15 mai 2008
Corrida : Israel Téllez ne pourra plus s'asseoir sur sa matière grise
Mais ils sont faits de quoi, ces tristes zozos ? De paille ? De sable ? De semoule ? De fécule de pomme de terre ?
Ils prennent des dégelées pas possible, dans l'aine, dans l'abdomen, dans les roubignoles, dans la gorge, ils ramassent des plaies profondes de 20 cm et... rien ! La plaie est nettoyée avec une éponge sale et humide qui traînait par là, puis recousue, un verre de téquila et hop! Ils repartent pour un bain de sang bien chaud.
Déjà, ya pas de nerfs, c'est l'évidence. Du muscle, mouais. J'ai bien peur que ce soit plutôt farineux, à l'intérieur.
L'immense Einstein disait que les militaires n'avaient pas besoin d'un cerveau; qu'une moelle épinière leur suffisait.
On a mieux en vitrine ! Les matadors. Remplis de trucs bizarres et insensibles car déjà morts.
Prenez Israel Téllez. Il s'est fait saccagé l'arrière-train, ce samedi 10 mai, dans l'arène d'Aguascalientes, au Méxique.
Trois trajectoires de 15,10 et 10 cm dans le cul.
Un coup d'agrafeuse et on en parle plus ! Lazare qui se lève, dans sa gare !
La preuve ? Cette photo qui a remporté le grand prix de la délicatesse pour l'année 2008.
Tu peux dire merci à bibi. Le poids des photos, c'est compris dans le prix.
Revenons-en à nos moutons. Comment ces majorettes sautillantes et sanglantes font-elles pour rester debout après ces coups de boules gratinés ?
Eclatées, elles devraient être.
Et si c'étaient des hybrides de pneu et de fromage blanc ?
14 mai 2008
A Luchon, quand l'ours est jeté à terre, la bêtise relève la tête
Mais non, ça n'a rien à voir !
Il n'y a aucun rapport, mal intentionnés que vous êtes, entre les dégradations, les intimidations qui ont eu lieu à Luchon (Haute-Garonne) ces derniers jours et la tenue d'un colloque, dans cette même ville, du 15 au 17 mai, sur le thème "Des ours, des loups, des hommes : initiatives européennes pour la cohabitation et la valorisation".
Ce symposium qui rassemblera plusieurs acteurs et professionnels engagés dans l'amélioration de la coexistence entre les grands prédateurs et l'agriculture, notamment de la cohabitation homme/ours, est un évènement majeur car il balaiera toutes les questions liées à la problématique (système d'indemnisation des dégâts, renforcement de la protection des troupeaux ovins, valorisation de l'écotourisme...).
Est-ce pour cela que la nuit tombée, par deux fois, les 07 mai et 13 mai, des vandales ont commis des exactions, fait débuter des incendies pour mettre la pression sur les bonnes volontés qui recherchent des solutions raisonnées et de bon sens ?
Il y aurait-il une stupide volonté de nuire ?
A la lecture (dans la Dépêche du Midi) des propos de Francis Ader, président de l'Adip, l'association de défense de l'identité pyrénéenne on se dit qu'effectivement, ces déprédations ne sont que pures coincidences :" C'est de la provocation de tenir une telle réunion, ici, dans les Pyrénées. Nous sommes contre, c'est tout. Nous n'organiserons rien officiellement mais nous ne garantissons pas de tenir la base".
13 mai 2008
Les tueurs de l'aube sont fébriles
Quand il n'y a rien à ajouter !
Tout est bien dit dans ce communiqué de CVN ( Convention Vie & Nature pour une écologie radicale).
"Mardi 13 mai sera examinée au Sénat une proposition de loi déposée par Ladislas Poniatowsky, sénateur de l'Eure.
Dans ce texte visant à "la simplification du droit de chasse" figure, à l'article 11, la création d'un nouveau délit "l'empêchement de l'action de chasse" qui devrait être, selon lui, sanctionné par 1500 euros d'amende.Ainsi, non contents de défendre des traditions et des privilèges d'Ancien Régime (comme la chasse à courre ou le droit de suite) et des corporations issues du gouvernement de Vichy (ordonnance de Pétain créant les fédérations départementales des chasseurs), les chasseurs, dans leur absolutisme, entendent désormais sanctionner la liberté d'expression.
Que la direction des théâtres ne punit-elle pas de 1500 euros d'amende les spectateurs qui s'aviseraient de siffler quand la pièce leur déplaît. !
Le but des chasseurs est de criminaliser les opposants à la chasse, de transformer toute critique de la mort-loisir en délit.
Ainsi, ils attaquent en Justice un responsable associatif qui ose juger "pervers" le fait de tuer pour le plaisir.
Tout en exerçant à la première occasion pressions et menaces à l'égard des élus et politiques si ceux-ci n'accèdent pas à leurs exigences, les chasseurs n'hésitent donc plus à poursuivre ceux qui ont l'audace de penser différemment.
Tentent-ils ainsi de faire oublier qu'une large majorité de Français sont des usagers pacifique de la nature, puisque 2% de la population s'approprie la faune sauvage, que 73% s'opposent à la chasse à courre, pratiquée par 0,01% de la population, et que tout débat est bloqué par un Etat cygénécrate ?
Est-ce avec de semblables lois qu'ils espèrent régler le problème ?
Mais qui sont les violents ? Qui sont les terroristes ?
Les chasseurs montrent qu'ils ont peur de l'avenir, peur de la jeunesse, peur de l'opinion publique. Il leur faut un rempart de plus.
Si le gouvernement approuvait cette loi scélérate, contraire au droit républicain comme à la législation communautaire, ainsi qu'il l'a déjà fait dans le passé (dates de chasse, loi Verdeille, complaisance au braconnage...), il confirmerait qu'il n'existe en France aucune séparation de la chasse et de l'Etat, que les députés sont à la botte du lobby chasse au mépris de l'intérêt général et que la France est bien une cygénécratie où la chasse n'est pas plus séparée de l'Etat que l'Eglise ne l'est dans les théocraties.
On constatera que les premiers résultats concrets du "Grenelle de l'environnement" consistent donc à renforcer la répression contre les faucheurs d'OGM et contre les opposants à la chasse.Nous appelons toutes les associations de protection de la nature et des animaux à manifester leur dégoût qu'un tel projet soit seulement possible dans une république".
Nota : la photo est extraite du blog d'Anne-Marie et de Jean-Marie (http://naturesauvage76.com/)
12 mai 2008
Corrida à Nîmes : en exclusivité, la photo du bas-ventre de Matías Tejela
Approchez, mesdames et messieurs, c'est du bon, c'est du tout bon, de la qualité en veux-tu en voilà !
Oui, vous ma petite dame...Ce n'est pas un, ce ne sont pas deux coups de corne qui vous sont proposés mais...
Trois qu'il dit, le monsieur ? Mais non... Aujourd'hui c'est jour de fête !
Tel que vous me voyez, mesdames et messieurs, j'ai fait le déplacement pour vous présenter, vous ne rêvez pas, non pas un, non pas deux, non pas trois mais quatre coups de corne pour le prix d'un !
C'est for...mi...dable ! C'est offert par la maison, profitez de l'occasion, il n'y en aura pas pour tout le monde !
Comme c'est moi qui régale, je te montre, en exclusivité, la photo du bas-ventre, de Matías Tejela, tueur de son état, après sa corrida du samedi 10 mai à Nîmes.
La voici :
Bin oui ! C'est une pomme d'arrosoir.
Je t'explique.
A Nîmes, en ce moment, c'est la feria, rassemblement alcoolisé de débiles profonds qui se paluchent laborieusement devant le spectacle de toros torturés.
Chacun son truc.
Dans l'arène, Matías Tejela s'est fait chopé façon grand siècle par le troisième toro promis au massacre.
Gauche, droite, gauche droite. Menuet à 4 tours sur les cornes de la bestiole.
Eloigne les gosses, je vais te filer le diagnostic.
Perforé à donf, poinçonné comme un ticket de métro. Dès qu'il boit de la flotte, ça sort d'en bas, de partout.
D'où l'embout d'arrosoir.
Quatre trajectoires, mon bon, ma mie : 4 et 6 cm de profondeur pour les deux premières. 10 et 15 cm pour les suivantes.
Mais où qu'il a pris les secousses, ce garçon ? Dans l'aine !
Ne rougit pas, belle enfant mais ça veut dire qu'il a pris le colis dans les bas morceaux.
Près du cul, près de la quéquette, tout est question de centimètres.
Rapatrié à l'unité de soins intensifs de la clinique Kennedy de Nîmes, il va pouvoir méditer sur la relativité de la virilité.
11 mai 2008
Visiter Nîmes et laisser une plaie...
Regarde !
Ce que l'homme peut faire dans le pire.
Car c'est un seul et terrifiant péché que celui de s'amuser de la détresse d'un être vivant, sensible.
Quand on lâche ses armes, ses flêches, ses banderilles, ses couteaux, ses épées, sur un pauvre animal, brisé par la ruse et l'épuisement, et fier de cette supériorité usurpée et haineuse, on ne mérite que des crachats.
Cette putain de photo me fait mal.
On y voit le tueur Miguel Angel Perera, à Nîmes, pendant cette saloperie de feria.
Je t'ai connu, mon gentil toro, il y a des millions d'années, sur des terres bienveillantes. Où toute vie était un bienfait, sous le soleil et les étoiles.
Car nous avions respiré le même air et bu la même eau.
Ceux qui t'ont asservis et te ridiculisent dans la douleur le paieront.
10 mai 2008
Le cri des fleurs
"Qu'est-ce que la vie ? C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit, c'est le souffle d'un bison en hiver. C'est la petite ombre qui court dans l'herbe et se perd au couchant".
Crowfoot (1821-1890). Porte-parole de la Confédération des Blackfeet, indiens des Grandes Plaines.
Non ! Ils n'ont pas fumé la moquette.
Non ! Ce ne sont pas des écolos radicaux, promoteurs de la 'deep ecology".
Non ! Ce ne sont pas des descendants des tribus indiennes d'Amérique du Nord, parlant avec lyrisme, authenticité, du respect que l'on doit à la nature et aux plantes en particulier.
Ils sont 12; ils sont docteurs en philosophie, cytogénéticiens, professeurs associés en botanique, vétérinaires, biologistes, juristes...
Ce sont des pointures, comme on dit. Ils sont suisses.
Et ils viennent tout juste de dire à la population suisse et aux autorités fédérales que :" tout acte de nuisance arbitraire envers les plantes est moralement répréhensible, comme le fait d’étêter sans raison valable les fleurs au bord de la route, qui est un exemple d’acte arbitraire".
Pour être encore plus clair, ces personnes très sérieuses sont unanimes pour reconnaître que " les organismes végétaux ne doivent pas uniquement être protégés en tant que valeur instrumentale (leur utilité pour l'homme). Les plantes doivent aussi faire l'objet d'un respect moral en tant qu' organismes individuels doués d'intérêts propres".
Mais qui sont-ils, ces fous ? Tout simplement des membres de la CENH, la Commission fédérale d'éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain, instance investie par le Conseil Fédéral et chargée de conseiller les autorités, d'un point de vue éthique, sur toutes les questions relevant de la biotechnologie et du génie génétique dans le domaine non humain.
Cette commission d'experts avait déjà rendu un rapport très positif sur le statut de l'animal, considéré comme un être sensible, ce qui avait permis d'améliorer son statut juridique.
Aujourd'hui, elle publie un rapport dont les conclusions effacent sensiblement les distinctions et frontières morales entre le règne végétal et le règne animal.
Ainsi, elle avance que d'un point de vue strictement biologique, l'unicité du règne animal ne peut pas être considérée comme supérieure (oui, tu as bien lu !) à celle des végétaux.
Il s'avère, selon un botaniste, "que les plantes ne sont pas munies d'un système nerveux comme le nôtre et, jusqu'à présent, on les considérait comme des organismes autonomes et passifs. En réalité, elles disposent d'une capacité perceptive ultrasensible et interagissent de manière complexe avec les signaux extérieurs. Elles sont ainsi à même de réagir à la lumière, aux stimulations mécaniques et même au stress ressenti par d'autres plantes".
Une majorité des membres de la CENH refuse, par ailleurs, pour des raisons morales, l’idée d’une propriété absolue sur les plantes, qu’il s’agisse d’une collectivité végétale, d’une espèce ou d’un individu. Selon cette position, personne n’est en droit de disposer des végétaux selon son bon plaisir.
Tu as bien perçu que les experts de la CENH ont adopté une position biocentriste dans leurs travaux (c'est parce que ce sont des êtres vivants que les organismes sont à respecter au nom de leur valeur morale).
De là découle l'impératif : l’homme, pour des raisons morales, doit faire preuve de réserve lors de l’utilisation des plantes, car les organismes individuels du règne végétal ont une valeur intrinsèque.
Je te mets le lien qui te permettra de télécharger le rapport (format PDF).
Tu pourras prolonger ta réflexion en songeant aux belles paroles de Walking Buffalo, indien Stoney : " Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et ils vous parleront si vous les écoutez. L'ennui avec les blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écouté les indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas les autres voix de la nature".
09 mai 2008
Antón Cortés aura besoin de rustines
Comprends-moi bien, Fabien ! Si je te demande de faire cet effort oh! combien modeste, c'est parce que l'article que tu liras demain samedi ici-même exige que tu fasses quelques travaux d'approche.
Je vais te poser 2 questions; prends ton temps pour y répondre. Ce n'est pas la peine de me communiquer tes réponses.
Tu as bien compris que c'est pour ton bénéfice exclusif, ce petit exercice !
Tu pourras ensuite mieux apprécier l'article de demain. Si tu es bien disposé, mets-toi à réfléchir sur le sens, le pourquoi du comment de tes réponses.
1 ) Accepterais-tu d'abattre un arbre vieux de 60 ans ? Si oui, à quelle condition ?
2) Quand tu vois un gosse arracher, gratuitement, des fleurs sur le bord d'un chemin ou d'une route, tu le rabroues, ça t'agace simplement ou ça t'indiffère ?
Passons à autre chose.
Le noeud qui danse la gigue, sur la photo, c'est Antón Cortés, un matador natif d'Albacete.
Il s'est fait dérouiller par son second toro, à Madrid, hier jeudi 08 mai.
Touché au niveau de la fosse iliaque (beurk).
Peut-être aura-t-il du mal à s'accroupir pendant quelques temps ?
08 mai 2008
Halte au déterrage ! Non au championnat de la honte !
La taille de l'affiche est suffisamment grande pour que tu piges illico de quoi il retourne.*
De toute façon, je te renvoie à mon article du 18 avril sur le sujet : http://taomugaia.canalblog.com/archives/2008/04/18/8861768.html
Si tu n'es pas trop loin du coin, rends-toi à ce rassemblement.
On ne t'invite pas à effectuer une mission périlleuse mais tout simplement à exprimer ton dégoût vis-à-vis d'une belle dégueulasserie.
* A l’appel de la Confédération des Associations de Protection de l’Environnement et de la Nature en Saône-et-Loire (membre de FNE) et le soutien de :
Action Nature - Agir pour l’Environnement - Alsace Nature - Association de Protection et Initiation à l’Environnement - Association Ornithologique et Mammalogique de Saône et Loire (AOMSL) - Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) - Association pour le Respect de l’Environnement - ATHENAS (Centre de sauvegarde de la faune sauvage en Franche-Comté et Bourgogne Est) - Autun Morvan Ecologie - AVES France- Centre d’Hébergement et d’Étude de la Nature et de l’Environnement (CHENE) - CLAM (Collectif Libération Animale de Montpellier) - Collectif Anti-Corrida de Fréjus - Comité de Liaison des Associations pour l’Environnement et la Nature de Côte d’or (CLAPEN 21) - Comité de Vigilance et d’action pour le bien-être Animal - Comité Départemental de Protection de la Nature en Saône-et-Loire - Comité Écologique Ariégeois - Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l’Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères (CPEPESC Franche Comté) - Connaissance & Protection de la Nature du Brabant (Belgique) - Convention Vie et Nature - Fédération Allier Nature - Fédération Jura Nature Environnement - Fédération régionale Franche-Comté Nature Environnement - Fédération Rhône Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA) - Fédération Région Auvergne Nature Environnement (FRANE) - FERUS - Fondation Brigitte Bardot - Fondation Ligue française des droits de l’animal - Groupe d’Étude des Mammifères de Lorraine - Groupe d’Etude et de Protection des Mammifères d’Alsace- Groupe Mammalogique d’Auvergne - Groupe Mammalogique Normand - Groupe Mammifères de Nature Midi-Pyrénées - Haute Normandie Nature Environnement- Les Verts - Ligue Roc pour la préservation de la faune sauvage - LPO Franche-Comté - MELES - Meuse Nature Environnement - Mouvements des Écologistes Indépendants - Nature Environnement 17 - Oiseaux Nature - Ornithomédia.com - OUSIA, être(s) humain(s) sur la Terre - Patrimoine Nature (Belgique) - Rassemblement Anti-Chasse (RAC) - Robin des Bois - Saône Doubs vivants- Sundgau vivant - Serre Vivante - Société d’Encouragement pour la Conservation des Animaux Sauvages (SECAS) - Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM) - Société d’Histoire Naturelle du Pays de Montbéliard - Société Nationale de Protection de la Nature - Veg’Asso ...
07 mai 2008
Las Ventas : l'affront fait aux cons
Gonflés les mecs ! Pour descendre dans cette gigantesque fosse à purin, hués par des centaines de dégénérés revêches alcoolisés.
Et quel scandale ils ont provoqué ! Au coeur même du symbole méprisable de la corrida.
L'arène de Las Ventas, à Madrid, est le plus renommé des monuments dédiés à la torture, l'humiliation et à la mort du toro.
C'est en quelque sorte le 'temple' de la corrida.
En pleine feria de San Isidro, dimanche 04 mai, alors que le 1er toro venait d'être exécuté, 6 militants de l'association Equanimal se sont joués des services de sécurité, ont escaladé les barrières et se sont placés au centre de l'arène en déployant une banderole "Abolition des corridas de toros".
Interloqués, surpris, les stadiers et les policiers ont mis un temps infini à réagir. Le public s'est donc mis à râler et à réclamer l'intervention des forces de l'ordre.
Cette passivité a d'ailleurs rendu fous de rage les organisateurs de la feria, qui exigent, soutenus par la presse spécialisée, une enquête interne sur les responsabilités et des sanctions.
Il faut bien avoir présent à l'esprit que c'est la 1ère fois, sur le sol espagnol, qu'une action semblable a eu lieu.
Oui, c'est un précédent !
Dans ce pays qui permet, chaque année, la mise à mort festive de 17700 toros. Alors que, selon un récent sondage, quelques 72% d'espagnols ont fait savoir qu'ils n'avaient aucun goût pour la corrida.
Je te laisse par conséquent imaginer la colère des adorateurs de cette atrocité, nargués, humiliés par 6 courageux copains.
Le site (en espagnol, ça va de soi) de l'asso : http://equanimal.org/2/
06 mai 2008
Fajardie est mort, les téléphones sans fil, Nicolas et Carla aussi et Mario Aguilar est malheureusement encore vivant...
Ne pas relâcher la pression sur ces saletés, bien évidemment.
Mais là, ça me gave un peu de parler de Mario Aguilar, poupée de sang qui s'est fait chiquer par son 3ème toro dans l'arène de Villanueva de Perales, le 03 mai.
Fracture sévère de la clavicule après un zoli vol plané. Miettes de biscuit au niveau de l'omoplate. Sa saison est quasiment carbonisée.
Tant mieux. Toutefois, la verve me fait défaut pour commenter le truc. Il faut dire que ça sature à donf, cette collection d'ignobles encornés. C'est de la frénésie, qui filera en incontrôlé si ça continue.
Et puis, Frédéric H.Fajardie vient de claquer (le 1er mai, tu te rends compte !) et ça me fout le bourdon.
Quelle occasion charmante alors que de te parler du dernier disque d'Alain Bashung ' Bleu pétrole'.
Je l'ai acheté samedi dernier et j'en suis tout retourné. C'est son chef d'oeuvre.
Tu me diras, il faut déjà aimer Bashung et sa voix de revenu d'entre les morts, détruite par les excès.
En même temps, tu ne peux pas la ramener en disant que je te cours sur la tige en faisant la promo de bouquins ou de disques.
Je suis presque certain que c'est la 1ère fois, depuis la création de ce blog, que je fais de la pub à un album de zicmu.
Donc, ce disque est puissant, déchiré, si séduisant qu'il va transformer ton printemps en automne et te faire regretter d'avoir quelques instants sympas.
Ne te casses pas !Je plaisante ! Tout ça pour dire que les compositions (réalisées par Gaëtan Roussel, chanteur et guitariste du groupe Louise Attaque) sont vénéneusement intemporelles. Si ton humeur se barre en sucette, c'est parce que tu le vaux bien.
Tiens ! Les paroles (pour télécharger le morceau, je te fais confiance) de "Tant de nuits".
Mon ange je t'ai haï
Je t'ai laissé aimer
D'autres que moi
Un peu plus loin qu'ici
Mon ange
Je t'ai trahi
Tant de nuits, alité
Que mon coeur a cessé
De me donner la vie
Si loin de moi
Si loin de moi
Si loin de moi
Des armées insolites,
Et des ombres équivoques,
Des fils dont on se moque,
Et des femmes que l'on quitte
Des tristesses surannées
Des malheurs qu'on oublie
Des ongles un peu noircis
Des ongles un peu noircis
Mon ange je t'ai puni
A tant me sacrifier
Icône idolâtrée
Immondices à la nuit
Mon ange je t'ai haï
Je t'ai laissé tuer
Nos jeunesses ébauchées
Le reste de nos vies
Si loin de moi
Si loin de moi
Si loin de moi
Si loin de moi
Des armées insolites
Et des ombres équivoques
Des fils dont on se moque,
Et des femmes que l'on quitte
Des tristesses surannées
Des malheurs qu'on oublie
Des ongles un peu noircis Des ongles un peu noircis
Mon ange je t'ai haï
Mon ange je t'ai haï
05 mai 2008
Corrida : José Tomás tire le pique, en attendant la treizième Arcane majeur
Elles sont là, mes gentilles poupées !
Ficelées, percées et transpercées par des aiguilles mais si dociles.
Et puis non. Pas besoin de faire appel aux forces élémentaires.
J'ai tiré les cartes.
La huitième Arcane majeur du Tarot s'est invitée. La justice. Immanente.
Le message est clair : ça va tomber dru.
José Tomás, si célèbre qu'il soit, n'y coupera pas.
Premier avertissement.
Dans l'arène de Jerez de la Frontera, samedi 03 mai, ce sinistre énergumène s'est fait accrocher si sévèrement par son cinquième toro que c'est miracle s'il s'en est sorti.
Plaie à la base du cou, profonde de 9 cm. Quelques millimètres de plus et la carotide faisait ses valises.
Jugulaire, jugulaire...
Intervention chirurgicale sous anesthésie générale et tout le bouzin.
Premier avis, avec recommandé et accusé de réception.
La prochaine fois, c'est la treizième Arcane majeur qui sortira.
04 mai 2008
De combien d'avertissements avons-nous besoin, de combien de beauté disparue ?
C'est marrant, le hasard.Souvent, il ne produit rien. Parfois, il est fécond.
Il y a quelques jours, en visitant le blog de Dingo (référencé ici-même), je suis resté transi suite à la lecture du court extrait du livre de Romain Gary, L'affaire homme.
Ces mots m'ont renvoyé tellement d'émotions tout en parlant d'une seule voix que j'ai décidé de me procurer le bouquin pour le lire.
Depuis, c'est un mélange de pessimisme actif et de lucidité acide qui me saisi. J'y retrouve tant de réflexions partagées que c'en est triste et réconfortant à la fois.
Triste parce que depuis 40 ans (époque à laquelle ces textes ont été publiés) rien n'a changé. Le constat est accablant : notre génie exclusif à oeuvrer à la destruction de la nature et de notre propre espèce se déploie, éhonté, sans freins, sans limites.
Réconfortant car on se dit que des hommes et des femmes épatants se sont élevés, hier, aujourd'hui, contre la monstrueuse destruction par le prédateur humain des beautés terrestres. Et que demain, d'autres prendront le relais.
Donc, on se sent moins seul, en telle compagnie.
Voici un passage d'un texte écrit en 1974 par Romain Gary (1914-1980)
" Rien dans la nature ne prouve qu'elle se soucie davantage de notre espèce humaine que des jonquilles.
Nous pouvons bien disparaître un jour aussi rapidement et radicalement que des milliers d'autres espèces avant nous.
[...] Notre réévaluation déchirante survient juste à temps; il n'est pas encore trop tard, ni pour l'homme ni pour la bête, alors même que l'un des aspects les plus ahurissants de notre 'morsure' sur la nature est la vitesse effrayante à laquelle est défaite l'oeuvre de l'évolution.
Il a fallu à la vie plus de cent millions d'années pour produire la tortue de mer géante, la baleine et le phoque moine, il nous a suffi de trois générations pour en arriver à un point où la disparition totale paraît presque inévitable.
[...] Cette agression se poursuit sans relâche, seconde après seconde, du sommet de l'arbre de vie jusqu'à ses racines.
Ecologiquement parlant, il n'existe pas d'espèces séparées: toutes les races sont liées les unes aux autres-plantes et animaux- et toutes en supportent les conséquences."
Nota : pour les besoins de cet article, j'ai choisi une photo splendide mise en ligne sur le blog d'Anne-Marie et de Jean-Marie : http://naturesauvage76.com/
03 mai 2008
Bientôt le costard en sapin pour Alberto Lamelas ?
Il faut reconnaître que c'est ton sur ton...Même si les puristes diraient que le rouge vermillon, le rouge sang, le rose, ça fait chargé...
Et là, je suis en rogne ! Je l'avais prévenu par deux fois en lui rappelant notre maxime "Jamais deux sans trois".
Mais rien à faire...Il est bouché à l'émeri. Etanche à la raison.
Comment dire...Il serait extrêmement borné que ça ne m'étonnerait pas.
Oui , j'ai déjà consacré deux billets à cet Alberto Lamelas, ce jeune matador qui adore être encorné.
Dont un tout récemment.
Tout ça va mal finir.
Le pompon, c'est qu'Alberto est venu cette fois se faire poinçonner en France, à Aire-sur-l'Adour (Landes), jeudi 1er mai dans l'après-midi.
Son 2ème toro ne l'a pas raté. Deux coups, oui madame, oui monsieur...Pas un coup, mais bien deux coups...
Le premier, la preuve en photo, juste au dessus du genou droit avec une perforation de 10 cm.
L'autre, dans la fesse, oui madame, oui monsieur...Je dis bien dans le cul...avec une plaie de 10 cm également.
Mais Alberto est pudique. Il n'a pas voulu dire à la presse que la corne avait en fait touché son scrotum, oui madame, oui monsieur...Il est question de sa couille !
De retour sur le sol espagnol, Alberto se confiait à un journaliste de Mundotoro et se demandait s'il n'avait pas la poisse, avec tous ces accidents successifs.
Si, Alberto, tu es maudit ! Tu es entouré de centaines de chats noirs ! Tu es un véritable paratonnerre, tu as la scoumoune pour l'éternité. Tu ressembles à un morceau de Gruyère.
Donc, je te le répète : arrête de jouer au con sinon la prochaine fois, c'est le costume en sapin.
02 mai 2008
Juan José Padilla s'est planté comme un con aux figures imposées
Vienzavecmoi, belle enfant, mon ami, au pays intriguant et désespérant des matadors encornés. Tu découvriras des individus qui fileraient la courante à une bande de hyènes (animal sympathique au demeurant), dotés du strict minimum pour penser.
Parmi eux, il s'en trouve même des qui pensent avec une louche à potage, juste capables de ramasser les vermicelles.
Juan José Padilla est de cette trempe.
Né en mai 1973, il est proche de la sortie de route.
Car il s'est tapé des cartons à tire-larigot. Pour résumer, c'est à lui qu'on confiait les toros les moins éduqués, c'est lui qu'on invitait dans les corridas les plus pourries, les moins rémunératrices mais les plus risquées.
Et il y allait. C'est le commando parachutiste de la tauromachie. Rien dans la tête, des cicatrices partout.
Il a morflé des coups de corne en entrée, en plat de résistance et en dessert mais il est capable de payer l'addition pour tout le monde.
C'est donc très amusé que j'ai lu qu'il avait pris du rab mardi 29 avril alors même qu'il n'était pas dans une arène !
A cette occasion, je vais te révéler le formidable secret de la corrida. C'est comme qui dirait l'équivalent du Da Vinci code de ce loisir cruel.
A ma connaissance, je ne vois pas de livres, de textes anti corrida, qui aient dévoilé le truc et je me demande bien pourquoi.
Règlons tout d'abord le cas de notre tête de noeud : il mettait à l'épreuve (c'est à dire qu'il la toréait) une jeune vache de l'élevage Núñez del Cuvillo.
Le but du jeu de ce que l'on dénomme 'tentadero' ou 'tienta', en espagnol ? Sélectionner, par la voie du sang qui coule, les meilleures reproductrices (et reproducteurs) pour toros de combat.
Tout ça se passe dans un champ. Pas dans l'arène.
Et le matador bénéficie, par ailleurs, d'un excellent entraînement. Il se fait la main, si tu veux...
Sauf que là, du côté de Jerez, ce con ténébreux s'est fait niquer dans les grandes largeurs.
La jeune vache n'avait probablement pas les dispositions pour donner naissance à des rejetons destinés à périr dans l'arène et a collé un fantastique coup de corne dans la jambe droite de Juan José Padilla.
Rapatrié à l'hosto de Puerto Real, le matador qui a de la semoule dans le crâne a gueulé, c'était prévisible : "même pas mal, je ne suis pas une tafiole, je retourne dans l'arène dès samedi pour crever ces saloperies de bestiaux".
Il fait le fier, mais, crois-moi, il a dégusté copieusement.
Cela étant, ce grand secret ?
Figure-toi que la tâche du matador doit être simplifiée au maximum. Pour cela, il doit affronter un toro le moins imprévisible possible.
Toro courageux, fonceur mais idiot.
Je suis désolé pour les amis des animaux, toutefois, la vérité est là : les élevages de toros 'bravos' ont pour objectif de reproduire des spécimens très agressifs et sans discernement.
C'est exactement comme pour les chiens d'attaque, Pit-bulls et autres Staffordshire bull-terriers; la sélection est génétique et sociale (avant d'entrer dans l'arène, le toro n'aura jamais croisé un homme à pied ! Il a toujours été approché par un éleveur à cheval ou en voiture).
Méthode rigoureuse, drastique; le toro est sélectionné pour devenir une arme, une masse de muscle fonçant sans réfléchir vers un morceau de chiffon.
Les élevages visent en définitive à fabriquer des troupeaux de toros dégénérés, rendus fougueux, dangereux et stupides.
A cet égard, les 'sujets' des élevages Miura et V.Martín sont les plus recherchés.
La corrida, ce n'est jamais que l'expression d'une pure lâcheté où les incertitudes du combat ont été raturées pour le plus grand profit du pantin armé.
C'est le détournement honteux, pitoyable, d'animaux de leur vocation première pour satisfaire les pulsions sadiques de l'homme.
PS le dessin a été réalisé par Anne-Marie, militante anti corrida persévérante et hardie.
01 mai 2008
Eulalio López 'Zotoluco' a encore mangé du sable
En vla un qui ne va pas nous tartiner la prostate longtemps, je te le dis !
Car le vilain en question, un dénommé Eulalio López 'Zotoluco', c'est un looser grave.
Je ne suis pas très éloigné de la réalité en disant qu'il se mange son coup de corne tous les ans, avec plus ou moins de dégâts.
C'est le genre de pauvre type qui rêvait, étant gosse, d'endosser l'habit de lumière et de massacrer malhabilement des toros pour devenir célèbre.
Je suppose que personne ne lui a fait comprendre qu'il se démerdait comme un manche, que c'était une véritable boucherie à chaque fois.
Ce matador mexicain qui vient d'avoir 30 piges est donc ce que l'on peut appeler un tortionnaire besogneux.
Il participait à une corrida pendant la feria de San Marco, à Aguascalientes (centre du Mexique), en pays Aztèque. Cette feria dure 4 semaines et termine en quelque sorte la saison d'hiver.
Si comme je le pense, tu n'aimes pas spécialement ce ballet sadique, les mises à mort précédées de tortures diverses et variées, évite le Mexique de décembre à avril.
Bref, Eulalio López 'Zotoluco' s'est fait choper style modèle de luxe le 25 avril. Blessure profonde de 20 cm à la cuisse droite, lésions sérieuses au poignet droit et une splendide plaie au coup.
Je suis particulièrement urbain aujourd'hui : je te donne une 2ème photo de l'accident où l'on s'aperçoit bien que ce bandit en bave des ronds de serviette.
C'est beau la technique, Véronique.
























