Ça branle dans le manche

Auschwitz commence partout où quelqu'un regarde un abattoir et pense: ce sont seulement des animaux. T.Adorno

09 avril 2013

13 avril : contre le 1er projet d'abattoir exclusivement rituel

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Un abattoir en projet à Guéret dans la Creuse prévoit que les animaux y soient tous mis à mort sans étourdissement préalable (saignés directement).

A l'appel du collectif local N.A.R.G., une mobilisation importante prend forme pour empêcher la construction de ce nouvel abattoir.
Une manifestation aura lieu à Guéret ce samedi 13 avril.

Rendez-vous à 13h, Place Bonnyaud, à Guéret (23000)

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01 avril 2013

Batho aimerait bien gérer le loup au fusil d'assaut, c'est beaucoup plus efficace !

loup

Le 'Groupe national loup' a fait une proposition clairement innovante et conforme à la bêtise crasse de la racaille des talus : protéger tout en tuant.
Le projet de plan (2013/2017) vise donc à augmenter le nombre de loups à flinguer. Je te rappelle, au passage, que l'on a à faire à une espèce protégée. 

Ci-dessous, le commentaire affligé de l'ASPAS :

Malgré les accords de samedi entre le gouvernement, les éleveurs et certaines associations, l’ASPAS s’oppose fermement au massacre stupide et inutile de 24 loups. L’ASPAS, qui a déjà agi au niveau européen pour la protection de l’ortolan, prépare une riposte cinglante, et rappelle que le loup est encore une espèce protégée… 

L’abattage de 24 loups, annoncé par ce fameux plan loup, est tout simplement stupide. Absurde au niveau biologique, il n’est qu’une mesure démagogique destinée à calmer les éleveurs les plus hostiles au loup, qui ne se satisferont pas longtemps de cette mesure, car leur but est l’éradication totale de tout prédateur. Ces abattages arbitraires ne peuvent apporter de solution durable à la cohabitation entre troupeaux et grands prédateurs. C’est oublier ce que les scientifiques et les protecteurs rappellent depuis des années :

- Le loup ne représente qu’une infime proportion de la mortalité des troupeaux.

- Abattre un loup désorganise les meutes et les pousse à conquérir de nouveaux territoires.

- Les troupeaux doivent être protégés de façon efficace avant d’envisager toute mesure de tir d’un loup. C’est ce qui se pratique dans tous les pays où les grands prédateurs cohabitent avec le pastoralisme.

 Cette mesure ne contribue en rien à résoudre la crise que traverse la filière ovine dans tous les départements français, et non pas les quelques départements où le loup est revenu.

L’Espagne abrite plus de 2 500 loups, l’Italie 1 500. La France est-elle incapable de préserver sa biodiversité ?

Comme pour la « gestion » calamiteuse de l’ortolan, du grand hamster ou du grand tétras, l’ASPAS porte donc le dossier à la Commission Européenne pour obliger la France à enfin protéger sa nature. Oui, nous sommes des extrémistes : nous demandons le respect des lois…

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24 mars 2013

Corrida : le goût du sang et de l'argent

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La corrida, derrière l'émail d'hypocrites considérations esthétiques et philosophiques, c'est bien sûr : le goût du sang et de l'argent.

Voilà les véritables motivations. Les aficionados ne remplissent (à peine) les gradins en payant le prix fort que pour suer d'angoisse et voir couler du sang.

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16 mars 2013

Les enfants : cibles des chasseurs

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Le lobby chasse veut la mainmise sur l’éducation à l’environnement !

Bien que le prosélytisme soit illégal, les chasseurs ont déjà la liberté totale de pénétrer dans les écoles pour pratiquer à leur manière « l’éducation au développement durable ». Bientôt reçue par le Président de la République et le ministre de l’éducation nationale, la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) entend maintenant leur extorquer une surveillance de tout le domaine pédagogique sur la nature, au mépris des professionnels et de la loi.

Il s’agit d’un « Observatoire des pratiques pédagogiques sur l’éducation à l’environnement » que la FNC veut lancer avec la bénédiction de Vincent Peillon. L’exigence « pédagogique » des chasseurs montre leur mépris total pour les éducateurs nature, qui font déjà partout en France un excellent travail de sensibilisation aux enjeux de l’écologie, sans arrière-pensée de prosélytisme pour des intérêts privés ou pour un loisir contestable. Or, ces pédagogues professionnels de la nature n’ont jamais été reçus par les responsables politiques.

En revanche, les représentants du lobby chasse ont déjà signé, le 4 mars 2010, un partenariat avec Jean-Louis Borloo et Luc Chatel, à l’époque Ministres respectivement de l’Écologie et de l’Éducation, pour « l’éducation au développement durable ». Malgré cette plaisante formulation, les réalités de terrain sont tout autres et montrent une réelle volonté de donner à nos enfants le goût de la chasse et des armes, récompenses et sandwichs au chevreuil à l’appui. Que faut-il de plus ? Anéantir toute approche objective et scientifique du monde vivant ?

Les chasseurs sont loin de montrer le comportement exemplaire que l’on attendrait pour nos enfants. Lorsque Vincent Peillon était député de la Somme, sa permanence avait été saccagée par des chasseurs de CPNT en 1998, puis il a été accueilli à coups de pierres par des chasseurs en 2000, et sauvé de justesse par un hélicoptère de la gendarmerie… Se souviendra-t-il de ce potentiel de vertus pédagogiques du monde de la chasse ?

Le Collectif « Non aux chasseurs dans les écoles ! » s’insurge avec force contre ce prosélytisme pourtant interdit et rappelle, aux ministres concernés, qu’il représente également des millions de parents et citoyens non chasseurs qui, eux aussi, savent voter.

Associations signataires et membres du collectif : APIE, ASPAS, Association pour la défense des victimes de la chasse, AVES France, Bonnelles nature, CACC, CPEPESC Franche-Comté, CPEPESC Nationale, CPN Brabant, CROC BLANC, CVN, Droits Des Animaux, Fondation Brigitte Bardot, Frapna Savoie, GEOB, GDEAM, IDAE, L214, Le Sanctuaire des hérissons, Loire Vivante Nièvre Allier Cher, LPO Nationale, LPO Rhône Alpes, LPO Drôme, MELES, Mille Traces, Nature Centre, Nature et Humanisme, Ni Homme – Ni Objet, Oiseau nature, One Voice, Perche Nature, Pro’eco, RAC, Serre Vivante, SPA Nationale, Stop violence France, Veg’Asso…

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13 mars 2013

Le WWF, club select de chasseurs de trophées

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philippe

Le WWF fut fondé en 1961 par quatre naturalistes britanniques soucieux de conservation. Dirigé très longtemps par le prince consort Bernhard, cette institution a reçu le soutien le plus fidèle de nombreuses têtes couronnées. Sur la photo, tu vois ainsi le prince Philippe, président du WWF à partir de 1981, en compagnie de sa moitié, la reine Elisabeth. Et Juan Carlos I, dont on connaît également le goût pour la chasse aux grands fauves.
Car oui, les piliers du WWF furent très riches, voire milliardaires, souvent pro apartheid et essentiellement des adeptes de la chasse sportive, dite chasse aux trophées. Cette disposition du WWF est encore inscrite dans son ADN.
Pour être synthétique, disons que le WWF se bat pour la conservation de larges milieux naturels et d'écosystèmes pour les transformer, à l'occasion, en champ de tir.
Tu piges mieux la position de cette ONG vis-à-vis de l'ours blanc désormais.

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10 mars 2013

Grâce au WWF, l'arrêt de mort de l'ours polaire vient d'être signé

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Ainsi, la proposition de classer l'ours blanc à l’Annexe I de la Cites (il est aujourd'hui classé à l’Annexe II) a été repoussée. Par 42 voix contre, 38 pour et 46 abstentions sur 126 pays. La Convention se tient actuellement à Bangkok.
Ce classement aurait permis de mieux protéger cet animal contre la chasse et le braconnage, ce dernier étant particulièrement lucratif vu les prix pour obtenir une peau (50000 $).
Il est intéressant de noter que la France s'est opposée à la proposition. Le ministère de Batho persiste dans sa nullité crasse. Et tu apprendras avec intérêt que le WWF s'est lui aussi refusé à suivre la proposition. Quand tu recevras un courrier de cette ONG de vendus qui te réclamera du blé pour poursuivre ses actions de com', tu sauras donc où le classer.
Quant à l'ours polaire, chaque jour va le rapprocher de l'extinction. Comme s'il n'avait pas déjà fort à faire avec la fonte de la banquise, le voilà à la merci d'enfoirés friqués frissonnant déjà à l'idée de marcher pieds nus sur sa dépouille.

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09 mars 2013

J’ai vu rouge, j’ai tiré...

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"Après cela, on s’étonne que l’image des chasseurs soit ce qu’elle est". C'est l'exclamation du président du tribunal de Montbéliard lors de l'examen du cas de ce type, parfait représentant des viandards puisqu'il était, à l'époque des faits, taulier de la société de chasse locale (Pont-de-Roide).
Il a fait quoi le garçon pour se retrouver à la barre ? le 27 décembre dernier, il avait tiré sur le véhicule d'un automobiliste qui redémarrait après avoir failli écraser ses toutous : pneu crevé, carrosserie mitraillée...Tir magnifique d'un barjot. Digne de la racaille des talus.    
Le président du tribunal n'en revenait pas, donc, d'un tel comportement et la procureur non plus puisqu'elle a invité le tribunal à retirer son permis de chasse au prévenu avec interdiction d’en solliciter un avant deux ans tout en demandant la confiscation des cinq fusils et carabines retrouvés lors de la perquisition et l’interdiction de détenir une arme durant deux ans. Le tribunal a suivi les réquisitions.
Moi je dis que c'est pas cher payé ! Y'en a qui morflent davantage pour moins que ça.
Mais restons sur un grand moment de lucidité du tireur fou. Pour expliquer son geste à ses adhérents, il avait écrit : "J’ai vu rouge, j’ai tiré".
Chasseurs partout, en sécurité nulle part.

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03 mars 2013

Proposition pour surpasser la division des associations de protection des animaux

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L'auteur de ce blog soutient la proposition du professeur Jean-Pierre Marguénaud, qui, en compagnie de Florence Burgat, s'attache à mobiliser les ressources du Droit au bénéfice de la condition animale. Le Droit protège les plus faibles, dit-on souvent. Il permet de les soustraire à la peine et les aide à échapper à l'emprise cruelle des puissants.
La réforme du statut juridique de l'animal est indispensable aujourd'hui. Pour la traduire dans la loi, il convient que toutes les associations soucieuses du sort de l'animal, des sans-voix, s'unissent et mettent harmonieusement leurs forces au service de cette ambition : ne plus considérer l'animal comme une chose ou un bien meuble.
À celles et ceux, aux actrices et acteurs dans la protection animale, qui lisent ce blog, je dis : engagez le débat dans vos assos respectives, remuez-vous le train et rejoignez Jean-Pierre Marguénaud dans sa proposition.
Et diffusez largement cet appel !

Proposition pour surpasser la division des associations de protection des animaux
Jean-Pierre MARGUÉNAUD  professeur de Droit privé et de Sciences criminelles  FDSE – OMIJ
Université de Limoges

Après 4 années d’existence, la RSDA (Rebue Semestrielle de droit Animalier) commence peut-être à faire un peu mieux connaître le droit animalier. En tout cas, elle aura sûrement permis à ses promoteurs de mieux connaître les acteurs de la protection des animaux qui les ont aidé à donner de la profondeur et de la cohérence aux dossiers thématiques que Florence BURGAT a consacrés à l’expérimentation animale, à la corrida, aux animaux compagnons de solitude, à l’abattage rituel, au végétarisme, à l’abeille, aux animaux classés nuisibles et à l’animal de compétition. Le courage invincible, la détermination inébranlable, le dévouement de tous les instants de personnes tous les jours au contact direct des réalités les plus sordides qui affrontent inlassablement l’effroi, l’agonie, la puanteur pour améliorer un peu la condition animale, malgré les menaces et les pressions qui s’exercent sur elles, imposent respect et admiration aux universitaires qui ont toujours la chance, eux, de pouvoir déployer un écran théorique pour atténuer un peu la brutalité des faits sordides qu’ils dénoncent également.

Il existe cependant un élément moins positif, qu’une prise en compte un peu trop abstraite des questions avait peut-être empêché de percevoir : c’est l’extraordinaire division des associations de protection des animaux. Ainsi, certaines réactions à quelques « sélections semestrielles » ont-elles aidé, en trois ans, à mieux prendre conscience de ce que ces associations se montrent parfois aussi implacables entre elles que sont cruels les agents des filières productivistes ou expérimentatrices à l’égard des animaux.

Il n’est pas à regretter, bien au contraire, que l’extraordinaire diversité des aspirations éthiques, philosophiques, écologiques, politiques, morales, religieuses ou cultuelles qui poussent des hommes et des femmes à se regrouper pour mieux défendre les animaux soit représentée sur le grand échiquier de l’action concrète. Il est quand même désolant qu’elle s’accompagne si souvent de ce qu’il faut bien appeler, avec ou sans jeu de mots, une animosité mutualisée grande consommatrice de temps et d’énergie. Il irait sans dire que de telles dérives ne sont pas propres au monde de la protection des animaux et qu’elles provoquent autant de ravages sur d’autres pans du tissu associatif sous l’effet des mêmes causes qui sont probablement à l’oeuvre depuis l’origine de l’humanité : luttes d’influences, querelles de préséances, chocs des égos, concours d’outrecuidances, conflits de vanités, championnats de suffisances…Il ne faut pas exclure pourtant que des explications particulières puissent se trouver à l’origine de l’animosité qui pousse les associations de protection des animaux à se disputer sans ménagement. Il n’y a pas lieu de tenter de les recenser toutes. Au moins pourra-t-on se permettre, dans une Revue de Droit animalier, de se demander si l’attitude des associations à l’égard du rôle que le droit doit jouer dans leur combat ne contribue pas un peu à exacerber ou à cristalliser les tensions.

Il y a tout d’abord des associations ne croyant qu’aux actions musclées, sans concession, sans compromis et sans merci, qui considèrent le droit seulement comme un outil déployé par le système pour exercer sur leurs militants une sanglante et ô combien injuste répression. Evidemment, à leurs yeux, ceux qui ont le malheur de croire que, grâce à l’action pacificatrice du droit, on peut vraiment changer les choses par le haut ne sont que « des intellectuels au sens vraiment bourgeois du terme », autant dire des traitres à la cause.

Il y a ensuite les associations qui ne comptent que sur le succès d’actions médiatiques et qui, comme on l’a vu récemment, se contentent d’utiliser le droit comme support d’une campagne médiatique, indépendamment du point de savoir ce qu’il aurait pu apporter par lui-même et sans se soucier des éventuels « effets-boomerang » que son instrumentalisation peut provoquer.

Il y a encore les associations ou fondations qui sont convaincues que le droit peut faire accomplir de grands pas à la protection des animaux mais qui, trahies par la technique juridique, poussent parfois à l’adoption de dispositions nouvelles aggravant ou embrouillant des situations qu’elles avaient pourtant cru améliorer ou éclaircir. Parmi ces dernières, on pourrait peut-être même parvenir à sous-distinguer celles qui considèrent que le droit doit obéir au doigt et à l’oeil à la science ayant toute légitimité pour lui dicter les mesures qu’il doit prendre pour assurer une meilleure protection des animaux et pour lui interdire de remettre en cause le bien-fondé de l’expérimentation animale.

Dans ces conditions, on ne peut s’empêcher de se dire que, en mobilisant le droit en ordre dispersé, avec des arrière-pensées mal arrêtées et une maîtrise technique trop souvent mal assurée, les associations de protection des animaux ont gâché et gâcheront encore beaucoup de chances de peser de manière déterminante sur l’évolution des règles et sur leur mise en oeuvre concrète et effective.

On ne peut, dès lors, s’empêcher de rêver à ce que serait la force des associations de protection des animaux si, renouant avec l’esprit associatif, elles avaient la sagesse, pour une fois, qui ne serait peut-être pas tout à fait la première mais qui trouverait l’élan et la solennité des grandes premières, de mettre leurs divisions et leurs querelles entre parenthèses, pour regrouper l’ensemble de leurs forces afin de faire aboutir une réforme législative simple, claire et précise qui marquerait le début d’une nouvelle ère de la protection juridique des animaux en France.

Pour aider le monde des associations de protection des animaux à prendre conscience de sa force, il faudrait pouvoir le mobiliser derrière une proposition fédératrice dans laquelle chacune pourrait se retrouver un peu. Cette affirmation en forme de lapalissade sous-entend qu’il faudra s’en tenir à un certain niveau de généralité pour espérer rassembler le plus grand nombre. C’est donc vers une proposition de réforme du statut juridique des animaux qu’il faut se tourner.
Il faut le faire d’autant plus résolument que le terrain et les idées ont déjà été remarquablement préparés par Madame Suzanne ANTOINE. Comme chacun le sait, cette grande figure de la protection animale française a remis au Garde des Sceaux, le 10 mai 2005, un rapport sur le régime juridique de l’animal dans lequel elle a eu l’élégance et la rigueur intellectuelles de recommander de retenir en priorité une proposition qui n’est pas celle qu’elle avait elle-même avancée, mais une autre proposition plus radicale qui est celle qui « répond aux désirs exprimés par l’opinion publique, au travers des Fondations et Associations consultées ».
On sait aussi qu’une récente proposition de loi déposée par M. le Sénateur Roland Povinelli en 2011 a tenté de sortir le rapport Antoine de la léthargie dans laquelle la poignée de hauts fonctionnaires répartis entre trois ou quatre ministères qui verrouillent les sources du droit animalier l’ont laissé s’assoupir.
On sait encore qu’une autre proposition de loi Povinelli de 2011 s’est courageusement intéressée au statut de l’animal sauvage que le député Roland NUNGESSER avait vainement tenté de faire évoluer dans les années 1980. Ces rapports et propositions ont été suffisamment discutés (RSDA n° 2/ 2011. 17) pour qu’il soit possible d’en dégager une proposition synthétique tendant à l’adoption d’une loi destinée à réformer le statut de l’animal dont le contenu serait le suivant : LOI RELATIVE AU STATUT JURIDIQUE DE L’ANIMAL

Article 1er Le Livre deuxième du Code civil est intitulé « Des animaux, des biens, et des différentes modifications de la propriété ». Le Titre premier du Livre deuxième du Code civil est intitulé « Des animaux » Le Titre premier du Livre deuxième du Code civil est rédigé comme suit : Article 515-14 « Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. En toutes circonstances, ils doivent bénéficier de conditions conformes aux impératifs biologiques de leur espèce et assurant leur bien-être ». Article 515-15 « La transmission des droits relatifs aux animaux se réalise suivant des règles particulières prenant progressivement en compte leur sensibilité propre».
Article 515-16 « Dans l’attente de l’élaboration des règles particulières visées par l’article 515-15, l’appropriation des animaux continue de s’effectuer, à titre transitoire, conformément aux dispositions du Code civil sur la vente et aux textes spécifiques du Code rural et de la pêche maritime ».
Article 2 Il est ajouté au Code pénal un article 521-1-1 ainsi rédigé : « Les animaux sauvages vivant en l’état de liberté naturelle étant également des êtres sensibles, ils ne peuvent faire l’objet, même lorsqu’ils sont chassés ou traqués, de sévices graves ou d’actes de cruauté ».

Tendant à une extraction raisonnable des animaux domestiques de la catégorie des biens et à une reconnaissance concrète de la qualité d’êtres sensibles des animaux sauvages, cette « proposition pour surpasser la division des associations de protection des animaux » répond, en somme, au défi suivant : en faisant l’effort de regrouper, symboliquement et solennellement leurs forces, les associations de protection des animaux sont-elles suffisamment puissantes pour vaincre la force d’inertie de la poignée de hauts fonctionnaires répartis entre trois ou quatre ministères qui verrouillent les sources du droit animalier ?


Pour aider à relever ce défi, la RSDA, qui n’est pas une association mais une Revue portée par un Centre de recherche universitaire jalousement attaché à son indépendance, son excellence et son esprit de tolérance et d’ouverture, pourrait évidemment déployer ses bons offices. Elle pourrait donc permettre aux associations et fondations de protection des animaux de surpasser leurs divisions et les aider à prendre conscience de ce que leur puissance est irrésistible lorsqu’elles savent se fédérer autour d’un projet commun.

Celles dont les responsables liront le n° 2/2012 de la RSDA pourront donc être invitées à manifester leur SOUTIEN À LA PROPOSITION DE RÉFORME DU STATUT JURIDIQUE DE L’ANIMAL qui ne les engagerait à rien d’autre qu’à laisser figurer leur nom dans les documents qu’il faudrait éventuellement produire pour conduire la présente proposition au bout d’un processus législatif , si, contre toute attente légitime, elle rencontrait un peu plus que de l’indifférence… Les associations et fondations intéressées pourront déposer leur avis ou commentaires et faire connaitre leur éventuelle adhésion à la démarche proposée par courriel à l’adresse suivante : jean-pierre.marguenaud@unilim.fr

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01 mars 2013

Chasseurs dehors, effroi toujours

chasse

Seconde lettre ouverte adressée au Président de la République par l'ASPAS

Monsieur le Président de la République, 

Le 21 novembre dernier, nous vous adressions un courrier pour vous demander audience afin de débattre du problème récurrent des accidents de chasse qui, chaque année, endeuillent des dizaines de familles, blessent très gravement des centaines de personnes, dont un bon nombre garderont des handicaps graves toute leur vie.

Ce courrier, nous vous l’avons adressé il y a trois mois. Ni vous, ni même vos services ou la ministre de l’Ecologie ne nous avez adressé de réponse. Toutes ces morts d’hommes ne seraient-elles à vos yeux qu’un problème mineur ? Le décès de cet automobiliste, le dimanche 27 janvier sur une route de l’Oise ne serait-il qu’une fatalité ? Celui de ce vigneron gardois le 22 novembre dernier ne serait-elle qu’un manque de chance ? Que penser alors du destin de cet enfant de 9 ans, mort lui aussi d’un coup de fusil, le dimanche 22 septembre ? Nous ne pouvons croire que vous restiez insensible à de tels drames. 

Le poids du lobbying des chasseurs est-il si puissant que vous ne puissiez agir sur la situation scandaleuse, et unique en Europe, que nous vivons ? Celle d’un pays où il n’existe plus aucun texte législatif ni réglementaire pour encadrer les mesures de sécurité liée à la chasse. Un pays où la partie de chasse au faisan d’élevage vaut plus que la vie d’un ramasseur de champignons, d’un promeneur ou d’un vététiste.

 Vous n’êtes en effet, pas sans savoir que la loi chasse n°2008-1545, dite « loi Poniatowski » a supprimé la seule référence législative à ce grave problème. En effet, si la loi chasse 2000 avait bien prévu qu’un décret encadrerait la réglementation de la sécurité de la chasse, ce décret n’a jamais été pris. Pire, la « loi Poniatowski » a supprimé cet article de loi en 2008.

Déjà, en 2004, la loi chasse de R. Bachelot avait supprimé le jour sans chasse issu de la loi chasse 2000.

Et bien plus tôt, en 1982, la circulaire Deferre avait supprimé le périmètre de sécurité autour des habitations ! 

 Cette dérèglementation a conduit la France à être, de très loin, le pays d’Europe où il y a le plus d’accidents de chasse. Pourtant des mesures simples et de bon sens suffiraient à en faire baisser considérablement le nombre.  

Au cours de cette saison de chasse, qui prendra fin demain, nous avons comptabilisé la mort de 22 personnes, dont 3 étaient étrangères à la partie de chasse. Plus de la moitié de ces accidents ont lieu le dimanche, qui est bien évidemment le jour où ces tragiques bavures sont les plus nombreuses.

Depuis des années, soutenue par de très nombreux usagers de la nature, l’ASPAS alerte les gouvernements successifs de la situation. 300 000 personnes ont déjà signé notre pétition pour que le dimanche devienne, enfin, un jour de non chasse. Cela, afin que nos concitoyens puissent profiter des bienfaits des balades en pleine nature, sans avoir à craindre une balle perdue ou une erreur de tir.

Face au silence du gouvernement, si lourd de conséquences, nous n’avons eu d’autre alternative que de porter plainte contre Madame Batho, votre ministre de l’Ecologie, mais aussi contre ses deux prédécesseurs, Madame Kosciusko-Morizet et Monsieur Borloo. Croyez-le bien, nous sommes tout à fait déterminés à nous battre jusqu’à ce qu’enfin, en France, comme c’est le cas partout ailleurs, nous ne subissions plus le dictat de chasseurs incapables d’évoluer. 

Nous osons croire à votre volonté de nous rencontrer pour en débattre. Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma haute considération.

Pour l’ASPAS
Pierre ATHANAZE
Président

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28 février 2013

Hartmut Kiewert

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Hartmut Kiewert est un artiste peintre (et graphiste) allemand qui commence à se faire une certaine notoriété. Il est vegan. Je t'apporte cette précision pour que tu saisisses mieux la portée de ses réalisations. Certains tableaux soulignent, avec une grande violence froide et rentrée, l'exploitation absolue qui est faite du corps des animaux.
Je te laisse découvrir quelques unes de ses oeuvres en allant ici : http://hartmutkiewert.net/

Désolé, mais comme Harmut Kiewert est un tout petit peu allemand, le site est en allemand !

 

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27 février 2013

Accident de chasse mortel à Magnien : abdomen loves a woman

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Que ce soit le jour de l'ouverture ou la veille de la fermeture de la saison de chasse, c'est même chose pareil. Kif-kif bourricot. Si t'en prend une dans le bide, t'es vite patraque. Avec la chasse, pas de surprise : c'est hyper dangereux tous les jours de l'année, qu'il flotte ou qu'il vente. Matin, midi et soir, en septembre comme en février, à la Sainte-Adèle quand on se les pèle ou à la Sainte-Agathe quand tu as le blues.
C'est vraiment un loisir à la con. Et méchant en plus.
Ainsi (sauteuse), dimanche 24 février, quelques jours avant le terme de la saison de tuerie, du côté de Magnien (Côte-d'Or), la battue au chevreuil s'est barrée en sucette. La bastos destinée à l'animal s'est retrouvée dans le ventre d'un collègue qui est décédé le lendemain des suites de ses blessures.
Bien sûr, la balle n'est pas venue se loger là toute seule comme une grande; on l'y a bien aidée. C'est un tir malencontreux. Le maladroit sera sermonné; en attendant, une information pour homicide involontaire a été ouverte.

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25 février 2013

Manifestation à Paris le 3 mars contre le projet 1000 vaches

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Dans la Somme, un projet d'élevage projette de confiner à vie dans des hangars 1000 vaches laitières et 750 veaux et génisses.

Il faut bien avoir à l’esprit que ce projet « 1000 vaches », porté par un entrepreneur du BTP, M. Ramery, constitue un concept inédit en France, l’enjeu est donc national. Il s’agit d’un projet industriel et non agricole qui s’appuie sur la combinaison d’un élevage intensif hors sol, de vaches laitières avec une unité de production d’électricité à partir d’un méthaniseur de grande dimension.

L'action monte encore d'un cran. Une manifestation est organisée à Paris le 3 mars 2013 par Novissen. Le mot d'ordre : exprimer ensemble notre opposition à l’intensification de l’élevage en général et à ses conséquences sur la qualité de la vie humaine et animale.

Rassemblement : Gare Montparnasse pour un départ de la manifestation à 13 H 30 afin de se rendre Porte de Versailles au salon de l’Agriculture.

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23 février 2013

Respecter les animaux

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RESPECTER LES ANIMAUX à petits pas par Florence Pinaud et Anne-Lise Combeaud (Ed. Actes Sud Junior)

"Les hommes sont parfois bizarres : ils disent aimer les animaux, mais ne se gênent pas pour les chasser, les traquer pour leur peau, leurs défenses ou leur viande, les faire travailler, les enfermer, les exploiter, et même les faire jouer dans un cirque... Tout ça sans leur demander leur avis, bien sûr."

A l’époque, l’homme préhistorique essayait de se protéger des animaux et de survivre parmi eux. Puis, il a pris le pouvoir sur l’ensemble du monde animal au fil des siècles, détruisant certaines espèces et en domestiquant d’autres.

Cependant, les animaux possèdent des droits. Et cette récente prise de conscience est sur le point de modifier fortement les rapports entre l’animal et l’humain.

Étudiant les mœurs animales, les éthologues ont montré que les animaux sont capables d’établir des stratégies, de rire, de mentir, communiquent, sont sensibles à la douleur.

Pourtant les abus envers les animaux restent fréquents malgré ces avancées : nombreuses menaces sur les espèces, conditions d’élevage souvent cruelles, actes de maltraitance envers les animaux de compagnie ou expériences menées par des laboratoires sur des animaux cobayes.

Les gouvernements, sous la pression de certaines stars et des associations, commencent à prendre des mesures de protection, or il reste encore beaucoup à faire !

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22 février 2013

Avenir noir pour l'ours blanc

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La chasse à l'ours blanc bat son plein. Les agences de tourisme cynégétique du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Manitoba au Canada sont surbookées jusqu’en 2014. Pour répondre à la demande, le Territoire du Nunavut augmente les quotas de chasse dans la Baie d’Hudson sans tenir compte de l’avis défavorable du Groupe des Spécialistes de l’Ours Polaire de l’UICN.  L’ours blanc est la « cible absolue ». Ça change de l’éléphant. Ça fait changer d’air. C’est le challenge du siècle au sommet du monde.« Pour nos clients européens, nous recommandons au moins du calibre 8 x 57 mm mais le meilleur c’est du 9.3 x 74 mm ».
Si vous êtes à la hauteur, vous reviendrez au pays avec le plus prestigieux des trophées. Les meilleurs taxidermistes du Canada pourront vous y aider. 

Pour les paresseux, la vente aux enchères permet sans se déplacer d’acquérir la dépouille d’un animal prestigieux, adapté à la banquise depuis plusieurs millions d’années et voué à l’extinction d’ici quelques décennies, si aucune mesure n’est prise. Le nombre de peaux mises aux enchères et les prix augmentent.

En même temps, les publications scientifiques se succèdent en rafale pour prédire un avenir noir aux ours blancs. Le dernier article paru début février 2013 dans Conservation Letters est signé par un spécialiste canadien en collaboration avec 11 scientifiques internationaux. Il presse la communauté internationale d’agir maintenant pour sauver l’espèce. La régression de la banquise arctique plonge l’ours polaire dans le cycle irréversible de la pénurie alimentaire. Les difficultés d’accès aux ressources vitales diminuent sa robustesse et ses capacités de reproduction. 

Pourtant, seuls 11 pays de l’Union Européenne soutiennent -la France n’en fait pas partie- la proposition des Etats-Unis d’inscrire l’ours polaire en Annexe I de la CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore
sauvages menacées d’extinction, dont la session plénière se tiendra en mars 2013 à Bangkok en Thaïlande. En conséquence, l’Union fait circuler une contre-proposition dite de compromis. Il s’agirait dans les 3 ans qui viennent d’approfondir les connaissances sur les populations d’ours polaires, d’examiner tous les risques actuels et à venir qui pèsent sur l’espèce et d’évaluer dans ce contexte l’impact du commerce international. A l’issue de ce processus, l’Union Européenne pourrait soutenir une proposition d’inscription en Annexe I lors de la session plénière de la CITES en 2016. 3 ans de plus de perdus pour l’ours polaire ; la proposition d’inscription en Annexe I des Etats-Unis a déjà échoué en 2010 au Qatar à cause de l’opposition des 27 pays de l’Union Européenne (48 votes pour, 62 contre et 11 abstention – 2/3 des voix exprimées sont nécessaires à l’adoption).

L’Annexe I de la CITES interdit le commerce international. Les autorités scientifiques des pays d’importation des trophées de chasse non destinés au commerce peuvent refuser de délivrer un permis si elles estiment que la chasse nuit à la survie de l’espèce.

L’inscription à l’Annexe I n’aura pas d’effet sur la chasse de subsistance des populations autochtones : la CITES ne s’intéresse pas à la chasse et à la consommation locales. Le « Polar Bear Watching » génère plus de recettes que la chasse. L’artisanat Inuit propose des créations remarquables à l’effigie de l’ours polaire, sans utiliser des parties d’ours polaire. Les Inuits, grâce à l’autonomie récente du Groenland et à la fondation du Territoire du Nunavut au Canada, ont d’autres perspectives pour assurer leur développement que le commerce international d’ours polaires ou de parties d’ours polaires. Ils sont désormais impliqués dans la gestion des ressources halieutiques, géologiques et touristiques de leurs territoires et des mers adjacentes. 

 La Coalition pour les Ours Polaires souhaite que la France rejoigne sans tarder les Etats-Unis, la Russie, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique, la Pologne, la Lituanie, la Roumanie, l’Autriche et les autres pays favorables à l’interdiction du commerce international des ours polaires. Cette mesure ne freinera pas la fonte de la banquise arctique mais elle contribuera à la protection de l’espèce.

Associations membres de la Coalition Ours Polaires : IFAW France, Robin des Bois, Fondation Brigitte Bardot, One Voice, Sea Sheperd France, 30 Millions d’Amis, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), l’ASPAS, AVES France, L214, le CRAC, Ecologie sans Frontière, les Amis de la Terre.

Posté par TAOMUGAIA à 07:48 - Animal on est mal - Commentaires [6] - Permalien [#]

21 février 2013

Grande manifestation contre la corrida, samedi 11 et dimanche 12 mai 2013 à Alès

corrida_abolition

 

Grande manifestation contre la corrida, samedi 11 et dimanche 12 mai 2013 à Alès (30100). La torture n’est pas notre culture ! Amis de la civilisation et contre la barbarie, soyons nombreux !

 

Posté par TAOMUGAIA à 07:44 - Traditions connes et cruelles - Commentaires [7] - Permalien [#]


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