle ou artisanale, la mise à mort implique stress, panique et souffrance. Comme tous les animaux, ils éprouvent des émotions et aspirent à vivre leur vie. Au fond, nul ne l’ignore, même si tout conspire à le faire oublier. Le sentiment parfois violent de malaise devant les images d'abattoir (cf. l'affaire Charal
) reflète l'embarras de l'opinion à l'évocation de ces meurtres alimentaires quotidiens et massifs.

Il est temps d’ouvrir un débat public sur la place accordée aux animaux. Nous savons qu’il est injuste d’abuser de leur faiblesse pour leur infliger le pire. Il est temps de rendre notre société plus éthique et plus cohérente avec ses valeurs.

« La viande doit rester gaie, le plaisir de manger dégagé de toute inquiétude empathique, comme la publicité ne cesse de nous le rappeler par des images festives. Que personne ne s'avise de coller son oreille à la chair inerte, au risque d'y entendre le souffle rauque de la bête qui s'affale. La pitié pour l'opaque misère des animaux de rente s'estompe vite, dès lors que le spectacle de leur souffrance est caché, et leur exploitation justifiée par la force des arguments économiques.
Du calvaire de l'animal, le consommateur ne sait rien et ne veut rien savoir : les lieux de mise à mort sont d'ailleurs distincts des lieux de vente, et celui qui tue n'est plus celui qui vend.
En soustrayant à la perception la présence effective de la mort, c'est la possibilité même de l'alimentation carnée qui devient peu à peu impensable, parce qu'inimaginable, hors représentation. La séparation des tâches a contribué à consolider une scission entre l'animal et la viande, épargnant ainsi notre réflexion. Divers relais et médiations achèvent de lever l'interdit et d'abolir tout sentiment de culpabilité et de responsabilité. On ne peut déplorer les conditions de vie et de mort des animaux de boucherie et, en même temps, cautionner ces conditions par une consommation quotidienne de viande. Ceux qui s'en abstiennent pour des raisons éthiques font preuve de sens critique à l'égard d'un très fort suivisme social et manifestent ainsi une réelle volonté de voir émerger une réflexion sur ce qu'est véritablement la viande. »

Florence Burgat, « Folie des vaches, folie des hommes – L'oubli de l'animal »,
Le Monde diplomatique, mai 1996, p. 7.


(1) « Mais qui veut la peau des lapins ? Un mystérieux tueur en série décime depuis quelques jours les clapiers de Coulonges- sur-l'Autize (79). Une centaine de lapins ont été tués », Sud Ouest Poitou-Charentes, 16 décembre 2009.
http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/808146/mil/5492864.html
(2) « Situation de la filière cunicole », Préfecture des Deux-Sèvres, 16 juillet 2008. http://www.jean-grellier.fr/IMG/pdf/compte_rendu_DDAF_sur_filiere_cunicole.pdf
(3) S. Rota Nodari, A. Lavazza, P. Candotti, « Evaluation of rabbit welfare at stunning and slaughtering in a commercial abattoir », 9th World Rabbit Congress, 10-13 juin 2008.
Une traduction libre de cet article :
http://www.l214.com/lapin/etude-etourdissement-abattage.

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23 décembre 2009

Accident de chasse à Chivres-Val : à la Saint-Théophile, c'est à l'hosto que tu files...

lapin

Comment torpiller les fêtes de fin d'années qui se préparent ? Comment remplacer la concorde familiale et la bonne humeur qui devront être au rendez-vous par le fiel et l'irritation ?
Il convient d'admettre qu'eux n'ont pas fait dans la dentelle. C'est un modèle du genre.

Dimanche 20 décembre, deux beaux-frères accompagnés d'un fiston semaient l'effroi dans les terriers de Chivres-Val (Aisne). Au sens propre comme au sens figuré puisqu'ils chassaient en utilisant un furet pour débusquer les lapins.

Un pauvre animal se barra de son gîte, s'exposant ainsi aux coups de fusil des viandards. 
L'un deux tira aussitôt. A 51 ans, il avait du métier. La technique du furetage, il connaît.
En plein dans le mille !
Dans la tronche du beau-frère (53 ans). Dans le bras aussi. Sans oublier l'épaule ! Bien joué Callaghan ! La frite transformée en écumoire.
Les pompelards sont viendus, le SAMU également et les pandores pour finir.
C'était 'Vivement dimanche' à l'hosto de Soissons.

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22 décembre 2009

L'ours lippu ne dansera plus

savedbear

Les bonnes nouvelles arrivent, au compte-gouttes, mais elles arrivent.
Tu as peut-être encore en mémoire mon article du 24 mai 2009 qui relatait le misérable sort des ours lippu, ces ours danseurs qui, en Inde, sont exhibés dans les rues pour amuser les touristes.
Tout ça, c'est terminé.
Le 18 décembre, à Delhi, un propriétaire Qalandar a remis à l'assocation Wildlife SOS le dernier ours indien dressé à cette intention.

Le gouvernement, les autorités de tutelle, Wildlife SOS, Free the Bears Fund (FTB) en Australie, International Animal Rescue (IAR) au Royaume-uni et One Voice en France ont en effet tiré le rideau sur cette tradition pluriséculaire qui consistait à enlever un jeune ours lippu à sa mère (en tuant cette dernière très souvent), puis à le dresser par la contrainte en lui passant une corde dans le museau après avoir percé ce dernier avec une pointe métallique chauffée à blanc.

Les refuges et les sanctuaires de Wildlife SOS ont ainsi accueilli plus de 600 ours qui ont été sauvés et soignés tout en menant un patient travail de sensibilisation (et des programmes de reconversion) auprès du peuple Qalandar.

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21 décembre 2009

Accident de chasse à Pertuis : après la neige, des chutes de plombs ...

plombs

Au moins, il n'a pas fait les choses par derrière, lâchement. Mais bien face. Comme un véritable ami. Plutarque n'écrivait-il pas que le franchise est le langage propre de l'amitié ?
Ce qu'il a commis là est d'une sincérité sans voile.

Quand il conviendra de se rabibocher, il faudra en tenir compte. Pour l'instant, il y en a un  qui doit être passablement courroucé, voire carrément furax.

Je parle de ces deux chasseurs habitués à tuer ensemble de l'animal pour le fun. Du côté de Pertuis (Vaucluse).

Dimanche 20 décembre, en fin de matinée, l'un des deux viandards (30 ans) a reçu toute la semoule de face, dans une région située nous dit-on entre les genoux et l'abdomen. Il a donc été bien arrosé de plombs par son pote, tellement bien que les pompelards l'ont conduit à l'hosto d'Aix-en-provence.

Espérons que ce geste malencontreux, très maladroit, sera pardonné : les fêtes approchent, la trêve des (con)fiseurs arrive fort à propos.

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20 décembre 2009

Les vivants autour de la table et les morts posés au milieu : bonne année, gorge tranchée

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Nous tous les animaux...

Avons le don magique de sentir que nous existons. Les cailloux et les trains, les tubercules et les fruits, ne savent rien de la douceur de l'air et de la caresse de l'eau, ni n'éprouvent l'émotion de se frotter les uns aux autres.

Mais pour nous, les animaux, la vie peut être belle.

Ce sera bientôt notre fête ?

Les guirlandes sont prêtes, et les couteaux, les cages, les gourdins, les cadeaux. Bientôt on goûtera plus fort qu'à l'habitude la joie d'être réunis. Bientôt pleuvront les coups plus forts qu'à l'habitude.
Et les « paix sur la terre » et les « voeux de bonheur » vogueront tranquillement sur une mer de sang plus large qu'à l'habitude.
Beaucoup des animaux iront au grand festin : les vivants autour de la table et les morts posés au milieu.
Car le monde, dit-on, est fait de deux moitiés, l'une née pour régner et l'autre pour
périr.

Joyeux Noël, pour qui ?

Il y aura des sapins, des gentils Pères Noëls, des crèches avec un boeuf et un petit enfant. Leboeuf ne humera ni sapins ni paille. Il aura le souffle rauque de la bête qui s'affale; la vies'échappera par sa gorge tranchée ; ensuite les Pères Noël partageront sa dépouille avec les petits enfants.

Pour qui, la bonne année ?

Bientôt la Saint Sylvestre, la nuit des bons vivants aux ventres de cimetière.

Porcelets qu'on ampute de la queue et des dents, veaux traînés à genoux vers le dernier voyage, vous tous les mutilés, les emprisonnés, les asphyxiés, les gavés, les électrocutés, les éventrés, à quoi bon vous débattre ?
Les bons vivants à la voix mélodieuse couvrent déjà vos cris. Ils parlent de terroir et de nappes à carreaux, chantent les bonnes mains calleuses (qui tiennent les tenailles, les embucs, les filets), et le talent immense d'exciter les papilles en cuisinant des morts. Ou tu parles comme eux ou tu es un peine-à-jouir. Pour être de la famille, il faut organiser...

...la communion dans le sang !

Noël ou Nouvel an sans dinde, sans foie gras, sans saumon, sans homard, sans huîtres, sans gibier, sans mousse de canard, sans langouste, sans boudin blanc, sans caviar... il manquerait l'essentiel ! Avoir des invités et n'offrir point de viande, cela ne se fait pas. Voyons ce sont nos hôtes, il faut leur faire honneur, leur prouver notre estime, se montrer accueillants ! Macabre communion au prix d'un sacrifice. Vois combien je t'honore, j'ai immolé pour toi des victimes sans compter.

Tu es bien mon égal, tu es digne comme moi de moissonner les vies de ceux de l'autre moitié.En ces temps généreux, les plus pauvres des élus ne seront pas oubliés.
Aux réveillons humanitaires, eux aussi recevront leur rondelle de foie gras. Puis on les renverra se geler dans
les rues, tout oints de dignité.

Et moi, je me mets où ?

Moi qui n'ai ni plumes, ni fourrure, ni écailles, je suis par ma figure de la race des saigneurs.Comme je voulais leur plaire, qu'ils m'acceptent parmi eux, j'ai fait mine de croire la fable des deux moitiés.
Je savais tout comme eux savourer le goût du meurtre et rire grassement des cadavres exquis. Mais c'est trop cher payer ma place parmi les leurs.J'aimerais encore qu'ils m'aiment et pouvoir les aimer, mais je vois trop clairement qu'ils écrasent de sang froid ceux de l'autre moitié, qui sont aussi les miens.
Plus jamais je ne serai du côté des bourreaux. Le jour du grand festin, s'il n'y a que deux camps, je choisis l'autre
côté.

Éventrez-moi vivante comme les autres esturgeonnes. Explosez-moi le foie comme aux autres canards. Arrachez mes testicules comme aux autres chapons. Ecartelez-moi comme les autres grenouilles. Ébouillantez-moi comme les autres homards. Que vos dents souriantes mettent ma chair en lambeaux comme celle des autres dindes, veaux, chevreuils et saumons.

Faut-il vraiment choisir entre le pire et le pire ? Rejoindre les suppliciés qui vont agoniser, abandonnés de tous ; ou bien les assassins qui poussent vers l'abattoir, la face ricanante qui déjà se pourlèche ?

Non, non, non, non !

Je dénonce !

Je dénonce le médiocre et lâche procédé de mépriser autrui pour mieux se rassurer sur sa propre importance.
Je dénonce la communauté bâtie sur l'exclusion. On peut créer des liens autrement qu'en étant complices des mêmes crimes.
Oublions l'odieux mythe du monde à deux moitiés, la sinistre machine à fabriquer le malheur.
Je veux qu'existent en vrai les Pères Noëls gentils, et la paix sur la terre, et la fraternité.
Que puisse s'épanouir la chaleur animale et la joie d'exister des porcelets joueurs, des canards
amoureux et des humains bavards.

Pour nous tous, les animaux, la vie peut être plus belle.
Que commence enfin la fête pour de vrai.

Le Manifeste de Loen

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19 décembre 2009

Chasse à la baleine : une dernière tournée sanglante ?

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L'année 2010 sera l'année de tous les dangers, économiquement, socialement, une année sans reprise d'aucune sorte, une année noire, dépressive.
Etouffés par l'ampleur des déficits publics, sans ressources, tous les gouvernements vont tailler à la hache dans les budgets (ça a déjà commencé en Angleterre). Au Japon, le nouveau gouvernement de Yukio Hatoyama s'y colle.
En effet, il a déjà annoncé qu'au terme de l'année 2010, il ne mettrait plus un rond dans la Fondation de coopération pour la pêche au large (Overseas Fishery Cooperation Foundation), elle-même principal bailleur de fonds de l'Institut de recherche sur les cétacés (Institute of Cetacean Research).

Tu me vois venir avec mes gros sabots...Car c'est cet institut qui finance et ordonne les campagnes de chasse à la baleine dans l'Antarctique sous le prétexte fallacieux de recherche scientifique pour contourner le moratoire.
Année après année, le Japon lance ainsi ses navires-usines et ses harponneurs dans les eaux glaciales du sanctuaire pour tuer des centaines de cétacés et ceci fait, ramener leur chair dans les assiettes du consommateur japonais.
Mais année après année, Paul Watson et son association Sea Shepherd Conservation Society empêchent ces tueurs de faire leur boulot.
Sans faillir, l'équipe de volontaires de SSCS se met en travers de la route des navires de mort, contrarie leur cheminement sanglant, sachant que plus il y aura de baleines épargnées, moins la campagne de chasse sera rentable.
Et c'est désormais le cas. C'est un véritable sabotage économique que conduit SSCS, avec des résultats indéniables.
En plus de révéler à l'opinion internationale le visage repoussant d'un Japon barbare.

Les trois dernières campagnes de défense des baleines dans l'océan austral, l'opération Leviathan (2006-2007), l'opération Migaloo (2007-2008) et l'opération Musashi (2008-2009), ont réussi à diviser les quotas en prises de baleines par deux et à annuler les bénéfices de la flotte baleinière.

Paul Watson et son équipage sont retournés début décembre en Antarctique pour ce qu'ils espèrent être la dernière campagne. Il faudra protéger 925 petits rorquals et 50 rorquals communs.
L'opération Waltzin Matilda devrait donner ainsi le coup de grâce aux saisons de chasse à la baleine.
Comment envisager effectivement que l'Institut de recherche sur les cétacés, bientôt privé de fric, finance à perte des campagnes baleinières ?

Tu peux suivre le déroulement de l'opération Waltzin Matilda en allant sur le site de Sea Shepherd France et même donner des gentils sous pour participer au combat contre les assassins des mers : http://www.seashepherd.fr

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18 décembre 2009

Corrida, crève charogne ! Plus vite qu'on ne pense...

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C'est gagné ! J'y crois pas ! Les amendements félons de la mafia tauromachique ont été rejetés. L'initiative législative populaire visant à abolir la corrida en Catalogne va suivre son cours, faire la navette parlementaire comme on dit.

Les crevards vicieux qui bandent devant un animal supplicié sont fous de rage. Et champagne pour la vie !

 

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Corrida, crève charogne ! Phase 1

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Anna, on est tous avec toi. Surtout les taureaux d'ailleurs. Mais les 15 minutes de temps de parole qui te sont accordées aujourd'hui suffiront-elles à faire de ce vendredi 18 décembre 2009 un jour historique ?
Anna, tu portes la voix de millions de personnes déterminées à mettre fin à cette saloperie sans nom qu'est la corrida.
Anna, tu es avocate, juriste, ton éloquence, tu l'as mise plusieurs fois au service des sans-voix. Tu réussiras et vendredi soir, nous serons très nombreux à pleurer de joie et à fêter comme il se doit la marche de la Catalogne vers l'abolition de la corrida.

Je m'adresse à Anna Mulà i Arribas, porte-parole du mouvement PROU qui a initié cette initiative législative populaire (ILP, Iniciativa Legislativa Popular) avec succès (180000 signatures), forçant donc les portes du parlement de Catalogne afin que soit discutée et votée la demande d'abolition de la corrida et autres traitements festifs et cruels entraînant la mort de l'animal.

Aujourd'hui débute donc la première étape d'une série de trois : l'examen des amendements.
Si, comme on l'espère tous ici, les amendements déposés par la mafia tauromachique acoquinée avec la droite catalane sont rejetés, la demande poursuivra son cours, entre examen par des commissions parlementaires et vote final en plénière.
Anna ouvrira donc le bal des orateurs vers 09 heures. 
Le vote (électronique et secret) interviendra aux environs de 11 heures; tu peux suivre son déroulement en direct ici :
www.parlament.cat

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17 décembre 2009

Accident de chasse à Nouvron-Vingré : ça lui fera les pieds !

chasse

Deux tirs. L'un qui touche l'animal, l'autre qui dégomme le collègue viandard. On est d'accord. On a affaire à un maladroit du 2ème type et c'est tant pis pour l'amitié qui unissait ces 2 chasseurs.
Mais comment être absolument certain que le premier tir, comme l'affirme le chasseur désolé, était bien destiné au sanglier ? Et si c'était l'inverse ?
Tu as du mal à suivre ? Je t'explique.

Nous sommes à Nouvron-Vingré (Aisne), canton de Vic-tue-Aille Vic-sur-Aisne, dimanche 13 décembre. Deux gars terrorisaient la campagne. Normal. C'étaient des chasseurs.
Munis de gros calibres (du 12), ils traquaient le sanglier.

Retenant les consignes du sous-commandant Bébert, expert en self-défense, un jeune sanglier acculé utilisa Irimi Nage, technique qui consiste, pour résumer, au moment de l'attaque, à créer l'illusion optique du ma-ai en entrant sur l'axe de l'attaque.
La bestiole chargea ainsi l'un des viandards.

Pas en reste, l'autre épaula son flingot pour stopper l'attaque de l'animal mais, comme je te l'ai dit, il le toucha seulement et plaça, c'est ça qui est le plus rigolo, une balle dans la cheville du copain. Pas besoin de te préciser qu'elle a explosé sous l'impact.

Deux coups de feu donc. Et supposons que le tireur ait d'abord esquinté son congénère avant le sanglier. Tu ne trouves pas que ça change tout ? 

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16 décembre 2009

Accident de chasse à Chantilly : et pour monsieur, ce sera une francfort réduite en purée

farfadet

Tendant un doigt vengeur, le farfadet s'adressa au chasseur en ces termes : "A force de nous les briser, nous le petit peuple de la forêt, à force de semer le trépas, tu seras puni par là où tu pèches". Et il disparu comme par enchantement sous une vieille souche imposante supportant des dizaines de Polypores soufrés.

"Casse-toi pauvre con", lui rétorqua le viandard,"la forêt elle est à nous et si tu veux être peinard t'as qu'à prendre ta carte de chasse comme tout le monde".

Enervé malgré tout par cette rencontre avec un représentant du peuple féerique, il se prit les pieds dans des racines et se vautra lamentablement. Le fusil chargé. Et déchargé de suite. En effet, un coup partit, enlevant à l'occasion une francfort de sa mimine droite posée à terre pour amortir la chute.

"Pas de doigt, pas de chocolat pour les fêtes", songeait, amusé, le farfadet en s'éloignant des feuillus du bois des Bouleaux, à  Chantilly (Oise), ce dimanche 13 décembre.

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15 décembre 2009

Il a tiré la chasse une bonne fois pour toute

chasseur

Il n'ira plus au bois, les lauriers sont coupés, entrez, voyez comme on chasse...
Comme disait Jules Renard, "Rien ne sert de mourir, il faut mourir à point".

Ce faisant, ce chasseur de 53 ans a accentué davantage la baisse des effectifs des viandards car il est devenu particulièrement mort à la suite d'un arrêt du coeur, tout le monde descend, fermeture des portes dans 5 mn.
Il était en train de traquer de l'animal avec toute une tripotée de potes du côté de Bouzonville (Moselle), sur le ban de Fillstroff, le vendredi 12 décembre quand...plus de son...plus d'image.
Allo la régie ? Vous m'entendez ?

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14 décembre 2009

Accident de chasse grièvement pas mortel à Salin-de-Giraud : ça fait mal à la tête

affiche

On ne peut être sûr de rien mais après ce qui s'est passé, je crois vraiment qu'il conjuguera le verbe chasser au passé.
Il n'a pas connu le feu des tranchées, les ravages de la mitraille et des éclats de la première guerre mondiale mais le résultat est le même : c'est une gueule cassée.
Son sort est désormais entre les mains, c'est le cas de le dire, des techniciens en greffe et en chirurgie maxillo-faciale.

En effet, son flingue lui a pété son visage, dimanche 13 décembre au matin. Il chassait. En Camargue, à Salin-de-Giraud.
En partie défiguré, il a été évacué par hélico vers l'hôpital nord de Marseille.

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13 décembre 2009

Bavure de la chasse à La Celle : tout cueilleur de champignons sera tiré à vue pendant la période de chasse

images

La racaille verdâtre fait décidément parler d'elle en ce moment; les exploits des bas du front en milieu rural ne se comptent plus. L'appel du sang est si fort que la connerie désinhibée (par la bibine) se lâche : exécution d'une jeune louve dans les Hautes-Alpes, liquidation d'une laie, Lussie, allaitée par une jument dans une petite commune de l'Ain, alors même que cette femelle sanglier était complètement apprivoisée, sans oublier, ça date d'un peu plus longtemps, qu'un viandard avait assassiné Léa, cette laie adorable qui avait été recueillie par Val dans son refuge sarthois.

Il faut dire qu'ils se sentent tout permis, les bracos et autres viandards : leur secrétaire d'Etat de tutelle, Chantal Jouanno, est familière de l'ultra-chasse. Les grands prédateurs, les oiseaux migrateurs, même protégés, peuvent crever en silence.

Et les ramasseurs de champignons être envoyés à l'hosto.

Lundi 07 décembre après-midi, à La Celle (Var), un cueilleur de bolets et de coulemelles a été touché par des plombs au niveau d'une omoplate.
Le tireur fou s'est barré lâchement. Et le blessé, à qui on n'avait pas assez répété que la nature appartient exclusivement aux chasseurs 8 mois sur 12, a été transporté à l'hôpital.

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12 décembre 2009

Accident de chasse à Villeherviers : ne change pas de main, je sens que ça vient...

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Oooohhh...Qu'est-ce que c'est bon quand ça part ! Quelle décharge ! Plein la main !

Non, il n'a pas aimé en fait. Pas du tout. C'est même carrément l'inverse. Il a eu très mal.
Car ne n'est pas à un exercice solitaire auquel il s'adonnait. Il était en groupe. Avec lui, ils étaient six. Quel gourmand !
Et le beau petit engin lisse qu'il tenait avec soin, ma foi d'un bon calibre...c'était le canon d'un fusil de chasse.

Le flingue a explosé alors que notre viandard s'apprêtait à buter un coin-coin. La troupe de killers était en effet à la chasse au canard, ce samedi 05 décembre à Villeherviers (Loir-et-Cher), lieu-dit La Joualinière.

La mimine gauche (ou du moins ce qu'il en restait) a été conduite avec son malheureux proprio au CHR d'Orléans-La Source et par hélico s'il vous plait.

La Sologne peut encore vous étonner.

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11 décembre 2009

Accident de chasse à saint-Beauzire : cède une chaussure très peu servie

pied

Avec des bottes ou sans bottes, des rangers ou sans rangers, de toute façon il ne puera plus des pieds. Enfin, d'un pied.
Il a fait un grand trou dedans pour laisser passer l'air. Finie la transpiration ! Terminé le talc ! Plus besoin de semelles anti-odeurs.
L'idée peut sembler radicale mais à la réflexion, c'est terriblement efficace.

Dimanche 06 décembre, dans le Brivadois (capitale Brioude), à Saint-Beauzire exactement (c'est dans le Puy-de-Dôme), ce viandard manipulait son flingue quand le coup est parti dans l'un de ses ripatons. La balle a traversé l'extrêmité de ce membre que l'on dit inférieur.

Avait-il les mains moites en plus des pieds poites ?

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