Ça branle dans le manche

"Auschwitz commence partout où quelqu'un regarde un abattoir et pense: ce sont seulement des animaux." T.Adorno

14 novembre 2009

Accident de chasse à Ugine : à quand un permis de chasse aménagé pour les aveugles ?

camouflage

Vous toutes et tous qui passez sur ce blog devez nécessairement soutenir, avec force et vigueur, la proposition de loi qui vise à réduire à 5,5% le taux de TVA sur les tenues de camouflage et à l'inverse, à restaurer à 30% (produits de luxe) celui appliqué aux chasubles fluo et autres gilets orange.
Car oui, je vous le dis haut et fort : ce n'est qu'ainsi que l'autorégulation des chasseurs sera meilleure et plus efficace encore.
Moins ils se verront entre eux, plus leur autoélimination sera facilitée.
Et comme la chasse est un loisir qui coûte cher, seule une mesure fiscale significative peut les inciter à s'équiper prioritairement de tenues de camouflage.
Ensuite, les tireurs maladroits, bourrés (ou les deux) pourront s'en donner à coeur joie. 

Un exemple pour convaincre les indécis.

Mercredi 11 novembre, à Ugine (Savoie), un viandard a aperçu du mouvement dans la végétation. Tout de suite, il a pensé à un animal, normal.
Il a fait feu. Normal.
Mais c'est ballot, c'était un autre chasseur.
Ce dernier (53 ans) a pris la balle dans le bide, balle qui est par ailleurs ressortie par la fesse.
Inutile de te préciser que l'affaire est sérieuse.
Il a été hélitreuillé et conduit à l'hosto de Grenoble.

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13 novembre 2009

Accident de chasse à Rochechouart : l'abdomen 1 à 0

chasse

Riri, Fifi et Loulou sont trois sacripants, des amis de longue date qui forment une sacrée bande de potes, toujours prompts à la rigolade.
Et ils s'en paient du bon temps, quand ils sont à la chasse, cette passion qui les unit comme le vin blanc lie la sauce de blanquette.
Quelles tranches de poilade ils s'offrent, ces chenapans, quand ils crèvent de l'animal !
Car c'est bien ça la vie...bien se marrer tout en tuant !

La dernière crise de rire remonte au mercredi 11 novembre, au lieu-dit Villeneuve, quand, en fin de matinée, Fifi (41 ans) a collé une bastos dans le baquet de Loulou (41 ans aussi).
Plié en deux qu'il était, le gazier.
Les secours qui l'ont transporté à l'hosto de Saint-Junien (Haute-Vienne) n'en revenaient pas.

Quels déconneurs ces chasseurs ! Toujours à se faire des niches !

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12 novembre 2009

Accident de chasse à Vacheresse : fais comme l'oiseau...

h_lico

Devinette :
un viandard de 42 ans chute de 50 mètres d'une hauteur de 1200 mètres le 08 novembre à 09h30 dans le département 74; à quelle vitesse allait l'hélico qui a conduit le type à l'hosto de Thonon ?

Tu cales ?

La réponse, c'est on en sait rien. Vraisemblablement dans les 245 km/h.

Je peux te dire simplement que ce chasseur qui s'est pris pour Superman n'avait bien sûr pas d'origine kryptonienne et que même avec une cape, c'est pas coton de voler.
On peut supposer que les animaux du lieu-dit Misérave, commune de Vacheresse, ont, pour la première fois de leur existence, assisté à un hélitreuillage, ce qui a animé de façon fort satisfaisante ce dimanche qui s'annonçait mortel.

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11 novembre 2009

Accident de chasse à Condé-sur-Aisne : nique ta jambe !

sanglier

C'est le propre des grandes personnalités que de rester discrètes, voire anonymes, tout en effectuant un travail remarquable.
Le sous-commandant Bébert est de celles-là.
Ce blog avait découvert ce sanglier hors du commun il y a 2 ans désormais à l'occasion d'un accident de chasse foutrement mortel à Saint-Epain (bavure qui a été examinée il y a peu par le Tribunal correctionnel de Tours et il semble qu'on se dirigerait vers de la prison ferme comme sanction).

Le sous-commandant Bébert est en effet un expert en combat rapproché, en self-défense, en guérilla de campagne et il dispense ses techniques aux zanimos de la forêt qui sont emmerdés par les tueurs de l'aube.
Sa tête est mise à prix, doublement, car en plus d'organiser la résistance, il répète à l'intention de ceux qui se découragent que tant de misère ne peut pas continuer à donner cette moisson de mort, que l'espoir se sème et se récolte.

D'après ce que je sais, il aurait fait un passage dans l'Aisne pour animer un stage de close-combat, ensemble de techniques qui, je te le rappelle, visent à mettre hors d'état de nuire un adversaire de manière très efficace, par tous les moyens possibles et le plus vite possible.
Ce qui expliquerait l'accident de chasse dont je te cause présentement.

Du côté de Condé-sur-Aisne, dimanche 08 novembre, un viandard s'apprêtait à dégommer un sanglier qu'il croyait avoir acculé dans un épais taillis.
L'animal a probablement mis en pratique le conseil du Samouraï Musashi dans Le 'Traité des Cinq Roues' : "Lorsque, au cours d’un combat qui reste à l’état de mêlée, rien n’avance plus, abandonnez vos idées premières, rénovez-vous en tout et prenez un nouveau rythme. Ainsi découvrez le chemin de la victoire. Chaque fois que vous jugez qu’entre votre adversaire et vous tout grince, changez d’intentions immédiatement et parvenez à la victoire en recherchant d’autres moyens avantageux pour vous."

Il a ainsi foncé avec détermination sur le pervers en kaki, le blessant à la jambe avec sa défense avant de prendre la fuite.
Le chasseur a eu du fion : l'artère fémorale n'a pas été touchée mais il a quand même morflé.
Il a été conduit à l'hosto de Soissons.

N'oubliez-pas, amis animaux, le précepte du sous-commandant Bébert : "Quand on est dans l'action, il faut gagner."

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10 novembre 2009

Accident de chasse à Bollène : et si Riri le ricochet était innocent ?

balle

KicetikatirésurDenis ?
Wiki ?
Ki ?

C'est pas la faute à Ducon
C'est la faute à Riri
Riri le ricochet
Le vilain ricochet qui a fait un gros bobo à la cuicuisse de Denis
Car la baballe elle est pas riquiqui

Riri-le prénom a été modifié pour des motifs évidents (de la mer)- est un tout jeune ricochet qui ne savait pas, innocent qu'il est, à qui il s'attaquait : au président de la société de chasse du coin.
Et ça, les viandards, ils n'aiment pas qu'on touche au patron.
Avec l'aide des sangliers, il a été exfiltré vers un endroit plus sûr.

Cette tragique histoire s'est passée à Bollène (Vaucluse) dimanche 08 novembre au matin.
Riri ne reverra plus le vignoble, c'est absolument ignoble, arrêtez de tout mettre sur le dos de Riri.
Riri clame son innocence.

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09 novembre 2009

Bavure de la chasse à Emmerin : ça bouge, on tire !

lapin

-Touché ! Beau tir ! Félicitations
-Merci, vous savez, c'est l'un des gibiers les plus difficile à prélever
-A ce point ?
-Oui, il court très vite et en zigzag en plus
-Vous permettez que j'aille chercher ce lapin ? Je crois savoir où il est...Il longeait la haie...Il doit être au pied des arbustes...
-Si vous voulez

Quelques minutes plus tard.

-Il est vraiment curieux votre lapin !
-Comment ça ?
-C'est un spécimen qui a deux bandes blanches sur les flancs
-Hein ?
-Je suis formel, et dessus c'est marqué ADIDAS
-Mais qu'est-ce que vous racontez ?
-Et chose étonnante, il porte un K-WAY...

Dimanche 08 novembre, à Emmerin (7 km de Lille), un viandard a fait feu sur un lapin, en direction d'une haie derrière laquelle un joggueur alignait les tours, sur une allée de promenade du bois.
Le joggueur a été blessé à la jambe droite et au flanc. Il a été conduit au CHRU de Lille.

Tranquille nulle part, viandard partout.

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08 novembre 2009

Scène de chasse ou le calvaire d'un sanglier...

SANGLIER

Quand les tueurs en série de la racaille des bosquets passent à l'acte, ce n'est vraiment pas beau à voir.
Derrière leur pathétique ambition (qui ne berne personne d'ailleurs) de se présenter au public comme des  écologistes sur le terrain, il y a, on a tendance à l'oublier, des penchants prononcés pour le mal, la souffrance et la mort.
Le calvaire enduré par ce sanglier n'en est qu'une illustration. Les méfaits de ces déséquilibrés sont quotidiens, répétés.
Une société qui tolère qu'en son sein des tarés armés donnent libre cours, sans limitation, à leurs pulsions malsaines est une drôle de société.
Ces types en kaki ont fait et feront de bons miliciens. La traque, l'affût, ils ont ça dans le sang. Et comme ils méprisent la vie, ils ont fait et feront d'excellents supplétifs d'une armée régulière.
Finalement, la chasse n'est-elle pas la guerre en temps de paix ? Et pour s'adonner à la guerre, une moelle épinière suffit. Pas besoin de cerveau.

Alors, ce malheureux sanglier, que lui ont-ils fait subir ?
La société de chasse de Mathay (Doubs) terrorisait la campagne, ce samedi 31 octobre.
Un viandard a allumé un sanglier mais ne l'a touché qu'à l'arrière-train.
On imagine la suite...Fou de douleur, difficilement, l'animal est arrivé sur une route (la RD438).
Un véhicule l'a percuté, sans dommages, heureusement, pour le conducteur.

Couché, ensanglanté, souffrant mille morts, le sanglier s'est fait ensuite attaquer par les 8 chiens de la meute !
Au beau milieu de la route, devant une dizaine de personnes descendues de leurs voitures, écoeurées, ébahies...
Ce n'est qu'après qu'un chasseur s'est décidé à venir achever le sanglier au couteau.
C'est ça la chasse.

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07 novembre 2009

Bavure de la chasse à Rochefort-du-Gard : peinard nulle part, viandards partout

CHASSE

Dimanche 1er novembre ; un temps de Toussaint. Peu importe, c'est toujours agréable de se promener dans la nature; et on constate, avec une pointe de mélancolie, que la lumière s'affaiblit, que le soleil, décidément, se refroidit, que ces feuilles splendides tombent comme nos ans... Salut, derniers beaux jours ! disait le père Lamartine.

Et ces deux femmes, qu'ont-elles ramassé, ce dimanche : des feuilles pourpres ou jaunissantes ? Des champignons ? D'ailleurs, trouve-t-on des champignons entre les rangs de pieds de vigne ?

Elle, 61 ans, a ramassé 5 plombs; dans la main, le torse et au visage.
Sa fille, 37 ans, a ramassé 16 plombs; au visage et dans une oreille.
Certains plombs sont si profondément incrustés qu'ils n'ont pas pu être extraits. Ce qui est dommage, tu en conviens,  empêchant ces femmes, par exemple, de passer une IRM s'il en était besoin.

Mais ces deux promeneuses ne tenaient pas spécialement à prendre du plomb dans leurs chairs.
C'est un chasseur qui s'est chargé de distribuer la ferraille.
Oh! ...Il ne l'a pas fait exprès, bien sûr...C'est entendu...C'est involontaire, il est désolé et patati et patata...
Il visait un perdreau. Il a touché deux femmes.
Qui se promenaient gentiment dans les vignes, chemin de Bel Air, du côté de Rochefort-du-Gard.
Chapeau bas l'artiste.
La racaille des talus fait ce qu'elle veut, quand elle veut, où elle veut et elle emmerde ceux qui ne sont pas contents.
Compris ?
La campagne, en automne, c'est beau comme un coup de fusil.

 

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06 novembre 2009

Accident de chasse super mortel à Lirac : Maurice, genou voit très mal barrés

sanglier

-Tu trembles encore !
-Bin ouais, mets-toi à ma place, j'ai failli y passer quand même et je peux te dire qu'une battue, c'est traumatisant à vivre
-Excuse-moi...
-Ce n'est pas grave, le principal c'est que je m'en sois tiré et que ces types soient tellement choqués qu'ils envisagent d'arrêter tout net leur saison
-Bon, faut pas traîner dans le coin, ça pourrait chauffer pour nos meules s'ils ont envie de se venger, des fois que...
-T'as raison, en plus je suis vidé, je m'arrache...Babaille...

C'est sur ces mots que Sylvère, ce gentil mais imposant sanglier mâle prit congé de Manuel, sanglier un peu plus jeune, très impressionné bien sûr par l'incroyable histoire vécue par son camarade mercredi matin 04 novembre au lieu-dit Jas du porc, à proximité de Lirac (Gard).
Pour Sylvère, les affaires étaient très mal engagées en début de matinée. La battue avait débuté, chiens, piqueurs, chasseurs postés, ça sentait le carnage. Quadrillant militairement la campagne, comme à la guerre, la racaille des bosquets s'était mise en route.
Acculé, Sylvère l'était. Ses feintes, ses fausses pistes, ses courses multipliées n'avaient servi qu'à retarder l'échéance fatale et à agacer les viandards.
Sylvère s'était dirigé vers l'endroit le plus boisé du coin...Surtout ne pas leur faciliter la tâche, à ces tueurs...

Un coup de feu. Du très gros calibre assurément. Le truc qui fait un maximum de dégâts.
Un hurlement. Humain.
Le deuxième piqueur avait ramassé une balle de calibre 300 dans le genou gauche. 
Le tireur croyait qu'il s'agissait de Sylvère qui tentait de fuir à couvert.

Le temps que les secours rappliquent, le blessé (72 ans) s'était vidé de son sang. Forcément. L'artère fémorale avait été touchée.
Il est devenu tout à fait mort.

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05 novembre 2009

Accident effroyablement mortel et humide à Fresnes-sur-Marne ou la fable du canard et du viandard

CANARD

Maître canard, palmipède sage à l'oeil malicieux trouvait proie dans l'eau...Fouillant et remuant vase qu'il savait abondante, du côté de Fresnes-sur-Marne.

Occupé puis agacé quand un groupe d'autres canards perturba grandement son labeur.
Ces volatiles malpolis battaient des ailes, cancanaient à qui mieux mieux, ameutant toute la population à plume de cette écluse du canal de l'Ourcq.

Maître canard vint s'enquérir de cette agitation bavarde et il lui fut rapporté que la présence d'un chasseur sur les berges du canal inquiétait la gent ailée.
A juste titre, semble-t-il; cet homme d'une soixantaine d'années donnant la désagréable impression d'être venu précisément pour trucider du canard.

Maître canard, peu avare en conseils avisés, du fait de son grand âge, ordonna un prompt repli qu'il exigea discret, pour ne pas attirer l'attention du viandard.
Ce mouvement d'ensemble troubla-t-il plus que de mesure le pékin en kaki ? Il glissa ainsi de son poste, la vase accompagnant sa chute vers l'eau froide du canal.
Le viandard malhabile périt en cette occasion devant la foule des canards.

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04 novembre 2009

Bonjour tristesse : Claude Lévi-Strauss n'est plus; Claude Allègre se porte plutôt bien

Levi_Strauss__Claude  logo_2009

L'auteur de ce blog est d'humeur maussade. Le mot est faible.
Il y a de quoi.
Claude Lévi-Strauss s'en est allé, à l'aube de sa 101ème année. 
Claude Lévi-Strauss était un géant. Pour la pensée contemporaine, pour la pensée...tout compte fait.
Ses travaux d'ethnologue, d'anthropologue, n'ont eu de cesse d'appréhender le rapport des hommes aux animaux et des hommes aux hommes, stigmatisant ainsi avec force et lucidité  la 'dévalorisation' humaniste, de l'animal.

Claude Lévi-Strauss réclamait un droit du vivant et demandait à l'homme, occidental particulièrement, être souffrant, qu'il fasse enfin preuve de cette qualité (propriété ?) propre à Sapiens à l'égard de l'animal, ce 'plus autrui des autrui' : la pitié.

 

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03 novembre 2009

Accident de chasse à Pontevès : le massacreur de 42 fillette habite dans le 83

cheville


Quel spectacle ! Ou plutôt quelle prestation ! Pareil que dans un film d'action américain...Tout y était...Le drame, du rebondissement, du suspens...
Notre héros des bacs à sable n'a pas fait semblant. Abdiquer devant tant d'infortune ? Jamais, foi de chasseur. Démerdard au possible. Aurait-il pris une potion magique pour se sortir d'un tel pétrin ?

Tu veux que je te raconte ? Même si ça date de quelques semaines ?  Bon, en même temps, ce n'est pas une antiquité donc on peut y aller. Je t'assure, ça vaut le détour...

Nous sommes le 14 septembre, à Pontevès, toute petite commune du Var (83). Il était parti à la chasse.
Alors qu'il crapahutait, il manipulait en même temps sa seringue.
Devine ?
Il s'est pulvérisé le ripaton gauche au calibre 12; juste au niveau de la malléole.

Mais notre loustic s'était avoiné le panard à proximité de son domicile, à quelques 150 mètres. Rampant, tremblant, haletant, souffrant, il n'en pouvait mais...
Comment prévenir les secours ?
C'est là qu'il a eu l'idée de tirer un coup.
Deux coups.
Trois coups...Quel gaillard !

En entendant cette série de coups de feu, sa compagne s'est trouvée alertée et s'est rendue sur place.
Le viandard a ainsi pu être déposé à l'hosto de Toulon.

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02 novembre 2009

Accident de chasse carrément mortel à Brignoles : le ciseau à bois, la caravane passe

balles

Les mois d'octobre sont meurtriers.
Lui, 72 balais, il n'a pas attendu la Toussaint, voire le jour des Défunts, pour sortir rapidement de son existence.
Nous sommes tous condamnés à vivre par contumace. Certains plus que d'autres.

Samedi 31 octobre, à Brignoles (Var), il était parti chasser tôt le matin.
Mais l'imprudence associée à une occupation futile, conne et cruelle, a fait équitablement son boulot.
Il s'est tiré une bastos dans le baquet. On a retrouvé son corps vers les 20 heures.

Il y a grand tort à aller trucider de malheureuses bestioles.
Eugène Delacroix disait que l'homme est un animal sociable qui déteste ses semblables. S'il n'y avait qu'eux !

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01 novembre 2009

Accident de chasse singulièrement mortel à Moux-en-Morvan : à la Saint-Quentin, t'iras pas bien loin

morvan

J'en connais, de ces types qui affirment avec conviction que la chasse est un loisir sportif qui n'est pas plus dangereux que n'importe quel  autre loisir de plein air (équitation, planche à voile...), que partout, il y a également des pépins, des drames...
Prenons-en acte pour une fois.
Et livrons-nous à un petit exercice.
L'accident que je vais te relater est intervenu hier, samedi 31 octobre, du côté de Clamecy, à Moux-en-Morvan précisément.
Comme je suis facétieux, j'ai placé deux mots qui n'ont rien à voir en réalité avec ce fait divers. Ajoutent-ils de la crédibilité au texte ?
Et d'abord, sauras-tu les retrouver ? Je te préviens de suite, ce n'est très facile...

Bois de Simplex. Il est 16 heures. Après l'effort, le réconfort. Il faut dire que la journée a été longue et fatiguante. Ils en ont fait des kilomètres, soufflant parfois. Pour certains, les plus âgés, c'était même ardu.
A proximité des véhicules, coffres ouverts, tout en se changeant, ils échangeaient leurs impressions sur la splendeur du massif forestier. Le Morvan, en automne, c'est quand même quelque chose...

Et soudain, l'accident !
Alors que l'un d'entre eux manipulait ses jumelles pour les ranger, l'étui toucha un collègue en pleine tête.
Il mourut.
Il avait 65 ans.

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31 octobre 2009

Accident de chasse à Guipronvel : Guipavas faire un tour à l'hôpital...

PERMIS

De toi à moi (et tu ne répèteras pas), il y a des jours où je me tartine la prostate pour commenter les accidents de chasse, toujours plus nombreux, toujours plus fréquents.
Aujourd'hui, je fais du SLAM. Si tu ne sais pas ce que c'est le SLAM, débrouille-toi en tapant ce mot dans n'importe quel moteur de recherche dont le nom commence par un G.
Yo man ! Je cause d'un asquident qui s'est déroulé le 25 octobre.

Nous on kiffe la mort et ça s’entend
On fait du bruit n'importe quand
On picole beaucoup, la musette est bien chargée
La nature on la connaît, on en a fait nos cabinets
Les consignes on s'en balance, j'ai confiance ce sont mes potes
Guipronvel c’est notre cour, notre royaume et ça dépote
Avec eux quatre j’ai moins de failles, avec eux quatre j’me sens de taille

Avec eux quatre ça a merdé, rien à foutre de la sécurité
Avec eux quatre j’ai pris du plomb et lui qu'est-ce qu'il est con
Niqué partout, vingt bouts de ferraille dans le poitrail, et dans le cou
Dimanche pourri pour un viandard, Guipavas ri et moi j'en chie

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